Ave Maria

blié le 26 décembre 2002

J’écoute l’Ave Maria de Schubert… C’est beau à pleurer. J’ai retourné ce matin toute la maison pour retrouver mes vieux classiques oubliés dans un coin.

C’est bête, la musique classique réveille des élans mystiques quelque peu incongrus chez une cartésienne comme moi. Je me rappelle une promenade anodine, il y a une semaine ou deux, en compagnie de deux générations de filles, durant laquelle nous avons trouvé une de ces petites chapelles si courantes en Bretagne, perdue au bout d’un chemin, avec une petite source, une statue de la Vierge et des centaines d’ex-voto. C’était très beau, émouvant, plein de ferveur et d’humilité.

Je suis entrée dans la chapelle, très basse, sombre, sauf l’autel, magnifique avec un retable très simple en bois peint éclairé par des cierges. Je suis restée un moment là, toute seule ; mais je ne me suis pas assise sur un banc. J’aurai eu l’impression d’usurper une place qui ne m’est pas réservée. Qu’est-ce que je fiche là, moi, l’Incroyante, la païenne ?

Je n’ai pas prié. Je ne sais pas (plus).

Heureusement, on peut faire des tas d’autres choses dans une église : se recueillir, réfléchir, penser, se repaître de la beauté d’un tableau, rêver devant un cierge vacillant dédié à Sainte-Anne, aimer…

C’est drôle, c’est toujours cette impression de paix, de serenité qui subsiste en moi quand je rencontre un lieu de culte. Mais pourquoi cela m’étreint-il tant le coeur alors que ça ne représente rien à mes yeux ?

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