Inspiration

Les heures assassines ont tué mon inspiration. Tout à l’heure, mes mots foisonnaient, mais une répétition de théâtre a enfouit mes songes, emmêlé mes phrases et plus rien ne s’ordonne pour créer du sens. J’écris quand même, un texte insensé, donc, dénué de sens, sans raison, juste des mots pour pallier une absence. Depuis hier, je m’amuse avec les assonnances, les dissonnances, les ressemblances… fragrance… romance… souffrance. Les idées s’associent étrangement en se répondant les unes aux autres dans l’esprit au repos, quand la vigilance de la raison ne contrôle plus son flot de pensées.

Ecrire pour ne rien dire, ne parler qu’en écrivant, pourtant tout est mot. Mots émus, mots rebuts, mots crus, mots préludes aux paroles. Les écrits restent, les paroles s’envolent, dit le proverbe, mais nos mots restent, nos paroles se lisent et nos pensées se lient.

Le temps est décuplé, arrêté en passant, rejoué en relisant les mots échangés en s’écrivant.

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