Les carnets de Malte Laurids Brigge / Rainer Maria RILKE

LE livre qui a tout changé et qui marque le début de mon « éveil », après quelques années de léthargie artistique… Au même rang que Lambeaux de Charles Juliet, c’est mon livre-refuge, celui que je peux relire sans m’en lasser et en m’émerveillant toujours de ses pages… La dernière citation ouvre mon roman Oraison pour un ange (et ce n’est pas un hasard…).

  • Je puis, un moment encore, écrire et dire tout cela. Mais il viendra un jour où ma main se sera éloignée de moi et, quand je lui aurai ordonné d’écrire, elle écrira des mots que je n’aurai pas pensés.
  • J’avais prié pour retrouver mon enfance et elle est revenue et je sens qu’elle est aussi lourde à porter qu’autrefois et que cela ne m’a servi à rien de vieillir.
  • Elle était très loin, quand elle lisait, je ne sais même pas si elle était dans son livre ; elle pouvait lire pendant des heures, elle feuilletait rarement, et j’avais l’impression que les pages devenaient toujours plus pleines sous son regard, comme si elle ajoutait des mots, certains mots dont elle avait besoin et qui n’y étaient pas.
  • La musique me soulevait plus fortement que tout hors de moi-même, j’avais remarqué qu’elle ne me déposait plus là où elle m’avait trouvé, mais plus bas, quelque part dans l’inachevé.
  • … on n’a pas le droit d’ouvrir un livre si on ne s’engage pas à les lire tous. A chaque livre, on entamait un peu plus le monde. Avant les livres, il était intact et peut-être se retrouvait-il intact longtemps après. (…) Dans mon désespoir, je relevai le défi et me précipitai, de livre en livre, et je me frayai un chemin à travers les pages comme quelqu’un qui doit entreprendre une besogne sans proportion avec ses forces.
  • Il m’arriva quelquefois, des années plus tard, de m’éveiller la nuit et les étoiles étaient là, si réelles et elles cheminaient si chargées de sens que je ne parvenais pas à comprendre comment on pouvait prendre sur soi de laisser échapper un fragment si important du monde.
  • Etre aimé signifie se consumer. Aimer, c’est briller comme une flamme d’une huile inépuisable. Etre aimé, c’est périr ; aimer, c’est durer.
  • J’apprends à voir. Je ne sais pas à quoi cela tient, mais tout pénètre plus profondément en moi, sans s’arrêter à l’endroit où d’ordinaire tout s’achevait. J’ai un intérieur, que j’ignorais. Tout y entre désormais.

Acheter « Les Carnets de Malte Laurids Brigge »

Publicités

Exprimez-vous !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s