Lettres à un jeune poète / Rainer Maria RILKE

  • Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n’est qu’un seul moyen. Rentrez en vous-même. Cherchez la raison qui, au fond, vous commande d’écrire (…) reconnaissez-le face à vous-même : vous faudrait-il mourir s’il vous était interdit d’écrire ? (et si c’est oui) alors construisez votre vie selon cette nécessité ; votre vie jusqu’en son heure la plus indifférente, la plus infime, doit se faire signe et témoignage de cette pensée.
  • Si votre quotidien vous parait pauvre, ne l’accusez pas ; accusez-vous vous-même de n’être pas assez poète pour en appeler à vous toutes les richesses ; car pour le Créateur il n’y a pas de pauvreté.
  • Vivez un moment dans ces livres, apprenez d’eux ce qui vous paraît mériter d’être appris, mais avant tout, aimez-les.
  • L’expérience vécue de l’art est incroyablement proche de la vie sexuelle, de sa douleur et de sa jouissance, au point que les deux phénomènes ne sont que deux formes différentes d’un seul et même désir, d’une seule et même félicité.
  • Pensez au monde que vous portez en vous (…) et soyez seulement attentif à l’égard de ce qui se lève en vous et cela, mettez-le au-dessus de tout ce que vous avisez autour de vous.
  • Plus nous sommes dans la tristesse, silencieux, patients, ouverts, et plus le nouveau entre en nous profondément, imperturbablement, mieux nous en prenons possession ; plus il sera notre destin.

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