Sans (cent ?) correspondant

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C’est curieux, contrairement à beaucoup, semble-t-il, j’ai du mal à écrire « dans le vide » ou, si l’on préfère, gratuitement. Il me faut un interlocuteur, un destinataire : un correspondant, des lecteurs, des internautes… peu importe.

Mais tracer des mots pour moi seule n’a aucun sens à mes yeux. Ils vous sembleront bien insipides, voire inintéressants – ce que je comprendrais- mais je vous les livre. C’est certes un soulagement de les écrire – d’aucuns diront que c’est un exutoire – mais j’ai l’heur de penser (la prétention, même) que, peut-être, ce sera un soulagement pour certains de les lire.

Je me souviens de l’accélération de mon coeur en lisant des phrases que je n’avais pas écrites mais qui semblaient décrire à la lettre mon tumulte intérieur… ou ma sérénité du moment.

Il n’y a pas vraiment de différence entre vous et moi, entre l’écrivain et son lecteur, entre l’auteur et l’autre : nous pouvons ressentir la même chose au même instant en des circonstances identiques.

Vous avez dit « porte-parole » ?

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