Citations en vrac

Le bonheur n’a pas d’histoire car il est à lui-même sa raison d’être. (… Mon prof de philo, en terminale…)

Le désir est si essentiellement humain qu’il est la sève de la vie : nier le désir, c’est ne plus être habité par la vie. (Krishnamurti)

Si le désir était porté dans la flamme de la lucidité, il se dépouillerait de ses limites, il se révélerait comme une force qui est celle-là même par laquelle la vie ne cesse de se vouloir elle-même. Le désir porte en lui un élan créateur, il est humain et est même l’essence de l’homme. (Spinoza)

Il nous arrive ce qui nous ressemble. Nous ne pouvons rien pour changer les autres ; nous ne pouvons que changer nous-même. C’est en changeant nous-mêmes que nous changeons les autres. (Carl-Gustav Jung)

Je t’aime afin de commencer à t’aimer. (Pablo Neruda)

Grâce à l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et autant qu’il y a d’artistes originaux, autant nous aurons de mondes à notre disposition. (Marcel Proust)

On ne pense que par images. Si tu veux être philosophe, écris des romans. (Albert Camus)

Un journaliste va à l’urgent et l’écrivain à l’essentiel. Or rien de ce qui est urgent n’est essentiel. (Jean d’Ormesson)

Un faiseur de romans et un poète de théâtre sont des empoisonneurs publics des âmes de fidèles et doivent se regarder comme coupables d’une infinité d’homicides spirituels. (Pierre Nicole)

Quiconque est voué à l’avenir a au fond de sa vie un roman pour donner naissance à la légende, mirage de l’histoire.

Un roman est un miroir qui se promène sur une grand’route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route. Et l’homme sera par vous accusé d’immoral ! Son miroir montre la fange et vous accusez le miroir ! Accusez plutôt le grand chemin où est le bourbier et plus encore l’inspecteur des routes qui laisse l’eau croupir et le bourbier se former. (Stendhal)

Ce sont mes gestes que j’écris, c’est moi, c’est mon essence. (Montaigne)

Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c’est l’âme du lecteur. (Stendhal)

L’histoire est un roman qui a été. Un roman, c’est de l’histoire qui aurait pu être. (Goncourt)

Si minutieux qu’ait pu être le travail de l’auteur pour, à chaque étape, restituer l’atmosphère historique des lieux, il ne suffit pas à y recréer la vie, c’est-à-dire le roman. L’Histoire linéraire, superficielle, ne suffit pas à donner la profondeur de ce qu’on appelle le roman. Il faut inventer, créer, c’est-à-dire mentir. L’art du roman est de savoir mentir. (Louis Aragon)

Je vous écris, puisqu’un âme livrée à son propre néant n’a d’autres ressources que l’imbécile gymnastique littéraire de la formuler. (Léon Bloy, Le Desespéré)

Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire. (Anatole France)

Il ne faut écrire qu’au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l’encre, un morceau de ta chair reste dans l’encrier. (Léon Tolstoï)

Ecrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture. (Jean Cocteau)

L’auteur, dans son oeuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout et visible nulle part. (Gustave Flaubert)

La bêtise des gens consiste à avoir réponse à tout. La sagesse d’un roman consiste à avoir une question à tout. (Milan Kundera)

Un chef d’oeuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre. (Jean Cocteau) Il est beau d’écrire parce que cela réunit les deux joies : parler tout seul et parler à une foule. (Cesare Pavese)

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