Les braises / Sendor MARAI

  • Dans le temps qui s’écoule, rien ne se perd. Mais, petit à petit, tout pâlit, comme ces très vieilles photographies faites sur une plaque métallique. La lumière et le temps effacent leurs traits nets et caractéristiques. Pour reconnaitre par la suite le portrait sous la surface devenue floue, il faut le placer sous un certain angle de réflexion.
  • Cependant, un jour, la lumière tombe par hasard sous l’angle voulu et nous retrouvons soudain le visage effacé.
  • Le destin n’intervient pas aveuglément dans notre vie. Disons plutôt qu’il y pénètre par la porte que nous lui avons ouverte nous-mêmes en l’invitant poliment à entrer.
  • Personne qui ne sût, comme elle, se réjouir des choses les plus simples de la vie. Hommes et bêtes, astres du ciel et livres, tout parvenait à la toucher. Mais elle n’affectait pas un intérêt prétentieux (…). Elle accueillait au contraire, tout ce que la vie pouvait lui offrir avec la joie candide d’un enfant. J’avais constamment l’impression qu’elle avait des attaches personnelles avec les manifestations du monde entier.
  • Je suis l’homme qui l’a aimée et toi l’homme qu’elle a aimé.
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