Aubes bréhatines

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Froid des mains serrées
Devant le feu trop faible
D’une cheminée trop grande
Dans une maison trop vide.

Doigts engourdis
Serrés sur les poitrines engoncées
Dans les lainages noirs
Truffés de poches à secrets.

Lèvres marmonnant
Des prières païennes
De Bibles inventées
Pour les naufragés absents.

Cœur en attente
D’une femme de marin
Éternellement présente
A celui qui reviendra demain.

Simplement tromper l’absence
Et transformer les matinées anodines
En aubes bréhatines
Aux demains immenses.

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