Comme un roman / Daniel PENNAC

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Les droits du lecteur
  • L’histoire lue chaque soir remplissait la plus belle fonction de la prière, la plus désinteressée, la moins spéculative et qui ne concerne que les hommes : le pardon des offenses.
  • Ce que nous avons lu de plus beau, c’est souvent à un être cher que nous le devons. (…) Aimer, c’est finalement faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
  • Quand un être cher nous donne un livre à lire, c’est lui que nous cherchons dans les lignes, ses goûts, les raisons qui l’ont poussé à nous flanquer ce bouquin entre les mains, les signes d’une fraternité. Puis le texte nous emporte et nous oublions celui qui nous y a plongé ; c’est toute la puissance d’une oeuvre, justement, que de balayer aussi cette contingence-là !
  • Le temps de lire est toujours du temps volé (tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer). Volé à quoi ? Disons, au devoir de vivre. (…) Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre. La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être. La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera) mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.
  • L’homme construit des maisons parce qu’il est vivant, mais il écrit des livres parce qu’il se sait mortel.

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