Marina / Carlos RUIS ZAFON

Zafon est entré dans le cercle de mes auteurs préférés, avec des récits très bien menés, des personnages attachants mais surtout une écriture admirablement poétique, comme dans ce court récit où j’ai retenu surtout des phrases et des tournures inédites.

  • On ne comprends rien à la vie tant qu’on n’a rien compris à la mort.
  • Peindre, c’est écrire avec la lumière. Tu dois apprendre d’abord son alphabet ; puis sa grammaire. Alors seulement tu pourras maîtriser le style et la magie.
  • Cette montre compterait les heures qu’il leur restait à vivre l’un près de l’autre.
  • Une odeur de pain sucré flottait dans l’écho des cloches.
  • Pour une journée, la pluie se lassa de Barcelone et partit vers le nord.
  • Le temps fait du corps ce que la bêtise fait de l’âme : il le pourrit.
  • Une voix rauque, cruelle, où saignait la maladie.
  • Je pouvais ainsi contempler les cadavres des Barcelone du passé sur lesquels se dressait la ville du présent.
  • Je le vis s’éloigner, un léger coup de crayon s’estompant sur la toile du temps.
  • Pendant des années j’ai fui sans savoir ce que je fuyais. J’ai cru que si je courrais plus loin que l’horizon, les ombres du passé s’écarteraient de ma route.

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