[Braconnages] U2, by U2

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Quelques personnes m’ont confié avoir beaucoup aimé la musique du teaser d’Oraison pour une île… Il s’agit d’Every breaking wave, le second single du dernier album de U2, en version acoustique. ça m’a donné envie de revenir sur ces braconnages, écrits depuis bien longtemps dans mon cahier. Car je suis fan de U2 depuis… en fait depuis mon adolescence mais je ne m’en suis rendu compte qu’à 30 ans (mieux vaut tard que jamais !). Ado, j’aimais bien mais sans être une aficionados. Je me souviens avoir acheté l’album All that you can’t leave behind en 2000, lors de mon congé maternité. Et, dans la foulée, un « vieil » album, le mythique Joshua Tree. Et là, la claque : j’ai redécouvert des mélodies qui avaient bercé mon enfance et mon adolescence (notamment Where the streets have no name, une chanson dont, curieusement, mon cerveau avait enregistré les accords de guitare du début mais pas le nom du groupe ni celui de la chanson…). J’ai fini par acheter toute la discographie et depuis je suis fan, de la musique évidemment, de la voix  de Bono, assez unique en son genre, quoiqu’on puisse en dire, de leur inventivité dans les concerts. J’ai aussi un grand respect pour Bono et sa manière d’appréhender le monde et les choses, son engagement… Ces braconnages, comme ceux de la biographie de Bono, sont une sorte d’hommage (qui passera sûrement inaperçu à leurs yeux !).

  • La jeunesse ose se poser les grandes questions, s’interroger sur la mort et la nature insaisissable de ce qu’est qu’être un homme ou une femme. (Bono)
  • L’état présent des choses ne le démontait jamais, car il réfléchissait déjà à l’étape suivante. (Edge, à propos de Bono)
  • Les paroles n’étaient pas une priorité absolue (…) même si un morceau dépotait à fond, on ne savait jamais vraiment s’il y avait des paroles. Elles étaient pour ainsi dire à moitié écrites, si bien qu’il y avait toujours un vers ici ou là qu’on saisissait mais aussi des sections entières en « yaourt » – ou « bongolese » comme on s’est mis à appeler ça dans le jargon de U2. (Edge)
  • Larry est le frein du groupe. Mais quand la fusée est sur le point de se propulser dans la mauvaise direction, on est contents d’avoir de bons freins ! (Bono)
  • Notre façon de construire un accord n’était pas banale. On n’aimait pas les accords majeurs, on les trouvait trop fougueux ; et les accords mineurs nous paraissaient trop lugubres. Alors on a dépouillé le tout pour revenir aux trucs de base, des quintes et des fondamentales. Les tierces sont devenues nos ennemies. La tierce est la note qui confère à l’accord son sexe, majeur ou mineur, alors si vous la laissez tomber, la tonalité devient ambigüe et bien plus ouverte à différentes mélodies. J’ai cherché à créer des accords sans tierces. (Edge)
  • Bono détestait l’idée que les chansons et le concert soient figés une fois pour toutes. (…) Et il y avait le fameux signe de la main gauche pour indiquer qu’on devait s’arrêter ou ralentir. (Larry)
  • On s’est lancés dans nos soirées « bal de Noël » (…) : nous avions décrété que Noël aurait lieu à la mi-juillet, on a refait la déco de McGoonagles, on a mis un sapin. C’était un moyen d’être un groupe pop, tout en étant surréalistes. On était encore loin de ZooTV mais l’inspiration était analogue : « tout ce que vous savez est erroné ». (Bono)
  • Si les chansons étaient moyennes, l’aspect théâtral détournait l’attention du public. (Bono)
  • Tous mes classeurs et mes cahiers étaient remplis d’idées de paroles, de chansons, de listes de titres, de logos pour le groupe. McGuinness se marrait quand je voulais lui montrer un truc, parce que c’était toujours sur un cahier de cours. ça commençait par deux lignes de chimie, et le reste c’était du U2. (Edge)
  • Quand quelqu’un dit « soyez vous-mêmes », qu’est-ce qu’il faut faire ? Surtout quand on ne sait pas qui on est. (Bono)
  • On comprend pourquoi les femmes sont si malignes – parce qu’elles sont obligées de l’être ; elles ont tellement plus de choses que nous à gérer. (Bono)
Pour le plaisir, trois de mes préférées enchaînées, à Boston en 2001 : Stay, suivie de Bad et enfin Where the streets have no name.

 

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