Retour sur mon (Livre)Paris 2016

Librinova 1

Ce weekend, j’étais donc à Paris pour le salon du livre 2016 (rebaptisé Livre Paris) pour la première fois de ma vie (et pas la dernière, c’est tout ce que je souhaite !). J’en ai aussi profité pour (re)visiter des lieux emblématiques avec ma copine graphiste « désigneuse de couvertures en folie » (elle comprendra !)… Retour sur trois jours intenses.

Vendredi 18 mars : balade au vent des Lumières (mais pas seulement !)

8h05. Le TGV quitte ma Bretagne natale, direction la capitale, sous un soleil de mars lumineux à défaut d’être chaud… Deux heures et quelques minutes plus tard, le soleil est toujours là et nous débarquons dans l’effervescence de la gare Montparnasse, que je commence à connaître, même si je viens pas si souvent que ça à Paris.

Premier acte du provincial qui arrive à Paris : se ravitailler en tickets de métro. Mais c’est juste pour ne pas oublier par la suite, car nous avons décidé de profiter du beau temps pour déambuler à pieds vers les Catacombes. Nous sortons donc sur l’esplanade de la gare, là où trône l’immense tour Montparnasse et traversons le cimetière éponyme. Plus loin, la loooongue file d’attente pour visiter les entrailles de Paris nous dissuade : nous devons être à Issy-les-Moulineaux récupérer l’appartement à 13h et il est déjà 11h30. Tant pis pour les Catacombes, ce sera pour une autre fois !

Jardins observatoire Paris
Le jardin de l’Observatoire, avec le palais du Luxembourg, au fond.

Nous remontons donc vers les jardins de l’Observatoire puis du Luxembourg, au fond desquels on devine le palais qui abrite le Sénat. Il y a du monde mais c’est relativement calme : des touristes, des joggers, des promeneurs, des mamans avec leurs bambins trop petits pour aller à l’école, des étudiants… Je retrouve la fontaine de Médicis qui m’avait tant émue lors de ma première visite ici, il y a… 13 ans ! C’était en février et j’avais affronté, en haut des marches du parc du Luxembourg, ma première neige depuis des années

Fontaine médicis Paris
La fontaine Médicis, dans les jardins du Luxembourg.

En sortant des jardins, voilà le théâtre de l’Odéon : j’explique à mon amie, lectrice de la première heure du Vent des Lumières, que c’est là qu’est donnée la première représentation publique du Mariage de Figaro, le 27 avril 1784. Je photographie mentalement la configuration de la place : je pensais, compte tenu de la description trouvée dans les archives, que le théâtre était plus loin du palais du Luxembourg, alors qu’en réalité il est juste de l’autre côté de la rue.

Chapelle Vierge St Sulpice Paris

Plus loin, c’est Saint-Sulpice et la magnifique église que j’aime tant (encore un souvenir prégnant de 2003…). La chapelle de la Vierge, au fond de la nef, est toujours aussi émouvante et toujours aussi remplie de ferveur. En sortant, l’immense fontaine est toujours là, mais je ne retrouve pas la librairie qui m’a inspiré celle de M. Duclos, dans Le vent des Lumières (chapitre 1)…

Après nous être délestées de nos sacs à dos dans notre appartement, nous voilà reparties pour le centre de Paris. Nous laissons le majestueux Panthéon pour lui préférer l’île de la Cité : direction la crypte archéologique de Notre-Dame qui nous raconte l’histoire de Paris depuis Lutèce jusqu’à l’époque moderne, avec l’impressionnante reconstitution acoustique des bruits de Paris pendant l’Antiquité. On se croirait vraiment sur le bord de la Seine au temps des romains !

Presqu’en face de la cathédrale, voilà la Sainte-Chapelle, que j’ai déjà visitée mais dont je ne me lasse pas. En entrant dans la chapelle basse… et je vois bien à la tête de mon amie qu’elle est déçue. Même si le décor est très coloré, avec des couleurs très vives, l’ensemble reste bas de plafond et plutôt sombre. Mais je la rassure bien vite : nous sommes au niveau inférieur, celui qui, au temps jadis, était ouvert au commun des mortels. Le niveau supérieur était réservé au roi, ses proches et aux chanoines.

Ste Chapelle Paris

Je ménage mon effet en montant l’escalier en vis qui mène à la chapelle haute… Attention, on ferme les yeux avant d’entrer, puis on pousse la dernière porte et là… ouah. Même si je n’ai pas l’effet de surprise, j’en reste bouche bée quand même. Les vitraux des quinze verrières nous toisent du haut de leurs vingt mètres, semblant flotter dans l’air… C’est toujours aussi magique. La symbolique architecturale de cet édifice me transporte toujours autant.

Hotel amelot de bisseuil Paris
La porte cochère de l’hôtel Amelot de Bisseuil (le repaire de Beaumarchais), enfin rénovée !

C’est l’heure de redescendre un peu sur terre… mais on reste dans l’Histoire. Direction le Marais. Au 47 rue Vieille-du-Tempe, une belle surprise : « on » a enfin rénové la porte cochère de l’hôtel Amelot de Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande, l’antre de mon Beaumarchais !

Nous traversons le quartier juif (en croisant notamment un groupe de jeunes en costume traditionnel qui écoute de la musique en pleine rue – on s’attend presque à les voir danser comme dans Rabbi Jacob !) en prenant les petites rues pittoresques et rejoignons l’avenue Saint-Paul.

Nous voilà devant chez Eléonore : l’hôtel de Béthune-Sully. Je suis émue car je ne l’ai pas encore vu « en vrai » (j’ai décidé d’y faire vivre Eléonore seulement l’année dernière !). Je fais donc des repérages après coup, en essayant de comprendre l’agencement du bâtiment. Chose étrange, en ayant choisi « sur plan » cet hôtel, je me rends compte qu’il correspond bien à mon héroïne, avec ses deux cours séparées (une pavée et l’autre en jardins, avec des buissons pleins d’oiseaux) et son Orangerie où je la vois bien installer son pseudo-frère (d’autant plus que ce dernier bâtiment ouvre directement sur la place Royale – pardon, la place des Vosges – ce qui pourrait être bien pratique quand on veut entrer ou sortir discrètement !).

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Nous traversons lesdites cours et sortons (justement) via la place des Vosges (et je fais même demi-tour juste pour le plaisir de refaire le trajet encore une fois !). Nous rejoignons la Bastille en passant par la rue Sainte-Antoine. Au détour d’un carrefour, il est là : plaisir de poser au pied de la statue de Beaumarchais (dommage qu’il soit si haut, je lui aurais volontiers fait une bise !).

Statue de Beaumarchais Paris

Place de la Bastille, entre l’immense colonne de Juillet et l’opéra, je montre fièrement à mon amie l’hôtel de Beaumarchais… ou plutôt son emplacement, puisqu’il n’existe plus aujourd’hui. Pour finir la journée, nous grignotons en compagnie d’un groupe d’auteurs qui participent à la nuit créative organisée dans le cadre d’Id2mars.

Samedi 19 mars : mon premier salon du livre

Nous rejoignons le parc expo de la porte de Versailles à pieds (il y a 30 mn de marche depuis l’appartement) : dès l’ouverture, il y a déjà beaucoup de monde. A l’entrée, j’exhibe fièrement mon badge « auteur invité » (mais le vigile n’en a cure, évidemment !) puis direction l’accueil où je récupère le plan (indispensable) et le sac estampillé LivreParis… C’est parti ! Je me dirige directement vers le stand de Librinova, qui se trouve juste en face de celui de Monbestseller.com et d’autres acteurs de l’auto-édition.

Premier coup au coeur en voyant la grande affiche du stand où mon nom est dans une étoile, avec la couverture du Vent des Lumières : quelle émotion !

Ophélie nous accueille avec un grand sourire et nous présente toute l’équipe : Laure, Charlotte, Rebecca, Kévin (j’en oublie, désolée !). Quel plaisir de pouvoir enfin mettre un visage sur un nom ! Nous avons tous beaucoup échangé par mail ou via Facebook sans jamais nous rencontrer. Les auteurs de Librinova arrivent aussi : Azel Bury, Marylise Trécourt, Virginie Coëdelo, Violaine Biaux, Carène Ponte… impossible de citer tout le monde, mais nous sommes tous heureux de nous rencontrer enfin.

C’est l’heure de la cérémonie des Etoiles, pendant laquelle Librinova va mettre à l’honneur ses auteurs : « livre d’argent » pour ceux qui ont vendu plus de 500 exemplaires, « livre d’or » pour ceux que Librinova représente auprès d’éditeurs et « livre de diamant » pour ceux qui ont déjà signé un contrat d’éditeur. J’ai la joie de recevoir un prix « Livre d’Or »… la classe !

Après le déjeuner, visite du salon… Je tourne dans les différents stands, aperçois Amélie Nothomb et Fabrice Luchini en signature, Jack Lang qui fait sa tournée presque incognito, au contraire d’Alain Juppé et de Manuel Valls qui sont accompagnés d’une armée de journalistes et de gardes du corps…

Au stand de la Corée du Sud, j’achète une BD sur la K-pop pour ma grande (15 ans), que je fais dédicacer par la dessinatrice Christelle Pécout.

dessin pécout

Puis je me mets à la recherche d’un livre pour ma petite (11 ans). Consultation d’icelle par téléphone pour savoir ce qu’elle aimerait. Réponse : « le livre dédicacé d’Andy, Princesse 2.0« . Je trouve le bouquin en question, j’apprends qu’Andy est une youtubeuse qui vient de publier (donc) son livre qui raconte, en gros, comment épouser un prince charmant au 21ème siècle.  Elle dédicace sur le stand de l’éditeur. Sauf que… la file est looooongue à tel point qu’elle fait le tour de plusieurs stands limitrophes ! Je m’arme de patience et m’inscrit dans la file, je papote avec mes voisines, des mamans comme moi dont les filles ont acheté le livre… C’est assez rigolo, d’ailleurs, de toutes les voir plongées religieusement dans la lecture de l’opus (bien rose comme il se doit !).

le-livre-sort-le-24-mars-prochain

Je lis quelques pages, ce n’est certes pas de la grande littérature mais c’est assez drôle,bien illustré et mis en page, je devine pourquoi ce livre « parle » autant à ces centaines d’ados… Et puis, comme je le dis à l’une des mamans, l’essentiel c’est qu’elles lisent ! J’aperçois la demoiselle en train de dédicacer (chapeautée par deux gardes du corps pour elle toute seule !), elle joue le jeu et prend la pose avec ses fans, elle est plutôt jolie. En même temps, j’écoute d’une oreille distraite la conférence qui se tient sur le stand de l’Institut Français, juste à côté. Quelques minutes avant 17h (ça fait 2h que je fais la queue…), consternation parmi les groupies : Andy s’en va dans un quart d’heure, elle ne pourra pas dédicacer tout le monde. Larmes, cris, pleurs, on se croirait à un concert des Beatles ou des One Direction ! Heureusement pour moi, je fais partie des derniers avant le départ de la star, l’équipe prend mon livre et me le renverra dédicacé sous une quinzaine de jours. Tout ça pour ça ! Mais bon, j’ai droit à la reconnaissance éternelle de ma cadette, ça n’a pas de prix.

2016-03-19 20.33.44Encore un petit tour dans le salon pour saluer David Meulemans au stand des Editions Aux Forges de Vulcain et Stéphane Arnier, mon co-lauréat du concours Librinova 2015. Nous discutons du Mooc Draftquest, de l’édition, de choses et d’autres.

La soirée est entamée, nous sommes exténuées et nos pieds demandent grâce : nous rentrons à l’appartement après une pizza et inutile de préciser que le marchand de sable n’a pas eu besoin de passer !

Dimanche 20 mars : encore un peu de culture ?

Dimanche matin, nous sommes raisonnables : on se contentera d’aller au musée d’Orsay, en passant par l’Opéra Garnier et la place Vendôme (déserte puisqu’on est dimanche).

Un grignotage plus tard à la gare Montparnasse, c’est l’heure de regagner la Bretagne, la tête pleine de belles images, de rires et de beaux souvenirs. Vivement la prochaine fois !

 

 

 

 

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