Pause estivale…

Voilà la mi-juillet passée, malheureusement baignée dans une triste actualité qui n’est pas sans me rappeler celle dans laquelle j’ai rédigé le premier jet du #ProjetBrocéliande.

Je disais justement dans mon précédent billet que l’un des chapitres avait été écrit le 13 novembre 2015, alors que le terrorisme frappait Paris en plein coeur. Et voilà qu’en pleine réécriture de ce quatrième roman, le terrorisme frappe à nouveau, cette fois à Nice. Heureusement – et de manière anecdotique – je n’étais pas sur la rédaction de la même scène, sinon je pense que je serais devenue complètement superstitieuse !…  Mes pensées vont évidemment aux proches des victimes.

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Malgré ce carnage, la vie continue (en tout cas, elle essaie !), même si je suis assez consternée par le niveau de médiocrité atteint par la classe politique après coup (tous bords confondus, pour une fois : voir notamment ici et ). Avec le sentiment confus et surtout terrifiant de ressentir une certaine accoutumance à l’horreur (ma première réaction en découvrant mon fil twitter vendredi matin a été « oh non, pas ENCORE… ». Et c’est ce « encore » qui devient de trop… Je m’étonne (je culpabilise, même) de ne pas être dans le même état de sidération dans lequel je me trouvais après les attentats de Paris. Encore cette impression d’accoutumance. Mais comment peut-on s’habituer à ça ?

Il y a quelques semaines, j’ai lu ce livre de Dorian Meune, Au nom de quoi*. Ce n’est pas un témoignage, ni une enquête, et ne prétends pas l’être. Les personnages sont fictifs, les histoires aussi. Ce sont des gens comme vous et moi qui sont au Bataclan le soir du 13 novembre. Et leur vie va basculer.

C’est un roman écrit comme un exutoire, une manière d’expurger, mais aussi de rendre hommage à ceux qui ont payé de leur vie le fanatisme de certains : « J’ai regardé des dizaines, des centaines de fois les visages de ces êtres humains massacrés ce soir-là au nom de rien. À force, j’ai eu l’impression de tous les connaître, de tous les aimer, d’être en deuil d’eux tous alors que je ne les avais évidemment jamais croisés de ma vie. » C’est à peu près ce que j’ai ressenti pendant de longues semaines, sans être traumatisée à proprement parler, mais marquée, comme toute une génération, je suppose.

Difficile de parler de choses légères après ça, mais je ne voulais pas m’absenter du blog cet été sans faire de billet. Normalement je devais vous parler de mes projets estivaux, de mon avancée sur le #ProjetBrocéliande, du tableau Pinterest « XVIIIème siècle » que je commence à remplir en prévision de l’écriture de la suite des aventures d’Eléonore, de la vidéo-teaser du Vent des Lumières que j’ai refaite… Mais on verra tout cela plus amplement à mon retour de vacances, mi-août.

D’ici là, prenez soin de vous. Et n’oubliez pas de lire… c’est important.

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