Mon bilan du #NaNoWriMo2017

Le mois de novembre s’est terminé sur la fin du NaNoWriMo, ce challenge international d’écriture de roman pendant lequel il faut écrire 50.000 mots en un mois. Mon objectif, en dehors de l’officiel qui était de faire les 50.000 mots (donc), était de terminer le premier jet de la suite des aventures d’Eléonore, baptisé Le Sang des Lumières. Petit bilan de mon troisième Nano.

50.000 mots : fait !

J’ai terminé le challenge le 30 novembre (alors que les deux dernières fois j’avais terminé deux ou trois jours avant), avec 52.077 mots au compteur. Donc objectif rempli et même dépassé : en fait je me suis rendu compte que je n’avais pas compté deux chapitres les premiers jours, ce qui explique le « bond » de la fin.

Stats nano2017

La difficulté venait du fait que je suis partie d’un manuscrit déjà commencé (puisque j’écrivais la fin du Sang des Lumières), il est donc plus difficile de compter le nombre de mots (car j’ai fait des ajouts dans les chapitres déjà écrits…).

 

Ecrire tous les jours : ok !

CalendrierNano17

J’ai réussi à écrire tous les jours, même si ce n’était que 50 mots (pour deux ou trois jours où j’étais en weekend ou en réunion !). Pour ça, Scribbook est vraiment pratique puisque j’ai pu me connecter à mon manuscrit depuis mon téléphone (même si l’écriture sur téléphone n’est vraiment pas pratique, par contre ! 😀 ). ça permet au moins de pouvoir ajouter une idée, une phrase qui tourne dans ta tête depuis une heure et que tu as peur de perdre…

Cependant, si j’ai été régulière, ma courbe personnelle est en dessous de la moyenne quotidienne : normalement il faut écrire 1667 mots par jour et, si j’ai eu des pics à 2000 ou 3000 mots par jour, ma moyenne était plutôt aux alentours de 1400-1500 mots (le bond à la fin m’a permis d’augmenter ma moyenne à 1753 mots).

Terminer le roman : pas (tout à) fait !

Si j’ai terminé le Nano avec le compte de mots requis, je n’ai pas encore posé le mot FIN à mon premier jet. Fin novembre, il me restait encore trois chapitres à écrire (aujourd’hui, il n’en reste plus que deux !). Donc le manuscrit n’est pas terminé, mais on va dire que c’est une question de jours (je me suis de toutes façons fixée comme objectif pour décembre d’écrire cette fin).

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Le beau diplôme gagné à l’issue du Nano !

Satisfactions et difficultés

Je suis contente d’avoir réussi à écrire cette troisième partie de mon roman car je l’appréhendais beaucoup : je pense que cela explique aussi pourquoi j’ai eu tant de mal à l’écrire, ce qui a été ma principale difficulté. Pour la première fois, j’ai vraiment « ramé » pour sortir mes mots et filer mon histoire.

J’ai deux explications  :

  • le manque de préparation à la fois du scénario (ce qui se passe) et de la documentation (le contexte historique) : je savais ce qui allait arriver à mes personnages, je savais où j’allais, j’avais de la doc, mais c’était encore trop flou dans les détails, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de jours où je suis restée sèche faute d’idées, mais aussi par manque d’informations historiques que je n’ai pas eu le temps de chercher en amont (et comme je ne conçois pas d’inventer l’Histoire, j’ai du mal à écrire si je ne suis pas sûre de mes infos).
  • la période elle-même (le Directoire, entre 1795 et 1799) ne m’attirait pas d’avance, par méconnaissance sans doute et manque de préparation, et donc j’ai eu du mal à m’y projeter comme pour la première et deuxième partie du roman. Il me manquait le « souffle ».

J’ai failli laisser tomber et puis je me suis fait violence, en me disant qu’une fois que j’aurais au moins écrit le déroulement de ce qui arrive à Eléonore et Olivier, je pourrais revenir dessus pour corriger, étoffer ou supprimer si ça n’a aucun intérêt. ça m’a permis d’au moins préciser les détails du scénario et ça va m’aider, justement, à approfondir les points d’Histoire qui me manquaient. Je suis donc contente de ne pas avoir procrastiné en me disant qu’il fallait me documenter avant de continuer à écrire (c’est en général une très bonne excuse pour ne rien écrire du tout !).

Et maintenant (que vais-je faire) ?

(la chanson pourrie dans la tête pour la fin de la journée, c’est cadeau ! :p )

Une fois que j’aurais écrit les deux chapitres qui restent, je vais laisser reposer le manuscrit pendant quelques semaines (sans doute tout le mois de janvier). Mais je ne vais pas rester à rien faire parce que je vais en profiter pour approfondir ma documentation sur les points que j’ai identifiés pendant l’écriture. ça va sans doute aussi me permettre de mûrir le scénario (en prenant des notes de documentation, souvent le cerveau mouline et mijote à mon insu !).

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J’entamerais une première réécriture en février-mars, puis une première alpha-lecture pour voir si ça tient la route… Pour l’instant, mon objectif est de sortir pour l’été 2018, mais je ne veux pas me précipiter non plus.

Et vous, vous avez fait le Nano ? Comment ça s’est passé ? Si la suite de l’écriture vous intéresse, n’oubliez pas de vous abonner au blog 🙂 .

 

 

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#TousPourBoilt, un recueil solidaire

Je souffle un peu après avoir bouclé le NaNoWriMo in extremis hier, pour vous parler d’une initiative à laquelle j’ai apporté ma (petite) pierre : le recueil de textes « Tous pour Boilt », qui sort le 2 décembre, avec 53 textes d’auteurs, dont un des miens.

Couv TousPourBoiltMes abonnés connaissent déjà ce texte car il s’agit d’un de ceux que j’ai écrit pour le salon de Châteaubriant : prise par le Nano, je n’ai en effet pas eu le temps d’écrire un texte inédit). Mais peu importe, là n’est pas l’important dans ce livre.

Le projet s’est noué en quelques jours, mené tambour battant par Azel Bury, auteure indépendante que je ne présente plus et qui a su rassembler autour d’elle des auteurs indépendants ou non, connus et moins connus.

L’objectif : venir en aide à une petite fille de 10 ans, Boilt, originaire de Thaïlande. Elle a été victime d’un grave incendie de sa maison alors qu’elle n’avait qu’un mois : brûlée dans son berceau, elle doit aujourd’hui subir des interventions chirurgicales afin de reconstruire une partie de son visage et sa main.

L’ensemble des bénéfices de ce recueil sera versé à la famille de Boilt pour lui permettre de venir en France subir ces opérations. Nous nous sommes tout de suite mobilisés autour de l’idée d’Azel et chacun a apporté un texte, inédit ou ancien, écrit pour l’occasion ou non, mais que nous offrons pour ce beau projet.

Le livre existe en ebook et au format papier très prochainement : une occasion unique de découvrir 53 auteurs pour un prix riquiqui et en faisant une bonne action !

Pour acheter « Tous pour Boilt », c’est ici :

TousPourBoiltPub

Si vous voulez en savoir plus sur Boilt, rendez-vous là et pour faire un don, ici.

Alors, vous êtes #TousPourBoilt avec moi ? 🙂

Les fantômes de Trégnanton

Daniel Perdriau Emergence2
Emergence 2 (Danie Perdriau)

Comme des ombres, d’abord les arbres.
Sans feuilles.
Noircis, pétrifiés à jamais dans leur linceul liquide.
Le niveau de l’eau baisse, lentement, comme un sablier géant égrenne le temps.
Des mois pour se vider, patiemment, centimètre après centimètre.
Le silence envahit la vallée.
Peu à peu, les toits éventrés apparaissent.
Des murs centenaires presque pas abîmés par le temps.
Des coques de bateaux à peine rongées.
Des écluses oubliées sur le Blavet qui, lui, n’a pas oublié le dessin de son lit.

L’eau a figé dans l’éternité un paysage d’il y a 85 ans.
Les arbres vivants sur les bords du lac admirent leurs ancêtres fossilisés.
Les souvenirs enfermés entre ces murs sans toit résonnent encore entre les pierres.
Combien de fantômes dorment encore dans le fond du lac de Guerlédan mis à nu ?

Ce texte est l’un de ceux que j’ai proposé pour l’exposition « Quatrième de couverture » du salon du livre de Châteaubriant en octobre dernier. Il s’agissait pour chaque auteur sélectionné d’écrire un texte court (850 signes) à partir d’un tableau que l’on choisissait.

Ce texte est donc inspiré par le tableau « Emergence 2 » de Daniel Perdriau, photographe basé à Ancenis, dont le visuel figure en début d’article. J’ai choisi cette photo car elle m’a fait aussitôt penser à l’assec du barrage de Guerlédan en 2015.

La vallée m’a toujours fascinée depuis le jour où mon père m’a raconté que pour construire le barrage, on avait inondé des maisons, des villages, des écluses, des arbres et des routes et que, à chaque fois que l’on asséchait le lac (environ tous les trente ans), les vestiges de la vallée réapparaissaient, littéralement pétrifiés, fossilisés, pour ainsi dire intacts. J’étais relativement jeune lorsqu’il a raconté ça la première fois et cette image de village inondé qui réapparait m’avait marquée.

Lors de l’avant-dernier assec, en 1985, j’avais dix ans (je ne me souviens plus si on est allé voir, mais je pense que non) et je m’étais toujours promise de ne pas rater le prochain assec, qui eut donc lieu en 2015. J’y ai emmené mes filles et je ne regrette pas, car c’est une vision particulièrement saisissante, émouvante, que celle de ce paysage figé dans le temps.

Je vous laisse avec mes photos prises lors de ma première visite (juste à la fin de la vidange, en mai) et de la deuxième (en août : c’est fou comme en trois mois, la nature reprend ses droits, même après trente ans de vide !).

NaNoWriMo2017 : un point à mi-parcours

Comme vous le savez, en novembre c’est le NaNoWriMo, le mois international de l’écriture de roman. C’est la troisième année que je participe à ce challenge qui consiste à écrire un roman de 50.000 mots en un mois. Petit point à mi-parcours.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Nanos se suivent et ne se ressemblent pas ! Cette année, je trouve que c’est plus laborieux que les années précédentes. Je ne suis pas trop en retard puisque j’en suis à 46% du challenge après 14 jours d’écriture. Cela dit, je suis quand même en dessous de la moyenne (j’aurais normalement du dépasser les 25.000 mots à cette date). Mais, d’un autre côté, je suis assez régulière puisque j’écris tous les jours.

Je pense qu’il s’agit à la fois d’un peu de fatigue accumulée, d’un week-end bien chargé où je n’ai presque pas pu écrire, mais également d’un (petit) manque de préparation et de documentation… Je pars un peu tous azimuts et un peu à l’aveugle sur certaines choses, ce qui n’est pas forcément confortable.

Je pense aussi que ce deuxième volume des aventures d’Eléonore est plus sombre, plus « violent » (on ne traverse pas la Révolution sans bobos !) et c’est aussi pour moi plus difficile à écrire car ce n’est pas forcément le domaine dans lequel je suis le plus à l’aise (la mort, la violence, la guerre, etc…). Il faut donc que je prenne sur moi pour rendre les choses réalistes, sans pour autant dénaturer mes personnages et leur faire faire des choses incompatibles avec leur caractère. Mais le challenge est intéressant, aussi, car il me fait sortir de ma zone de confort.

Graph nano2

Voilà pour les petites nouvelles : n’oubliez pas que pendant ce temps, mes romans continuent d’être disponibles, pensez aux cadeaux de Noël 😉 (si vous avez envie d’offrir un roman dédicacé, n’hésitez pas à m’envoyer un mail à lilylalibelle(arobase)orange(point)fr ! Je vous rappelle notamment que la nouvelle version papier de Petite mouette est désormais disponible.

Et vous, où en êtes-vous de votre Nano ? Est-ce que vous avez des difficultés ?

Petite Mouette V2 disponible en papier

Je vous la promettais depuis quelques semaines, c’est chose faite : la nouvelle version de Petite Mouette est désormais disponible en version brochée dès maintenant.

Grâce à ma graphiste de compèt’ (merci ma Fanfan), elle est encore plus belle avec sa nouvelle couverture, que je vous laisse découvrir ici…

Couverture Petite Mouette Finale HD

La couverture du ebook va être mise à jour aussi rapidement. Pour cette nouvelle version papier, j’ai eu envie d’essayer autre chose que CreateSpace (filiale d’Amazon) et notamment de pouvoir imprimer en Europe (y compris lorsque moi je commandais sur CreateSpace). J’ai donc choisi BoD (Books On Demand), motivée aussi par les expériences positives de Nathalie Bagadey (encore 😉 ) et d’Azel Bury. Cette entreprise est basée en Allemagne.

Autre avantage non négligeable de BoD : il y a une distribution via la Sodis et donc vous pourrez commander mon livre auprès de votre libraire préféré (et non plus seulement sur Amazon). Retrouvez tous les liens d’achats sur la page dédiée.

Ma petite mouette a maintenant besoin de vous : laissez des commentaires sur vos sites d’achats une fois que vous avez lu le roman, c’est ça qui lui donne de la visibilité !