Marraine d’un concours d’écriture

J’ai fait durer le suspense sur ma page Facebook car il fallait garder le secret jusqu’à aujourd’hui 🙂 Mais, ça y est, je peux le dire : je suis marraine. Marraine d’un concours d’écriture organisé par Librinova sur le thème des « secrets de famille ». Ouaw, rien que ça.

Heureusement, j’étais assise quand j’ai reçu le mail d’Anaïs, la semaine dernière, car je ne m’attendais pas du tout à cette demande. Le premier moment de surprise passée, j’ai relu deux ou trois fois le mail pour vérifier que j’avais bien lu. Bien compris. Que je ne m’étais pas fait une fausse joie. Évidemment, j’ai dit oui.

J’ai dit oui parce que c’est grâce au concours organisé par Draftquest et Librinova que je me suis lancée dans l’aventure de l’auto-édition avec Le Vent des Lumières, aujourd’hui publié par un éditeur traditionnel. C’est même grâce à ce concours que j’ai terminé ce roman, dont je suis aujourd’hui en train d’écrire la suite ! C’était donc tout naturel d’encourager à mon tour les auteurs en herbe (et même les aguerris qui auront envie de tenter l’aventure !). En plus d’être marraine, je serai donc membre du jury qui désignera trois manuscrits parmi ceux postés sur la plateforme concours (entre le 6 avril et le 24 août).

Screenshot-2018-4-5 Secrets de famille

Je peux vous dire que lorsque j’ai vu mon portrait et ma biographie s’afficher sur le site à l’emplacement « marraine »… ça m’a fait drôle. Très drôle. Comme si j’avais sauté d’un cran dans la hiérarchie des écrivains. Une sorte de reconnaissance supplémentaire, qui s’ajoute à celle d’un éditeur, qui s’ajoute à celle de mes quelques dix mille lecteurs…

C’est un honneur immense pour moi de parrainer ce concours d’écriture, mais je n’oublie pas d’où je viens. Un jour, j’ai été comme vous. Toute petite. Intimidée en appuyant sur le bouton « envoyer mon manuscrit ». Avec cet espoir fou qui fait rêver du premier prix…

Il faut rêver. Il faut y croire. Oser. Écrire… et se lancer, enfin.

J’espère que vous serez à ma place, un jour… Travaillez bien. 😉

 

 

 

Publicités

Retour sur Livre Paris 2018

Des rencontres, des retrouvailles, des échanges riches et… des kilomètres à pied : retour sur mon salon Livre Paris 2018.

Livre Paris 2018

J’étais partie sur une journée, le samedi, en compagnie de ma croupicopine graphiste qui a pris goût aux choses de la littérature (grâce à moi, dit-elle… je suis flattée). Départ aux aurores de Rennes et arrivée à Montparnasse 1h30 plus tard (merci la LGV !). L’avantage de venir le samedi, c’est que le métro est relativement calme. A 9h30 pétantes nous sommes devant les portes du pavillon 1 du Parc des expositions de Versailles (sous la pluie). Heureusement, il ne fait pas très froid, mais mon sac est un peu lourd avec mes 4 livres et toutes les gourmandises bretonnes que j’ai ramené pour le stand de Librinova.

A 10h30, nous voilà sur ledit stand, à retrouver toute l’équipe de Librinova au grand complet pour un petit déjeuner bienvenu à coup de pavés bretons, de galettes de Pont-Aven, de gavottes et des madeleines à la farine de sarrasin faites maison 🙂

Je cale un rendez-vous avec mon agent Andrea (j’adore dire ça :p ) dans l’après-midi, afin de discuter de la prospection des éditeurs et des prochains romans puis on part arpenter les allées du salon (toujours aussi mal repérées malgré les grands panneaux avec des lettres qui pendent du plafond !).

20180317_121338J’achète un manga (L’école des sorciers) au stand de Pika Editions pour ma grande et un roman (Zita, la fille de l’espace tome 3) pour ma cadette chez Rue de Sèvres. En flânant, on voit les files d’attentes qui s’allongent déjà pour les dédicaces et pas seulement devant les stands des grosses maisons : Elyxiria, Lumen, pour celles dont j’ai repéré le nom. Je remarque aussi qu’il y a pas mal de stands d’auteurs indépendants (et je découvre dans l’article d’IDboox qu’il y en avait près d’une quinzaine, ce que je trouve plutôt rassurant !).

Après un déjeuner sandwich qui nous permet de reposer un peu nos pieds fatigués, retour chez Librinova pour assister aux master-class : comment se faire repérer par un éditeur en 2018 ? comment promouvoir efficacement son livre ? Même s’il y a des choses que je sais déjà, j’en apprends aussi de nouvelles. Et puis on discute avec les copines, surtout.

Rendez-vous avec mon agent littéraire

C’est l’heure du rendez-vous avec Andrea, mon agent. On s’isole un peu pour pouvoir discuter tranquillement. On parle du Vent des Lumières, qui s’est écoulé avec City Editions à 1100 exemplaires (ce qui est très bien pour un premier roman sans beaucoup de pub) et on s’achemine vers une sortie en poche à l’automne. Andrea lui soumettra Le Sang des Lumières dès que j’aurais fini les corrections et on verra en fonction de la réponse de City Editions quel avenir réserver à cette suite

On parle aussi de mes autres romans, notamment Les Ombres de Brocéliande qui a du mal à convaincre les éditeurs (malgré son succès auprès des lecteurs !) principalement parce qu’il est « inclassable » : un peu fantastique mais pas assez, un peu romance mais pas assez, un peu terroir mais pas assez… Un des inconvénients de l’édition traditionnelle, c’est qu’elle est très cloisonnée, au contraire de l’auto-édition qui permet toutes les fantaisies. Mais on ne lâche rien et Andrea propose de se tourner vers les maisons d’éditions bretonnes… Affaire à suivre !

Des rencontres…

Nathalie Bagadey Livre Paris 2018
Avec Nathalie Bagadey.

Sur le stand de Bookn’séries, je rencontre Nathalie Bagadey, avec qui j’échange depuis pas mal de temps, sur sa page FB ou son blog (que je recommande à tous les novices en auto-édition). Après un saut sur le stand d’Amazon où je peine à trouver ma place (c’est peut-être bête, mais je m’y sens perdue et désoeuvrée, ce qui est peut-être normal vu que je ne connais personne en particulier), retour chez Librinova où j’ai plus l’impression de faire partie de la famille 🙂 .

Je retrouve mes copines de Mooc (Marilyse Trécourt, Virginie Coëdelo, Pascale Rault-Delmas…), mais aussi des nouvelles têtes : Mélanie Taquet qui vient de publier chez Eyrolles ou Sophia Sagnot branchée sur 12.000 volts, etc. Je peux enfin rencontrer Laure Manel de passage sur le stand (on s’était ratées l’année dernière) qui me fait toujours rêver avec son parcours chez Michel Lafon… Je retrouve aussi avec plaisir Claire Casti de Rocco, ma copine éditée également chez City avec qui on échange beaucoup.

Des projets…

20180317_152505
Faire partie de la famille Librinova… (dans les photos en bas à droite, c’est moi !)

Je discute avec ma croupicopine Fanfan de la conversation avec Andrea (j’avoue que la nouvelle concernant Brocéliande est un peu dure à encaisser même si je m’y attendais un peu). On a parlé aussi du projet de futur roman (que j’ai évoqué aussi avec Andrea, qui m’a conseillé de m’y consacrer une fois que j’aurais fini Le Sang des Lumières au lieu de tenter une réécriture d’Oraison pour une île comme je comptais le faire). Les discussions avec Fanfan ont ceci de magique, c’est qu’elles débloquent des choses dans ma tête et me donnent une pêche folle pour me lancer dans l’écriture.

20180317_190852

Vers 19h, le salon commence à se vider (je ne sais pas si c’est la neige qui commence à tomber !) et on décide de casser une graine avant de retourner tranquillement vers Montparnasse. On s’octroie un sandwich foie-gras et vin rouge sur le stand des Petits producteurs du Quercy qui était délicieux !

21h14, départ pour Rennes, arrivée 23h… (re-merci la LGV). Mon téléphone affiche 8 kilomètres, je suis moulue ! Encore une très belle journée, avec des étoiles plein la tête et des projets qui mûrissent. Depuis samedi, mon idée de roman n°6 n’arrête pas de tourner et retourner dans ma cervelle… Il va falloir que j’ouvre un nouveau carnet d’écriture 😉

Journalisme, histoire, communication : mon parcours universitaire

Ce soir, je serai à la soirée de gala de l’Ecole publique de journalisme de Tours, qui fête ses 50 ans et dont je suis sortie diplômée en 1994… À cette occasion, je me suis dit que vous aviez peut-être envie de savoir quelle était ma formation et mon parcours universitaire (eh oui, je n’ai pas fait d’école d’écrivain !).

Au lycée : littéraire… par hasard ?

Pour la petite histoire, quand j’étais petite, je ne voulais pas être écrivain (même si j’écrivais déjà), mais vétérinaire (original, n’est-ce-pas ?) puis ingénieur agronome. Carrière rapidement abandonnée au lycée pour cause d’incompatibilité d’humeur avec les maths. Mon année de seconde fut donc intense en questionnements pour savoir ce que j’avais envie de faire. J’écrivais déjà, mais sans avoir pensé un seul instant en faire un métier. De toutes façons, le diplôme d’écrivain, ça n’existait pas. Les écoles non plus (la fac de Lettres, à mes yeux, ne m’apprendrait pas à être écrivain, mais à être prof – et je n’avais pas envie d’être prof).

Les filière scientifiques m’étant fermées, j’ai envisagé un temps intégrer une filière technique (oui, en seconde j’avais une option « technique des systèmes automatisés » dans laquelle je m’éclatais !). Puis la raison a pris le dessus et j’ai intégré la filière littéraire (ça s’appelait encore le bac « A » à l’époque), avec l’option maths (par défaut : je n’avais pas envie de prendre une troisième langue et j’étais nulle en arts plastiques). Tout ça en épluchant par le menu la totalité de la documentation Onisep pour trouver le métier qui pouvait s’apparenter le plus à celui d’écrivain (c’est-à-dire, dans mon cerveau de lycéenne : être payé pour écrire). Ce fut journaliste qui sortit du chapeau… Bon, pourquoi pas (en fait, je me voyais bien éditorialiste).

Cela dit, je me suis quand même éclatée en filière littéraire (à tel point que j’ai continué le français en option en Terminale juste pour le plaisir).

Un Tours à l’École de journalisme

Avant même d’avoir mon bac, j’ai donc passé le concours d’entrée à l’IUT de Tours (qui s’appelle donc aujourd’hui l’Ecole publique de Journalisme de Tours), seul établissement avec Bordeaux, à proposer une formation post-bac reconnue par la Convention collective des journalistes (c’est-à-dire au même titre que les prestigieuses écoles de Lille et Paris notamment, qui recrutaient au niveau bac+3). J’ai donc intégré l’IUT de Tours à la rentrée 1993, avec une vingtaine d’autres étudiants, recrutés comme moi sur dossier, concours et entretien. A l’issue de mon entretien, d’ailleurs, je n’aurais pas parié un kopeck sur ma pomme, je me souviens avoir surtout parlé avec mon jury de la campagne bretonne et des querelles de clochers !

macintocsh LC III PAO journalisme ordinateur école 1993
J’ai appris la PAO là-dessus…

J’ai beaucoup appris à Tours, non seulement en presse écrite (mon domaine de prédilection, évidemment), mais aussi en radio et en télé (j’ai ainsi découvert que j’aimais bien présenter des émissions, voire même un journal et que j’étais plutôt à l’aise à l’oral). J’ai des souvenirs inénarrables de sessions presse écrite où nous devions sortir en deux jours une feuille de chou que nous réalisions de A à Z. C’était les débuts de la PAO (publication assistée par ordinateur), à l’époque, et on bossait sur des Mac LC II ou III qui plantaient (évidemment) à la dernière minute du bouclage. 🙂

À la sortie de l’IUT, après un stage à la locale d’Ouest-France et un autre à l’Echo de la Presqu’île (à Guérande), je me suis rendu compte que le métier ne me correspondait pas forcément. Ou, pour être honnête, que la vision du métier que j’avais ne correspondait pas à la réalité de ce qui m’attendait. Moi, je voulais écrire des éditos et articles de réflexion (des textes plus proches du magazine, pour schématiser) et ce qui m’attendait était plutôt la presse régionale, avec ses rubriques chiens écrasés et ses interviews d’édiles locaux en campagne… De plus, je me trouvais trop jeune pour aller travailler (j’avais 20 ans !).

La fac d’histoire, année sabbatique

J’ai donc décidé de m’octroyer une année de réflexion. Au lieu de ne rien faire pendant mon année sabbatique, j’ai décidé de m’inscrire en fac d’histoire à Rennes (parce que j’ai toujours aimé l’histoire – ça vous surprend, hein ? 😀 ). Je dois avouer que j’ai énormément apprécié cette année de transition, parce qu’elle m’a permis de me poser et surtout de flirter avec la vraie vie d’étudiant à la fac 😀 (ses restos U, ses grèves et ses manifs, ses amphis bondés ou déserts, selon la capacité du prof à donner envie d’être là, la liberté revancharde des étudiants de Rennes 2, ce « repaire de gauchistes » – clin d’oeil à mon copain Jeff…).

Tag sur les murs de Rennes 2
« Vive la dictariat du prolétature » : j’ai toujours vu ce tag sur les murs de Rennes 2 et je me demande s’il n’y est pas encore…

J’ai aussi constaté que les cours en eux-même me passionnaient : l’Histoire de la Bretagne, l’histoire médiévale, mais aussi les techniques d’analyse des documents historiques, l’historiographie… Et puis surtout, je pouvais passer des heures à la BU (bibliothèque universitaire), dans la salle d’Histoire (en général désertée par les étudiants studieux parce que c’était la plus bruyante vu qu’elle était au 1er étage !). J’y compulsais des tonnes de bouquins, de thèses et de documents… pour écrire mon roman historique, Le Vent des Lumières, qui est donc né sur les tables de la BU de Villejean-Rennes 2.

Salle bibliothèque universitaire BU Rennes 2
Une des salles de la BU Centrale de Rennes 2. Certains détestaient cette ambiance froide et austère, moi j’aimais bien.

J’ai failli poursuivre en Licence, mais le module « projet professionnel » m’a fait découvrir le cursus en Communication proposé par le département Infocom de Rennes 2 : l’IUP Métiers de la communication. Comme je le dis souvent, après avoir été journaliste recevant les dossiers de presse des institutions et entreprises, j’avais envie de savoir rédiger ces derniers… Bref, je suis passée de l’autre côté de la barrière et du côté obscur de la Force : à cette époque, le directeur de la communication (dircom pour les intimes) était le grand méchant qui cherchait toujours à manipuler la presse… Bon, quelquefois, j’ai l’impression qu’on n’a pas beaucoup évolué à ce niveau-là !

Maîtrise métiers de la communication

Dernière étape de ma formation : la communication, donc. Rappelez-vous, on est en 1996 : on commence à installer les premières versions (révolutionnaires !) de Windows 95, les téléphones portables pèsent 2 kilos et le réseau Internet en est à ses balbutiements auprès du grand public. Néanmoins, la formation intègre ces évolutions « multimédias » et nous forme aux « nouvelles technologies ». C’est un IUP (institut universitaire professionnalisé, mais je crois que ce type de formation n’existe plus aujourd’hui) et je sors avec un diplôme d’ingénieur-maître (ouais, ça claque hein 😀 ).

Je n’oublie pas mes premières amours (le journalisme et l’histoire) et je participe à la création de la radio étudiante Radio Campus Rennes (qui émet toujours aujourd’hui et qui s’appelle C Lab). C’était une super expérience et j’ai vraiment apprécié d’avoir fait partie de cette aventure. Je me souviens y avoir animé quelques numéros d’une émission historique (mensuelle ou hebdomadaire, je ne sais plus). Mon premier numéro parlait de la cuisine et de la gastronomie au Moyen-Âge. J’ai retrouvé une vidéo sur l’INA au sujet du premier anniversaire de la radio et c’est rigolo de revoir des anciennes têtes ! (note : je ne suis pas dans le reportage :p ).

https://player.ina.fr/player/embed/RNC9710285011/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1

Mon mémoire de maîtrise portait sur le journalisme à l’heure d’Internet et je l’avais intitulé, de manière assez provocatrice : « Internet va-t-il tuer les journalistes ? ». Ce qui me fait assez sourire aujourd’hui, c’est que l’on se pose toujours cette question… alors qu’à mon sens les journalistes ont toujours (et même encore plus) leur place à l’heure d’Internet. Leur rôle a simplement changé : de fournisseurs d’informations, ils sont devenus filtres, analystes, explicitateurs (si on me permet le néologisme). Bref, le débat est encore entier ! Après mon stage de fin d’études, je suis entrée dans la vie active… mais ça, c’est une autre histoire !

Je n’ai donc pas fait « d’école d’écrivain », mais finalement, mes différentes formations m’ont beaucoup apporté pour l’écriture d’un roman (et je m’en rends compte après coup). Déjà, on travaille son écriture. En Histoire comme en Journalisme, on apprend et on expérimente l’importance de croiser ses sources ou celle de préférer l’information originelle à son interprétation. Grâce à mes études en communication, j’ai appris à écrire pour être lue, à cibler mon public… mais aussi à être efficace pour promouvoir son livre !

Voilà, un petit tour dans mon passé universitaire à l’occasion de l’anniversaire de l’école de journalisme qui va me permettre de retrouver certains camarades de promo… J’espère que cette petite évocation vous a intéressé-e ; posez-moi d’autres questions si vous avez envie d’en savoir plus !

 

Écrivain, ça rapporte ?

Cette semaine, on parle gros sous ! Mes deux derniers billets sont entrés en résonance avec l’actualité récente de la vie littéraire : le salaire des auteurs. Alors, combien gagne un écrivain ? Je lève le voile… en tout cas pour ce qui me concerne.

La récente polémique #payetonauteur (relative au refus des organisateurs du Salon Livre Paris de rémunérer équitablement les auteurs intervenant sur le salon) a permis au moins de mettre sur le devant de la scène la question du salaire des écrivains. Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’auteur n’est pas un fainéant payé une fortune pour coucher trois mots sur un clavier (bon, ça existe, mais ce n’est quand même pas la majorité !).

La semaine dernière, j’ai écrit pour le site d’Anaïs Vivre de ses romans un article où je donnais mon avis sur la plateforme d’auto-édition Librinova. La semaine précédente, en vous présentant mes outils d’écriture, j’ai dévoilé le tableau avec lequel je suis chaque mois mes revenus liés à la vente de mes livres. Sur ce tableau, j’ai flouté volontairement les sommes reçues.

Ce n’est pas parce que j’ai des choses à cacher, mes revenus d’auto-édition et droits d’auteurs sont déclarés en bonne et due forme (enfin j’espère !) aux impôts. C’était plutôt parce que je ne voulais pas balancer des chiffres bruts sans explication. Aujourd’hui, je lève le voile sur ce que « ça rapporte » l’écriture (spoiler : en fait, pas encore grand-chose !).

Combien je touche sur la vente d’un livre ?

Livres numériques (ebooks)

Mes ebooks sont commercialisés via Librinova sur des librairies en ligne (Amazon, Fnac.com, Cultura.fr, etc.). Sur le prix hors taxe (TVA à 5,5%), ces librairies prennent environ 30% de commission, Librinova prend 10% (au titre du programme Agent littéraire) et me reverse le reste. Mes 3 romans auto-édités (Oraison pour une île, Petite Mouette et Les Ombres de Brocéliande) sont vendus 2,99€ TTC sur lesquels je touche donc 1,78€ par exemplaire vendu.

Pour Le Vent des Lumières, il s’agit de droits d’auteurs qui me sont versés par l’éditeur City Editions. L’ebook est vendu 13,99€ TTC (j’en conviens, c’est très cher, mais je n’ai pas eu mon mot à dire !). L’éditeur me verse 15% de droits d’auteurs sur le prix hors taxe, donc je touche à peu près 2€ par ebook vendu.

Les ventes en numérique représentent l’essentiel des revenus générés (90%).

Livres papiers

Répartition des gains pour un livre vendu 20 €
Répartition des gains pour un livre vendu 20 € (source éditions Humanis).

Sur les livres auto-édités, je touche entre 2,50€ et 3€ en fonction du prix de vente (entre 9€ et 12€) : le reste va à la plateforme d’impression à la demande pour couvrir les frais de fabrication du livre et la commission de la plateforme (CreateSpace ou BoD).

Pour Le Vent des Lumières, je touche là aussi des droits d’auteurs : entre 8 et 15% en fonction du volume des ventes. En fait, l’éditeur m’a déjà versé une avance sur mes droits (on appelle ça un « à-valoir ») : j’ai ainsi eu 3000€ (- 20% de commission d’agent de Librinova soit 2400 €) de la part de City Editions pour les ventes du premier tirage du roman (après, charge à l’éditeur de rentrer dans ses frais !).

Je gagne combien avec mes romans ?

Mes chiffres de vente

Voici un tableau simplifié de mes ventes et des revenus depuis que j’ai publié mon premier roman, en août 2015 (vous voyez, je ne cache rien !).

Ventes (ebooks +  papiers)

Revenus nets (imposables)

septembre- décembre 2015 (auto-édition)

1262

1 370 €

2016 (auto-édition)

4227

6 596 €

2017 (auto-édition)
2017 (édition traditionnelle)

3251
1100

4 698 €
2 400 €

Brut de pomme, comme ça, ça parait énorme (quand on reçoit la somme sur son compte aussi, j’avoue !). Mais sur 28 mois, cela représente 538 € par mois. C’est une moyenne car les ventes sont fluctuantes en fonction des périodes : certains mois vont rapporter 1000€ et d’autres 70€ !

Je précise que l’ensemble de ces revenus sont déclarés et que je paye donc des impôts dessus.

Pas de quoi faire un salaire !

Pour vous donner une idée, 538€, ça fait un peu plus de 40% d’un Smic net à 39h. En introduction de ce billet, je disais que l’écriture ne rapportait « pas grand-chose ». Il faut relativiser : pour quelqu’un qui n’a pas de revenus (ou de faibles revenus), c’est déjà une belle somme. Mais c’est loin d’être le pactole quand même, surtout que le ventes sont très aléatoires et cycliques.

J’ai la chance d’avoir un boulot bien payé et je ne peux donc pas encore compter remplacer mon salaire par mes revenus d’écriture. Pour l’instant, ces revenus sont donc du bonus… mais c’est aussi une juste rémunération de mon travail d’écriture.

Des revenus qui ne tombent pas du ciel

En effet, il faut se rappeler surtout que ces revenus ne sont pas de l’argent facile qui tombe du ciel sans rien faire. Ces sommes ont été générées par la vente de 4 romans. Or, ces romans, il faut les écrire, les corriger, les promouvoir, etc. Bref, c’est du travail. Même quand on fait une séance de dédicace, un salon, une intervention dans une école, une médiathèque, c’est du temps que l’on passe en tant qu’auteur : c’est du travail (et c’est la raison pour laquelle les auteurs réclamaient rémunération au Salon du Livre à Paris).

L’écriture d’un roman me prend en moyenne entre 12 et 18 mois, quant à la promotion, c’est un travail quotidien, surtout en auto-édition où l’on est seul à bord. J’estime donc que je n’ai pas volé cet argent, je ne l’ai pas gagné honteusement non plus, bref, que je le mérite !

salaire des auteurs campagne Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse
Campagne de sensibilisation de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sur le salaire des auteurs.

Contrairement à ce que l’on croit aussi souvent, les revenus en auto-édition sont plus intéressants, financièrement parlant, que via l’édition traditionnelle. Donc signer un contrat d’édition n’est pas forcément synonyme de jackpot. Il s’agit plutôt (à mes yeux en tout cas) d’une certaine reconnaissance professionnelle (et de talent ?).

Non, je ne vis pas (encore) de mes romans

Je ne vis pas de mes romans, mais j’espère bien y arriver un jour ! J’aimerais en tout cas pouvoir générer suffisamment de revenus pour pouvoir travailler à temps partiel, voire pour arrêter mon activité salariée et me consacrer entièrement à l’écriture. Je n’y suis pas encore, mais Rome ne s’est pas faite en un jour…

Cela dit, pour pouvoir générer plus de revenus issu de l’écriture, il faut écrire plus, pour écrire plus, il faut du temps, pour libérer plus de temps, il faut gagner plus d’argent… c’est le serpent qui se mord la queue !

Marketing d'urgence pour auteurs salaire des auteurs

J’avais envie de faire ce billet d’une part pour être transparente et d’autre part pour montrer qu’être écrivain n’est pas forcément synonyme de best-seller et de grosse fortune. Les écrivains qui vivent effectivement de leur plume ne sont pas si nombreux que ça. Sans parler de la situation des auto-édités (auteurs indépendants) qui ne sont pas vraiment reconnus et qui n’ont pas de statut (fiscal, social, juridique) bien défini. Mais ça, c’est une autre histoire !
Lire la suite

Mes outils d’écriture

L’imagerie traditionnelle représente l’écrivain armé d’une plume d’oie, penché sur son parchemin, la main sur le menton, assailli par l’inspiration… Bon, ça c’est le cliché. Aujourd’hui, l’arsenal des outils d’écriture à la disposition des écrivains est beaucoup plus développé. Je vous partage les miens ?

La base

Des carnets et des cahiers

Mes projets d’écriture commencent toujours sur papier. J’ai besoin de griffonner, raturer, poser des mots. J’ai surtout besoin du contact avec le papier. Il y a longtemps (je parle comme une vieille !), j’écrivais mes premiers jets sur des cahiers d’écolier (grand format). Aujourd’hui, j’utilise plutôt des carnets plus petits.

Le support papier me sert avant tout à la préparation du manuscrit : je prends des notes, je griffonne des idées de descriptions, de dialogues, j’y fais mes fiches personnages, mes synopsis, mon plan… C’est mon aide-mémoire.

open-book-library-education-read-159621.jpeg

Si vous avez besoin d’un carnet didactique, ma consoeur Shealynn Royan a réalisé de superbes carnets de suivi de projet d’écriture, avec plein de pages préparées pour les fiches persos, le plan, le suivi des sessions d’écriture, etc. Il est magnifique et pas cher (10€). Elle sort bientôt aussi un carnet vierge pour l’écriture du manuscrit lui-même si vous souhaitez le faire à la main.

Sinon, il existe tout un tas de carnets et cahiers dans les papeteries et dans les boutiques de loisirs créatifs, mais si le support vous indiffère un banal cahier d’écolier suffira. Je vous déconseille les feuilles volantes car c’est plus difficile de s’y retrouver. Pour ma part, je recycle beaucoup : pour Le Sang des Lumières, par exemple, j’ai recyclé un agenda publicitaire « 1 page 1 jour » d’un distributeur d’huiles de vidanges 🙂 .

#Des stylos (plume, feutres, papier)

writing-1209121_960_720Pour écrire, c’est plus pratique. Je suis une adepte du stylo-plume, j’en ai plusieurs, mais malheureusement je ne les utilise pas énormément (puisque je ne rédige plus mes manuscrits à la main). L’image d’une plume effleurant le papier me donne tout de suite envie d’écrire (c’est pour ça qu’elle me sert de bannière pour ce blog !).

Pour mes notes, j’utilise en fait le crayon qui me tombe sous la main : crayon à papier (ou plutôt porte-mines 0,7 ou 1 mm), feutres (des stabilos point 0,5), des stylos à encre gel genre Pilot V5… Seul stylo que j’évite : les frixions et autres stylos à encre effaçable (parce que les encres ne tiennent pas bien dans le temps).

#Mon ordinateur portable

Oui, quand même, je ne fais pas tout à la main, même si dans mes premières années d’écriture, c’était le cas. J’ai même eu des machines à écrire…

J’ai longtemps travaillé sur un ordinateur fixe, posé dans mon bureau, mais ça avait l’inconvénient de me contraindre à travailler dans une seule pièce. Je piquais souvent le portable de mon chéri lorsque je voulais travailler ailleurs.

Finalement, l’an dernier, j’ai sauté le pas et me suis acheté un ordinateur portable pour moi toute seule… et j’en suis ravie. Désormais, je peux écrire n’importe où : dans mon bureau, dans le salon au coin du feu, dehors sur la terrasse, et même en vacances.

Les outils numériques

L’écrivain 2.0 a une multitude de logiciels à sa disposition pour travailler, voilà mes essentiels (la liste n’est pas exhaustive, il existe des tas d’autres outils, ici il s’agit des miens).

#Pour l’écriture

Scribbook

Développé bénévolement par Jonathan Kalfa, lui-même auteur, son gros avantage est d’être une application web, donc accessible en ligne, depuis un navigateur Internet. On peut donc écrire de partout, même sans avoir son propre ordinateur. Il y a aussi un mode offline. L’architecture s’apparente à celle de Scrivener (LE logiciel de référence pour l’écriture, j’en parle après) mais en plus simple et moins « usine à gaz ». Il propose aussi un historique des statistiques, contrairement à Scrivener.

J’utilise Scribbook pour écrire mon premier jet, faire mes corrections et mes restructurations (il y a un mode « carte » depuis la version bêta qui est vraiment pratique). Mon manuscrit est donc dans Scribbook jusqu’à la phase ultime de relecture.

ScribbookNano
Le canevas « Nanowrimo » de Scribbook

Scribbook est en version bêta et donc gratuit pour le moment, mais son développeur envisage de passer à une version payante avec un abonnement premium. Si vous voulez essayer, c’est là.

Scrivener

C’est un logiciel, contrairement à Scribbook. On l’installe donc sur son ordinateur et si l’on veut travailler sur son manuscrit, il faut avoir un ordi avec Scrivener d’installé dessus (ou trimballer son ordi). Sur le fond, c’est un outil très complet, voire peut-être trop pour des écrivains novices ou débutants. Il est parfaitement indiqué si l’on écrit de manière non linéaire (scène par scène), comme Scribbook d’ailleurs.

Son point fort, à mon avis, c’est la possibilité de travailler sur deux fichiers en même temps dans la même fenêtre (pratique pour déplacer des phrases par exemple). Scrivener est payant (environ 40€, mais si vous réussissez le Nanowrimo, vous avez un code pour avoir une belle réduction de 40 à 50% je crois).

#Pour le formatage et le maquettage : LibreOffice Writer

LibreOffice Writer est un traitement de texte (comme Word), mais gratuit et open source. Il est certes un peu moins joli que Word, mais il est tout aussi efficace (le seul bémol est sur la fonction publipostage, mais pour les manuscrits on s’en fiche).

Avec Writer, je donne à mon manuscrit sa forme finale, notamment pour la version papier que je réalise moi-même : typographie, style de chapitres, pagination, formatage, pages de faux texte, etc.

J’utilise l’extension Grammalecte qui est un correcteur orthographique et grammatical (pas aussi puissant qu’un logiciel comme Antidote, mais suffisant pour moi qui ne suis pas trop nulle en français 😀 ). Elle est aussi très utile pour le formatage notamment typographique (si les tirets cadratins et les espace insécables sont du chinois pour vous, elle va vous aider). Vous pouvez la télécharger ici gratuitement.

#Pour les suivis : LibreOffice Calc

Calc est un tableur (comme Excel). A première vue, étrange de se servir d’un outil de calcul pour écrire des romans ? Pas tant que ça, le tableur est très utile. Il me sert pour plusieurs choses.

Les tableaux de scènes

J’ai découvert cette utilisation sur le blog Mécanismes d’Histoires.  Le tableau de scène est très utile pour planifier les scènes, les chapitres, les parties etc… Il permet aussi de faire un suivi du nombre de mots écrits par rapport à votre objectif, de réagencer le plan. Il est particulièrement indiqué si vous écrivez votre manuscrit directement dans un traitement de texte (ou à la main).

plan de scènes
Exemple de plan de scènes commencé pour le Sang des Lumières.

J’utilise moins ce tableau depuis que je suis sur Scribbook puisque c’est l’application qui me sert de tableau de scènes (Scrivener marche comme ça aussi).

Le compteur de mots

Comme son nom l’indique, il sert à comptabiliser le nombre de mots qu’on écrit par jour. Utile quand on aime avoir un suivi de sa « productivité » (parfois on se rend compte qu’en fait on a écrit beaucoup plus qu’on ne le pense).

J’ai longtemps cherché un format qui me corresponde, ni trop compliqué ni trop « stressant ». J’ai bien aimé le « Compteur Maléfique » proposé ici par une grenouille du forum CoCyclics, mais en fait il me mettait trop la pression (rires).

Finalement, j’ai adapté à ma routine personnelle un super fichier créé par Joanne Wolf de Scribujo (que vous pouvez retrouver ici). Mon compteur de mots ressemble à ça :

CompteurMots

Ce tableau est utile pour voir son rythme d’écriture, mais il ne rend pas compte des sessions lorsqu’on est en phase de relecture/corrections (où parfois on enlève plus de mots qu’on en écrit !) : c’est le cas du premier semestre 2017 où j’étais en réécriture de Petite Mouette. On voit par contre que j’ai beaucoup écrit en novembre, mois du Nanowrimo !

Le suivi de mes ventes d’ebooks et formats papier

Là on est vraiment dans l’utilisation annexe à l’écriture, mais pouvoir suivre chaque semaine (ou mois) où on en est de ses ventes, c’est pratique aussi. L’idée m’en est venue en consultant le site de Nathalie Bagadey (mais je ne me souviens plus dans quel article c’était…).

J’ai créé un fichier tableur qui me permet de comptabiliser le nombre d’ebooks vendus par titre et par mois et les revenus générés. Je peux ainsi faire des statistiques et savoir où j’en suis.

TabloSuiviEcriture
Le tableau de suivi de mes ventes. Les montants sont floutés (même si tout est déclaré en bonne et due forme !) car je ne souhaite pas « balancer » des chiffres bruts sans explications… Si ça vous intéresse, je ferais un article sur ces revenus 🙂

Si ce type de fichier vous intéresse pour suivre vos ventes, je peux en proposer une version à personnaliser en téléchargement, dites-moi si ça vous plairait !

Calc me sert aussi pour réaliser le suivi de plein d’autres choses : j’y mets mon planning éditorial pour le blog, celui pour Facebook, etc.

#Les réseaux sociaux

Ils font partie intégrante des outils à l’usage des écrivains 2.0 pour assurer leur promotion. J’utilise principalement Facebook, sur lequel j’ai une page « auteur » différente de mon profil personnel. Les posts sont relayés sur Twitter, mais je n’ai pas encore développé de stratégie particulière pour ce réseau.

Je suis aussi sur Instagram et Pinterest, mais plutôt à titre personnel, encore une fois (même si je relaie beaucoup de choses relevant de l’écriture, évidemment !).

#Pour les visuels : Canva

C’est une application en ligne là aussi très intuitive et super réussie, gratuite et avec une version premium. Je m’en sers pour réaliser tous mes visuels pour le blog, Facebook, etc… Je fais mes premiers essais de couverture, aussi (ensuite je passe la main à ma graphiste de choc !). Cela dit pour des ebooks, Canva fait très bien le boulot.

Les accessoires

J’avais envie de conclure ce billet par une note plus légère, avec les accessoires : ce qui est bien pratique ou confortable, mais dont on peut parfaitement se passer pour écrire.

#Une table de lit

61cw4kmyfml-_sl1024_ça ne sert pas qu’à l’hôpital ou pour manger au lit, c’est également très pratique pour écrire (je vous déconseille de poser votre ordinateur directement sur la couette, c’est le meilleur moyen de le faire cramer !).

La mienne est multi-orientable et réglable en hauteur, je peux aussi m’en servir pour écrire debout devant un bureau.

 

#Un coussin pour les genoux

Version light de la table, il me permet d’écrire dans le canapé sans me cramer les genoux et sans que l’ordinateur ne chauffe (encore une fois). J’ai acheté un modèle basique (son seul inconvénient : il est en polaire dessous, ça tient chaud l’hiver mais l’été ça doit être insupportable). sobuy-r-fbt28-sil-support-ergonomique-pour-tablet1

#Un bureau

Le meuble, bien sûr, qui peut être installé n’importe où pourvu que vous puissiez y laisser votre travail en court. J’ai la chance d’avoir une pièce complète pour moi toute seule (visite là !).

boudoir vue arriere

#Les presque indispensables

  • Un feu de cheminée / Une terrasse / (n’importe où d’inspirant) : parce que l’endroit où l’on se pose pour écrire est très important… Certains aiment écrire dans des lieux publics, pour ma part je préfère le calme pour travailler sur mes manuscrits. Cela dit, j’aime les lieux publics pour prendre des notes, relire, griffonner des idées… regarder les gens 🙂
  • Un chat / des animaux : ça m’apaise de voir les miens dormir sur le rebord de la fenêtre. Parfois ils viennent squatter mes genoux, voire mon bureau ou même carrément mon clavier (là c’est plus compliqué d’écrire !). J’aime bien aussi observer les oiseaux sauvages qui viennent picorer les graines que je leur mets : il y a des dizaines de moineaux, des mésanges, des rouges-gorges et des pinsons. Des merles aussi, mais qui ne mangent pas (ils nichent dans la vieille cheminée de la maison). Tout ça se bagarre allègrement autour de la mangeoire, sous l’oeil blasé de mes chats-trop-nourris… 🙂
  • Un café / thé / boisson fraîche : pour tenir le coup pendant les longues sessions d’écriture (et même les courtes. Je n’ai pas besoin de choses à grignoter, en revanche, je ne suis pas une grignoteuse.

people-coffee-notes-tea.jpg

Avec tout ça, vous voila parés pour l’écriture. Et vous, quels sont vous outils pour écrire ? Dites-moi tout en commentaire !