#TousPourBoilt, un recueil solidaire

Je souffle un peu après avoir bouclé le NaNoWriMo in extremis hier, pour vous parler d’une initiative à laquelle j’ai apporté ma (petite) pierre : le recueil de textes « Tous pour Boilt », qui sort le 2 décembre, avec 53 textes d’auteurs, dont un des miens.

Couv TousPourBoiltMes abonnés connaissent déjà ce texte car il s’agit d’un de ceux que j’ai écrit pour le salon de Châteaubriant : prise par le Nano, je n’ai en effet pas eu le temps d’écrire un texte inédit). Mais peu importe, là n’est pas l’important dans ce livre.

Le projet s’est noué en quelques jours, mené tambour battant par Azel Bury, auteure indépendante que je ne présente plus et qui a su rassembler autour d’elle des auteurs indépendants ou non, connus et moins connus.

L’objectif : venir en aide à une petite fille de 10 ans, Boilt, originaire de Thaïlande. Elle a été victime d’un grave incendie de sa maison alors qu’elle n’avait qu’un mois : brûlée dans son berceau, elle doit aujourd’hui subir des interventions chirurgicales afin de reconstruire une partie de son visage et sa main.

L’ensemble des bénéfices de ce recueil sera versé à la famille de Boilt pour lui permettre de venir en France subir ces opérations. Nous nous sommes tout de suite mobilisés autour de l’idée d’Azel et chacun a apporté un texte, inédit ou ancien, écrit pour l’occasion ou non, mais que nous offrons pour ce beau projet.

Le livre existe en ebook et au format papier très prochainement : une occasion unique de découvrir 53 auteurs pour un prix riquiqui et en faisant une bonne action !

Pour acheter « Tous pour Boilt », c’est ici :

TousPourBoiltPub

Si vous voulez en savoir plus sur Boilt, rendez-vous là et pour faire un don, ici.

Alors, vous êtes #TousPourBoilt avec moi ? 🙂

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Entrez dans mon boudoir…

En écho à l’article de ma copine d’écriture Nathalie Bagadey, j’avais envie de vous montrer moi aussi mon « coin d’écrivain », chez moi. Je l’appelle mon « boudoir » (référence au XVIIIème siècle évidemment, mais aussi au nom de la couleur d’un des murs).

J’ai la chance d’avoir une pièce rien que pour moi (à quelques détails près puisqu’il y a aussi un placard de stockage de choses diverses). Une chance, mais en fait cela faisait partie du « cahier des charges » lorsqu’on cherchait une maison à rénover : il me fallait un endroit dédié pour écrire et travailler, si possible pas dans la chambre (je suis un oiseau nocturne… et pas mon mari !) et surtout pas dans la pièce à vivre (j’ai besoin d’un minimum d’isolement). Cela dit, je ne voulais pas non plus être complètement coupée du reste de la famille car j’écris souvent le soir après dîner, quand tout le monde n’est pas encore forcément couché.

boudoir vue arriere
J’y vois plus clair depuis que j’ai troqué le pc fixe contre un portable : mon bureau est moins encombré.

Dans la maison que nous avons achetée en 2003, il y avait au rez-de-chaussée un grand séjour, une grande cuisine et… une pièce attenante au séjour qui aurait très bien pu faire une chambre, mais elle était assez basse de plafond et pour y accéder, il fallait passer par le séjour. C’est donc devenu mon boudoir. Je l’aime beaucoup car, en plus, la pièce est pourvue d’une porte-fenêtre « de hobbit » comme dit ma fille (il faut se baisser pour passer la porte, elle doit mesurer à peine 1,60m de haut).

Son seul inconvénient est d’être assez sombre, mais d’un autre côté cela renforce son côté intime et cocon. J’ai même accentué ce côté-là en choisissant des couleurs assez soutenues.

boudoir vue de la fenetre
Vue depuis la porte-fenêtre, avec la bibliothèque et le buffet pour ranger plein de choses.

Après avoir usé quelques vieux bureaux d’enfance, j’ai récupéré une table en bois avec des pieds tournés fabriquée par mon papa pour me servir de bureau. Peinte en gris clair, elle trône devant les fenêtres, car j’aime avoir vue sur la nature et comme ça je peux regarder les oiseaux picorer dans la mangeoire juste devant la maison ou les chats faire les guignols sur le toboggan.

boudoir vue de profil
Sur la table, juste ce qu’il me faut pour le travail en cours et une corbeille pour les papiers à traiter. Les fournitures, l’imprimante, cahiers et dossiers sont dans le meuble contre le mur.

La décoration est assez personnelle, c’est vraiment « mon coin » : pour le reste de la maison, je fais plutôt dans le minimalisme (peu de meubles, pas beaucoup de bibelots, peu de cadres). Ici, au contraire, il y a beaucoup d’objets-doudous, des souvenirs, des babioles… mais aussi mes récompenses 🙂 et mes livres de référence en cours (il y a un indice concernant mon prochain roman Le Sang des Lumières :p ).

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C’est un peu mon coin « remonte-moral » comme le dit Nathalie dans son billet : mes prix, ma plume de dédicaces, les livres en cours…

Il y a aussi ma bibliothèque, installée dans l’ancienne cheminée de la pièce. Sur les étagères, on devine ma collection de galets : à chaque fois que je mets les pieds sur une nouvelle plage, je rapporte un galet sur lequel j’inscris le nom du lieu et l’année.

boudoir bibliothèque
La bibliothèque est déjà pleine… heureusement j’achète un peu moins de livres papier depuis que j’ai la liseuse, mais il va falloir que je trouve une solution quand même ! Dans le carton, en bas, le matériel pour les salons et mon stock de livres à dédicacer.

Le gros avantage de cette pièce, c’est que j’y suis en lien direct avec le séjour : donc isolée, mais pas trop quand même. Car même si l’on a laissé la porte entre les deux, elle n’est jamais fermée et surtout pas quand je travaille (si j’ai besoin de m’isoler, je mets mes écouteurs et de la musique).

Voilà, j’espère que ce petit tour chez moi vous aura plu… Je retourne écrire, c’est le Nano ! 😉

En novembre, je nanote :)

Vous avez peut-être déjà vu ce mot bizarre passer sur Internet : NaNoWriMo. Il s’agit en fait de l’acronyme du National Novel Writing Month (en français : mois international de l’écriture de roman). Le but, comme son nom l’indique, est donc d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois, celui de novembre.

J’ai découvert le Nano en 2015 et j’y ai participé pour la première fois cette même année. Cela m’a permis d’écrire le premier jet des Ombres de Brocéliande. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas d’écrire un roman tout bouclé, tout prêt en seulement un mois, mais plutôt d’écrire un premier jet de 50.000 mots. Ce qui fait 1667 mots par jour.

ça paraît beaucoup au départ, mais on prend vite le rythme, à condition de se préparer un tantinet. A noter, le défi est totalement gratuit et personnel : on ne gagne rien, à part la satisfaction d’être arrivé au bout. Si ça vous tente, vous avez plein d’infos sur le site français : wrimos.fr et sur le site officiel (en anglais) nanowrimo.org (c’est sur ce dernier que vous devez vous inscrire pour entrer votre compte de mots).

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Pourquoi faire le Nanowrimo ?

Pour dire au monde entier qu’on écrit 🙂

Participer au Nano permet de s’astreindre à écrire. Certains me diront que l’écriture est un plaisir, certes. Mais justement, se dire que pendant le mois de novembre, on met la priorité là-dessus, c’est pas mal aussi. Le fait de dire à notre entourage « je participe à un défi d’écriture en novembre, je vais être un peu moins disponible que d’habitude », ça créé une sorte de légitimité au fait qu’on doit écrire. ça donne aussi au cerveau un signal comme quoi on a « quelque chose » à faire.

Pour se lancer dans un premier jet

Le défi commence le 1er novembre à minuit et se termine le 30 à 23h59. La meilleure façon de ne pas procrastiner (remettre à demain…) c’est de se fixer une date et de foncer. L’avantage du Nano, c’est que personne ne va aller relire ce que vous allez produire pendant ce mois : peut-être que tout sera à jeter, peut-être pas. Mais au moins, vous aurez de la matière, du texte, un début de quelque chose.

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Pour partager des moments d’écriture

C’est un peu moins vrai pour moi car je suis une grande solitaire dans l’âme (haha !). Mais le Nanowrimo, c’est avant tout une grande communauté de personnes qui écrivent. Le fait de se dire qu’il y a quelques milliers de gens qui sont en train d’écrire en même temps que moi en novembre a quelque chose de motivant. On voit aussi la barre des mots écrits monter au fur et à mesure des jours : la sienne bien sûr, mais aussi celle globale.

Pour ceux qui aiment les contacts, la communauté organise aussi des événements dans des lieux « en vrai » : on se rassemble dans un bar, un espace de co-working, une salle, une bibliothèque… chacun avec son manuscrit et on écrit tous ensemble. Mais on partage aussi, on discute, on rencontre des gens. La tradition veut d’ailleurs que le Nano démarre par une grande nuit blanche (Kick-off party) qui commence le 31 octobre dans un lieu emblématique (la BnF par exemple).

Comment je prépare le Nano ?

Pour réussir le Nano, il est préférable de ne pas partir la fleur au fusil, histoire de ne pas se décourager. En ce moment, de nombreux blogs et sites détaillent des plans de préparation pour aborder sereinement ce défi d’écriture. Je vous conseille de lire les articles de Marièke et de Pauline qui vous donnent plein de conseils et de ressources.

Voilà ce que je fais, chaque année depuis 2015 :

  • Je m’inscris sur le site officiel et je mets à jour mon profil : notamment, je rentre le nom de mon projet dans la partie « novel ». Pour cette année, il s’agit d’écrire la dernière partie du Sang des Lumières.
  • J’ai préparé de la matière pour ne pas partir d’une feuille blanche : j’ai défriché le plan de ma dernière partie, les personnages sont en place donc c’est ça de moins à faire. Je vais aussi rassembler la documentation nécessaire pour ne pas tomber en rade d’éléments.
  • J’ai préparé mon support : cette année ce sera Scrivener, mais les deux dernières années j’ai fait tout le Nano sur Scribbook, une super application disponible gratuitement sur Internet et qui possède un canevas « spécial nano » (en gros, vous avez un fichier texte pour chaque jour). Plus concrètement, pour moi j’ai créé un fichier par scène.
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Le « jour 01 » dans le canevas spécial Nano de Scribbook.
  • J’ai un tableau qui me permet de suivre mon compte de mots quotidien (mais je remplis aussi mon bullet journal) : c’est un bon moyen de se motiver !

Ma préparation est assez légère comparée à d’autres participants. Je ne me mets pas la pression non plus 🙂 (ce n’est pas le but). Il n’y a rien à gagner, il faut donc prendre ça comme un défi personnel et rien d’autre. Et vous, vous participez au Nano ? Si ça vous tente, rejoignez-nous !

Tout ce que vous avez voulu savoir sur moi… ;)

Depuis lundi je vous ai demandé sur ma page Facebook de me poser toutes les questions que vous vouliez sur moi… Bon, j’avoue que ça n’a pas été la ruée : soit que ma petite personne ne vous intéresse pas (et à vrai dire, je le comprends !) soit vous êtes trop timides et bien élevés pour être indiscrets 🙂 (vous voyez ce que ça donne, voir le côté positif des choses ? 😉 ). Bref, chose promise, chose due : je réponds aux quelques questions que vous m’avez posées et j’ai ajouté quelques réflexions en mode « les petites choses que vous ne savez pas sur moi ».

Vos questions

Est-ce que vous parlez breton ?

Je suis une bretonne « pur beurre », comme on dit chez nous, mais non, je ne parle pas le breton ! Je suis originaire de Rennes où la langue bretonne est moins prégnante que dans les autres départements. En revanche, chez moi, on parle beaucoup le gallo (ou un patois qui en est dérivé). On en retrouve quelques mots dans Les ombres de Brocéliande, d’ailleurs (dans la bouche de Pauline).

Je suis très attachée à ma région, mais je ne suis pas une indépendantiste ni une extrémiste de la langue bretonne : chacun fait comme il veut. Je trouve bien de préserver les langues régionales aussi. Cela dit, j’avoue que la langue bretonne ne m’attire pas plus que ça à l’oreille (ni à l’écrit !), mais c’est sans doute une question d’habitude.

Portez-vous parfois le costume traditionnel breton ?

Mais quel cliché ! 😀 On ne porte plus le costumes traditionnels que dans les festivals et les pubs de Tipiak ! Il faut avouer qu’ils sont très beaux, mais je serais plutôt encline à porter des robes fin 18ème que des costumes traditionnels bretons… J’admire en revanche la finesse des dentelles et des broderies, c’est magnifique.

C’est à tel point que je n’ai même pas envisagé qu’Eléonore, dans Le vent des Lumières, puisse porter le costume traditionnel… C’est seulement quand mon éditeur a fait cette jolie bannière sur son site que j’y ai pensé 😀 .

Bannière VDL City

Vous imaginez-vous vivre ailleurs qu’en Bretagne ?

Non, je ne crois pas. Mais j’espère pouvoir aller vivre au bord de la mer un jour ! Pour moi, la Bretagne c’est la Bretagne historique (avec la Loire-Atlantique, donc) et j’aimerais bien m’échouer du côté de la presqu’île guérandaise… 🙂 Ou alors, à Bréhat (mais là, c’est de l’ordre du rêve). Même si les paysages paradisiaques des tropiques me font fantasmer, comme beaucoup, je ne me vois pas y vivre.

Combien de temps mets-tu pour écrire un premier jet et combien de temps pour les corrections ?

C’est très variable… Pour Le Vent des Lumières, mon premier jet m’a pris 20 ans (haha). Bon, c’est plus compliqué que ça, mais j’ai « porté » mes deux premiers romans pendant très longtemps (mais c’était aussi parce que jusqu’à il y a 3 ans, je n’envisageais pas l’écriture comme un travail mais plutôt comme un loisir – tiens, il faudrait que je vous fasse un billet là-dessus, un jour…). Bref, aujourd’hui, avec l’expérience, je dirais qu’il me faut entre un et deux ans pour sortir un roman, depuis la première idée jusqu’à la publication. Cela dépend aussi du type de roman : j’ai commencé mes premiers travaux sur Le Sang des Lumières en octobre 2016 et mon premier jet n’est pas encore terminé aujourd’hui. En revanche, pour Les Ombres de Brocéliande, j’ai fait mon premier jet intégral en un mois (lors du Nano 2015) et le roman est sorti en novembre 2016 (donc entre temps il y a eu corrections, relectures, re-corrections, re-relectures…).

Ecris-tu plutôt le matin, le soir ? Est-ce que tu as un planning ou tu écris en fonction de l’humeur du jour ?

J’écris le soir : je ne suis définitivement pas du matin (demandez à mon chéri !). Par contre, je peux écrire jusqu’à une heure avancée de la nuit. Je me mets à écrire après le repas du soir, quand tout le monde vague à ses occupations (télé, jeux, lecture…). En général, j’ai un planning : comme je l’ai déjà expliqué, je me fixe des objectifs (cette semaine, par exemple, c’est « finir d’écrire/réécrire les scènes 27 à 31 »). Je ne suis pas très productive si j’écris en fonction de l’humeur du jour. C’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop les ateliers d’écriture avec des thèmes imposés, par exemple : pour que j’écrive, j’ai besoin d’être « dans le bain » de mon histoire.

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Autres petites choses que vous ignorez peut-être…

Je suis malentendante

Et appareillée (des deux oreilles). C’est peut-être la raison pour laquelle l’écrit est mon moyen favori de communiquer et le téléphone l’objet que je déteste le plus au monde (pour téléphoner, s’entend). Il s’agit d’une déficience héréditaire qui ne s’opère malheureusement pas. Cela dit, ça a quelques avantages : pouvoir dire que je ne comprends rien sans qu’on m’en veuille 😀 et pouvoir s’isoler assez facilement même dans un environnement hyper bruyant (je coupe les piles !).

Je ne regarde quasiment jamais la télé

Je ne sais pas si c’est dû au point précédent, mais la télé m’ennuie (pas à cause de ce qu’elle diffuse – quoique…) mais surtout parce que je déteste avoir cette impression de ne rien faire, d’être passive. A la rigueur, je préfère regarder un film sur mon ordinateur qu’à la télé…

J’ai un équilibre incertain

Pas l’équilibre mental, hein 😀 ! C’est peut-être aussi un effet des problèmes d’oreilles, mais j’ai souvent des sensations de vertige, parfois de ma propre hauteur (je ne fais pourtant qu’1m59 !). Ainsi, je ne peux pas descendre un escalier sans me tenir et je suis parfois mal à l’aise à vélo car je suis vite en déséquilibre (autant vous dire que le VTT, ce n’est pas pour moi !). Par contre, je n’ai pas le vertige en avion, ni en montagne (sauf si je suis à côté d’un précipice de 300 mètres, évidemment), ni même en haut d’un phare ou d’une tour… dans la mesure où il y a quelque chose pour se tenir (c’est toujours pareil !).

Je n’aime pas les desserts et le sucré de manière générale

fruits-2593642__340Mon repas peut s’arrêter au fromage et passer directement au café sans problème (non sucré, le café, évidemment…). C’est à tel point qu’il m’est arrivé de recevoir des gens à manger, de préparer toute ma petite popote de A à Z et… de me rendre compte en servant le fromage que je n’avais pas prévu de dessert :p ! J’adore cuisiner des apéros, des entrées, des plats, mais les desserts et les gâteaux, non. Je déteste les préparer. J’en mange quand même, mais je ne suis pas du genre à manger la moitié du flan à moi toute seule (ce qui ne fait pas peur à mon mari).

Je déteste les portes fermées

Je suis à moitié claustrophobe, en fait, je ne me sens pas très bien dans une pièce complètement fermée, surtout si elle est petite. Chez moi, il y a très peu de portes intérieures (j’ai beaucoup de « sas » et d’arches) et lorsqu’il y a des portes, elles restent ouvertes la plupart du temps, même la nuit (bon, quelquefois, on s’enferme quand même  dans la chambre ou la salle de bains 😀 ).

La question subsidiaire

Est-ce que tu aimes ta soeur tellement que toute ton inspiration vient de la dévotion que tu lui portes ?

Elle est signée de ma petite soeur 🙂 … Sous forme de boutade, mais je l’ai trouvée mignonne alors je vous la partage. Et pour répondre : non, toute mon inspiration ne vient pas de la dévotion que je porte à ma soeur. En revanche, oui, je l’aime énormément et je la remercie de son soutien indéfectible et d’être ce qu’elle est (c’était la minute larmichette du jour ❤ ).

Voilà pour aujourd’hui ! J’espère que ce petit tour dans ma vie perso vous aura plu. En tout cas, moi j’ai trouvé ça marrant. La semaine prochaine, on parlera sans doute de Petite Mouette (version 2 !)…

 

 

Comment et pourquoi je planifie mon roman

Le mois d’octobre, quand on est auteur et qu’on participe au NaNoWriMo (ce challenge international où l’objectif est d’écrire un roman de 50.000 mots pendant le mois de novembre) est souvent consacré à la préparation dudit challenge. Cette année, pour la troisième fois, je m’y suis inscrite. Mon objectif : avancer le premier jet du Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. J’avais en effet profité du Nano 2016 pour écrire la première partie de ce roman.

Avec la petite expérience que j’ai commencé à acquérir en écriture de roman (j’entame quand même mon cinquième !), j’ai peu à peu cerné comment je travaillais et surtout comment j’étais efficace. Désolée de vous décevoir, chers lecteurs qui croyez au mythe de l’auteur saisi par une inspiration soudaine suscitée par son esprit génial… ce n’est pas du tout comme ça que j’écris (comme beaucoup d’écrivains, en fait).

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Apollon et les muses, huile sur toile, Charles Meynier (1768-1832).

Pour paraphraser Martin Winckler dans le Mooc Draftquest (saison 5 à visionner ici) : l’écriture, c’est 5% d’inspiration et 95% de transpiration (donc de travail !). Au début, quand j’écrivais, je faisais comme beaucoup d’auteurs en herbe : je prenais mon crayon (oui, l’ordinateur n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui, quand j’étais jeune 😉 ) et j’écrivais. Au fil de la plume. De manière linéaire, sans trop savoir où j’allais, comment mon histoire allait finir et où elle allait m’emmener.

Le fait est que tous les romans que j’ai commencé sur ce mode… n’ont jamais été terminés. Quand je les ai repris, des dizaines d’années plus tard, je me suis rendu compte que je n’avais pas suffisamment réfléchi et surtout construis mes histoires : les personnages, la structure, les péripéties, le dénouement. ça partait dans tous les sens et advienne que pourra (il n’advenait donc pas grand chose ou pas comme il fallait).

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Aujourd’hui, lorsque je me lance dans l’écriture d’un roman, comme c’est le cas avec Le Sang des Lumières, je ne pars pas bille en tête et clavier en main (maintenant j’ai un ordinateur ! 😀 ). Je commence d’abord par faire un plan.

J’ai découvert il y a quelques années la méthode flocon (grâce notamment au blog Espaces comprises, malheureusement un peu en sommeil depuis quelques temps) qui consiste à élaborer son histoire par séquences fractales (comme un flocon, donc), du plus général au plus précis. Vous trouverez un pas-à-pas assez bien fait sur le blog Mécanismes d’Histoires et je m’en suis inspirée pour créer ma propre méthode (que je n’applique pas non plus à la lettre) : mon premier plan est très sommaire, ce n’est parfois qu’une phrase pour résumer chaque partie. En général, j’ai déjà mes personnages principaux et le lieu de l’histoire. Je planifie donc la première partie, toujours de manière assez vague, avec les grandes étapes et les rebondissements. C’est à ce moment-là que je me mets à écrire, scène par scène. Souvent, l’écriture génère des épisodes que je n’avais pas forcément prévus (c’est là que les personnages m’échappent, parfois) : si ça me convient comme déroulement, je révise alors mon plan.

Pour Le Sang des Lumières, j’ai fait la même chose mais en pensant déjà à l’avance les deuxième et troisième parties : comme c’est un roman historique, il fallait en effet que je reste cohérente avec l’Histoire, quand même ! Mais, par exemple, ma troisième partie est pour l’instant un gruyère avec des trous, même si je sais ce qu’il va se passer grosso modo, je ne sais pas encore comment (dans le détail, s’entend). Et je le découvrirais sans doute quand j’aurais terminé ma deuxième partie et que je commencerais à rédiger la troisième.

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Exemple de plan de scènes, avec le début du Sang des Lumières.

Chose que je n’avais jamais encore fait jusqu’àlors, j’ai aussi discuté de mon plan avec mon alpha-lectrice : je lui ai raconté ce qu’il allait se passer dans le roman, les différents épisodes, les rebondissements,… pour savoir ce qu’elle en pensait et si ça tenait la route. Ce qui a été rigolo, c’est que, souvent, en verbalisant moi-même le scénario, je me rendais compte toute seule de ce qui n’allait pas ! Le fait de mettre au clair ce qu’on veut raconter, avant même de l’écrire, est bénéfique pour ne pas partir dans la mauvaise direction.

Voilà, vous savez presque tout sur ma manière d’aborder un nouveau roman… Une prochaine fois, je vous parlerais de ma méthode pour fixer des objectifs chiffrés d’écriture. Si ça vous intéresse… alors dites-le moi en commentaires !