Tout ce que vous avez voulu savoir sur moi… ;)

Depuis lundi je vous ai demandé sur ma page Facebook de me poser toutes les questions que vous vouliez sur moi… Bon, j’avoue que ça n’a pas été la ruée : soit que ma petite personne ne vous intéresse pas (et à vrai dire, je le comprends !) soit vous êtes trop timides et bien élevés pour être indiscrets 🙂 (vous voyez ce que ça donne, voir le côté positif des choses ? 😉 ). Bref, chose promise, chose due : je réponds aux quelques questions que vous m’avez posées et j’ai ajouté quelques réflexions en mode « les petites choses que vous ne savez pas sur moi ».

Vos questions

Est-ce que vous parlez breton ?

Je suis une bretonne « pur beurre », comme on dit chez nous, mais non, je ne parle pas le breton ! Je suis originaire de Rennes où la langue bretonne est moins prégnante que dans les autres départements. En revanche, chez moi, on parle beaucoup le gallo (ou un patois qui en est dérivé). On en retrouve quelques mots dans Les ombres de Brocéliande, d’ailleurs (dans la bouche de Pauline).

Je suis très attachée à ma région, mais je ne suis pas une indépendantiste ni une extrémiste de la langue bretonne : chacun fait comme il veut. Je trouve bien de préserver les langues régionales aussi. Cela dit, j’avoue que la langue bretonne ne m’attire pas plus que ça à l’oreille (ni à l’écrit !), mais c’est sans doute une question d’habitude.

Portez-vous parfois le costume traditionnel breton ?

Mais quel cliché ! 😀 On ne porte plus le costumes traditionnels que dans les festivals et les pubs de Tipiak ! Il faut avouer qu’ils sont très beaux, mais je serais plutôt encline à porter des robes fin 18ème que des costumes traditionnels bretons… J’admire en revanche la finesse des dentelles et des broderies, c’est magnifique.

C’est à tel point que je n’ai même pas envisagé qu’Eléonore, dans Le vent des Lumières, puisse porter le costume traditionnel… C’est seulement quand mon éditeur a fait cette jolie bannière sur son site que j’y ai pensé 😀 .

Bannière VDL City

Vous imaginez-vous vivre ailleurs qu’en Bretagne ?

Non, je ne crois pas. Mais j’espère pouvoir aller vivre au bord de la mer un jour ! Pour moi, la Bretagne c’est la Bretagne historique (avec la Loire-Atlantique, donc) et j’aimerais bien m’échouer du côté de la presqu’île guérandaise… 🙂 Ou alors, à Bréhat (mais là, c’est de l’ordre du rêve). Même si les paysages paradisiaques des tropiques me font fantasmer, comme beaucoup, je ne me vois pas y vivre.

Combien de temps mets-tu pour écrire un premier jet et combien de temps pour les corrections ?

C’est très variable… Pour Le Vent des Lumières, mon premier jet m’a pris 20 ans (haha). Bon, c’est plus compliqué que ça, mais j’ai « porté » mes deux premiers romans pendant très longtemps (mais c’était aussi parce que jusqu’à il y a 3 ans, je n’envisageais pas l’écriture comme un travail mais plutôt comme un loisir – tiens, il faudrait que je vous fasse un billet là-dessus, un jour…). Bref, aujourd’hui, avec l’expérience, je dirais qu’il me faut entre un et deux ans pour sortir un roman, depuis la première idée jusqu’à la publication. Cela dépend aussi du type de roman : j’ai commencé mes premiers travaux sur Le Sang des Lumières en octobre 2016 et mon premier jet n’est pas encore terminé aujourd’hui. En revanche, pour Les Ombres de Brocéliande, j’ai fait mon premier jet intégral en un mois (lors du Nano 2015) et le roman est sorti en novembre 2016 (donc entre temps il y a eu corrections, relectures, re-corrections, re-relectures…).

Ecris-tu plutôt le matin, le soir ? Est-ce que tu as un planning ou tu écris en fonction de l’humeur du jour ?

J’écris le soir : je ne suis définitivement pas du matin (demandez à mon chéri !). Par contre, je peux écrire jusqu’à une heure avancée de la nuit. Je me mets à écrire après le repas du soir, quand tout le monde vague à ses occupations (télé, jeux, lecture…). En général, j’ai un planning : comme je l’ai déjà expliqué, je me fixe des objectifs (cette semaine, par exemple, c’est « finir d’écrire/réécrire les scènes 27 à 31 »). Je ne suis pas très productive si j’écris en fonction de l’humeur du jour. C’est d’ailleurs pour ça que je n’aime pas trop les ateliers d’écriture avec des thèmes imposés, par exemple : pour que j’écrive, j’ai besoin d’être « dans le bain » de mon histoire.

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Autres petites choses que vous ignorez peut-être…

Je suis malentendante

Et appareillée (des deux oreilles). C’est peut-être la raison pour laquelle l’écrit est mon moyen favori de communiquer et le téléphone l’objet que je déteste le plus au monde (pour téléphoner, s’entend). Il s’agit d’une déficience héréditaire qui ne s’opère malheureusement pas. Cela dit, ça a quelques avantages : pouvoir dire que je ne comprends rien sans qu’on m’en veuille 😀 et pouvoir s’isoler assez facilement même dans un environnement hyper bruyant (je coupe les piles !).

Je ne regarde quasiment jamais la télé

Je ne sais pas si c’est dû au point précédent, mais la télé m’ennuie (pas à cause de ce qu’elle diffuse – quoique…) mais surtout parce que je déteste avoir cette impression de ne rien faire, d’être passive. A la rigueur, je préfère regarder un film sur mon ordinateur qu’à la télé…

J’ai un équilibre incertain

Pas l’équilibre mental, hein 😀 ! C’est peut-être aussi un effet des problèmes d’oreilles, mais j’ai souvent des sensations de vertige, parfois de ma propre hauteur (je ne fais pourtant qu’1m59 !). Ainsi, je ne peux pas descendre un escalier sans me tenir et je suis parfois mal à l’aise à vélo car je suis vite en déséquilibre (autant vous dire que le VTT, ce n’est pas pour moi !). Par contre, je n’ai pas le vertige en avion, ni en montagne (sauf si je suis à côté d’un précipice de 300 mètres, évidemment), ni même en haut d’un phare ou d’une tour… dans la mesure où il y a quelque chose pour se tenir (c’est toujours pareil !).

Je n’aime pas les desserts et le sucré de manière générale

fruits-2593642__340Mon repas peut s’arrêter au fromage et passer directement au café sans problème (non sucré, le café, évidemment…). C’est à tel point qu’il m’est arrivé de recevoir des gens à manger, de préparer toute ma petite popote de A à Z et… de me rendre compte en servant le fromage que je n’avais pas prévu de dessert :p ! J’adore cuisiner des apéros, des entrées, des plats, mais les desserts et les gâteaux, non. Je déteste les préparer. J’en mange quand même, mais je ne suis pas du genre à manger la moitié du flan à moi toute seule (ce qui ne fait pas peur à mon mari).

Je déteste les portes fermées

Je suis à moitié claustrophobe, en fait, je ne me sens pas très bien dans une pièce complètement fermée, surtout si elle est petite. Chez moi, il y a très peu de portes intérieures (j’ai beaucoup de « sas » et d’arches) et lorsqu’il y a des portes, elles restent ouvertes la plupart du temps, même la nuit (bon, quelquefois, on s’enferme quand même  dans la chambre ou la salle de bains 😀 ).

La question subsidiaire

Est-ce que tu aimes ta soeur tellement que toute ton inspiration vient de la dévotion que tu lui portes ?

Elle est signée de ma petite soeur 🙂 … Sous forme de boutade, mais je l’ai trouvée mignonne alors je vous la partage. Et pour répondre : non, toute mon inspiration ne vient pas de la dévotion que je porte à ma soeur. En revanche, oui, je l’aime énormément et je la remercie de son soutien indéfectible et d’être ce qu’elle est (c’était la minute larmichette du jour ❤ ).

Voilà pour aujourd’hui ! J’espère que ce petit tour dans ma vie perso vous aura plu. En tout cas, moi j’ai trouvé ça marrant. La semaine prochaine, on parlera sans doute de Petite Mouette (version 2 !)…

 

 

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Comment et pourquoi je planifie mon roman

Le mois d’octobre, quand on est auteur et qu’on participe au NaNoWriMo (ce challenge international où l’objectif est d’écrire un roman de 50.000 mots pendant le mois de novembre) est souvent consacré à la préparation dudit challenge. Cette année, pour la troisième fois, je m’y suis inscrite. Mon objectif : avancer le premier jet du Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. J’avais en effet profité du Nano 2016 pour écrire la première partie de ce roman.

Avec la petite expérience que j’ai commencé à acquérir en écriture de roman (j’entame quand même mon cinquième !), j’ai peu à peu cerné comment je travaillais et surtout comment j’étais efficace. Désolée de vous décevoir, chers lecteurs qui croyez au mythe de l’auteur saisi par une inspiration soudaine suscitée par son esprit génial… ce n’est pas du tout comme ça que j’écris (comme beaucoup d’écrivains, en fait).

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Apollon et les muses, huile sur toile, Charles Meynier (1768-1832).

Pour paraphraser Martin Winckler dans le Mooc Draftquest (saison 5 à visionner ici) : l’écriture, c’est 5% d’inspiration et 95% de transpiration (donc de travail !). Au début, quand j’écrivais, je faisais comme beaucoup d’auteurs en herbe : je prenais mon crayon (oui, l’ordinateur n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui, quand j’étais jeune 😉 ) et j’écrivais. Au fil de la plume. De manière linéaire, sans trop savoir où j’allais, comment mon histoire allait finir et où elle allait m’emmener.

Le fait est que tous les romans que j’ai commencé sur ce mode… n’ont jamais été terminés. Quand je les ai repris, des dizaines d’années plus tard, je me suis rendu compte que je n’avais pas suffisamment réfléchi et surtout construis mes histoires : les personnages, la structure, les péripéties, le dénouement. ça partait dans tous les sens et advienne que pourra (il n’advenait donc pas grand chose ou pas comme il fallait).

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Aujourd’hui, lorsque je me lance dans l’écriture d’un roman, comme c’est le cas avec Le Sang des Lumières, je ne pars pas bille en tête et clavier en main (maintenant j’ai un ordinateur ! 😀 ). Je commence d’abord par faire un plan.

J’ai découvert il y a quelques années la méthode flocon (grâce notamment au blog Espaces comprises, malheureusement un peu en sommeil depuis quelques temps) qui consiste à élaborer son histoire par séquences fractales (comme un flocon, donc), du plus général au plus précis. Vous trouverez un pas-à-pas assez bien fait sur le blog Mécanismes d’Histoires et je m’en suis inspirée pour créer ma propre méthode (que je n’applique pas non plus à la lettre) : mon premier plan est très sommaire, ce n’est parfois qu’une phrase pour résumer chaque partie. En général, j’ai déjà mes personnages principaux et le lieu de l’histoire. Je planifie donc la première partie, toujours de manière assez vague, avec les grandes étapes et les rebondissements. C’est à ce moment-là que je me mets à écrire, scène par scène. Souvent, l’écriture génère des épisodes que je n’avais pas forcément prévus (c’est là que les personnages m’échappent, parfois) : si ça me convient comme déroulement, je révise alors mon plan.

Pour Le Sang des Lumières, j’ai fait la même chose mais en pensant déjà à l’avance les deuxième et troisième parties : comme c’est un roman historique, il fallait en effet que je reste cohérente avec l’Histoire, quand même ! Mais, par exemple, ma troisième partie est pour l’instant un gruyère avec des trous, même si je sais ce qu’il va se passer grosso modo, je ne sais pas encore comment (dans le détail, s’entend). Et je le découvrirais sans doute quand j’aurais terminé ma deuxième partie et que je commencerais à rédiger la troisième.

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Exemple de plan de scènes, avec le début du Sang des Lumières.

Chose que je n’avais jamais encore fait jusqu’àlors, j’ai aussi discuté de mon plan avec mon alpha-lectrice : je lui ai raconté ce qu’il allait se passer dans le roman, les différents épisodes, les rebondissements,… pour savoir ce qu’elle en pensait et si ça tenait la route. Ce qui a été rigolo, c’est que, souvent, en verbalisant moi-même le scénario, je me rendais compte toute seule de ce qui n’allait pas ! Le fait de mettre au clair ce qu’on veut raconter, avant même de l’écrire, est bénéfique pour ne pas partir dans la mauvaise direction.

Voilà, vous savez presque tout sur ma manière d’aborder un nouveau roman… Une prochaine fois, je vous parlerais de ma méthode pour fixer des objectifs chiffrés d’écriture. Si ça vous intéresse… alors dites-le moi en commentaires !

 

Retour sur ma première séance de dédicace

Hier mercredi, je faisais ma première séance de dédicaces en librairie… J’avais déjà dédicacé mais en salon. Cette fois, j’étais toute seule, au milieu du rayon livre du Cultura de Chantepie. Je vous raconte ?

L’exercice est un peu différent de la dédicace en salon, car en librairie (et a fortiori à Cultura où l’on trouve des livres mais aussi plein d’autres produits culturels), les gens ne viennent pas forcément pour trouver des livres dédicacés

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Je remercie encore une fois Flora et l’équipe du rayon Livres (Mariette et Alain, notamment) de leur accueil chaleureux. Flora m’avait préparé une table avec un stock du Vent des Lumières, des petits gâteaux et même un café ! J’étais très bien positionnée dans l’allée principale du rayon et surtout juste en face du comptoir où les gens pouvaient venir demander des renseignements ou des livres qu’ils recherchaient… Quelques personnes ont ainsi tué le temps en jetant un oeil sur la quatrième de couverture 😀

A ce sujet, j’ai pu vérifier que ma quatrième de couv (le résumé, en gros) est plutôt réussi, car elle a emporté l’adhésion de tous ceux qui l’ont lue : soit ils ont acheté le livre directement (avec une dédicace, donc) soit ils ont pris le flyer pour garder le titre car ils n’avaient pas prévu d’achat pour tout de suite.

Ma grande plume d’écrivain (qui écrit vraiment !) a aussi fait son petit effet : je pense que pour les salons ce serait rigolo d’aller au bout de la logique et de me costumer en femme du 18ème siècle 🙂

Lynda GuillemaudJ’ai donc signé quatre livres (1 homme et 3 femmes) et cinq personnes ont pris le flyer : ça peut paraître peu mais pour moi c’est la première fois que j’en signe autant en si peu de temps ! J’ai signé la première dédicace à peine une demi-heure après m’être installée…

J’ai eu aussi la visite de mon fan-club (au rang desquels ma maman, ma tante, mes copines,…). ça fait bizarre d’être une star ! 😀 D’ailleurs, ça fait bizarre aussi de voir son nom et sa photo sur l’affiche placardée sur la porte vitrée de la boutique.

Il y a eu toujours un petit flux de personnes, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyée du tout. J’ai dit douze mille fois « bonjour » et comme je ne suis pas du genre à fourguer mon livre d’office à tous les passants, j’ai plutôt opté pour l’approche stratégique : lorsque je sentais que les gens ralentissaient devant ma table, voire jetaient un oeil l’air de rien sur le livre, je leur tendais mon roman, quatrième de couverture en premier en leur proposant de lire le résumé. J’ai même souvent ajouté que ça ne les engageait à rien et que je ne leur en voudrais pas s’ils ne l’achetaient pas 😀 … Mais le fait est que le résumé a fait son office et en a convaincu quelques-uns.

Dans les temps morts, je m’amusais à observer les gens (c’est plein d’enseignements, une librairie !) : ceux qui savent exactement ce qu’ils veulent, ceux qui musardent en quête d’inspiration, ceux qui sont pressés, ceux qui lisent douze résumés pour finalement ne rien prendre, ceux qui choisissent dix livres sans tergiverser, ceux qui font quatre fois le tour des étagères en hésitant à chaque rayon, ceux qui viennent avec leur liste et vont directement voir le libraire sans même essayer de chercher ce qu’ils veulent…

J’ai aussi eu le temps de réfléchir à mon plan pour Le sang des Lumières… et de jeter les bases d’une nouvelle à laquelle je pense depuis un certain temps : personnages, structure, déroulement… tout est calé, il ne me reste plus qu’à l’écrire !

En tout cas, c’était une superbe expérience et j’ai hâte de pouvoir la renouveler : rendez-vous est déjà pris avec Flora pour programmer une nouvelle dédicace début 2018. Pour la prochaine dédicace, ce sera en salon, à Châteaubriant les 21 et 22 octobre (mes abonnés à l’infolettre en sauront plus dès dimanche… si vous n’êtes pas inscrit, il est encore temps de le faire, en cliquant sur le bouton dans le menu de droite).

 

 

Se motiver pour écrire ?

Au milieu d’une semaine professionnellement bien chargée, le thème que je voulais aborder tombe plutôt bien : se motiver pour écrire. Souvent on me demande comment je fais pour avoir toujours envie d’écrire… Je vais vous décevoir : non, je n’ai pas toujours envie d’écrire ! 🙂

Je ne suis pas une accro à l’écriture : j’aime écrire, j’en ai souvent envie, mais je n’ai jamais ressenti de besoin. J’écris pour mon plaisir, pour partager des émotions, des ambiances, des histoires… Donc je ne me force jamais à écrire : quand ça veut pas, ça veut pas.

Cela dit, j’ai bien retenu la leçon de David Meuleumans dans le Mooc Draftquest « écrire une oeuvre de fiction » : pour devenir écrivain, il faut écrire (jusque là c’est logique !), mais si possible écrire un peu tous les jours et en tout cas le plus régulièrement possible. C’est ce que certains appellent des routines ou des habitudes, dans des domaines très éloignés de l’écriture (le ménage, l’apprentissage, la beauté…).

J’étais un peu dubitative sur l’efficacité de la chose, étant jusque là très habituée à écrire quand l’envie m’en prenait : une fois de temps en temps, souvent pour des longues périodes (deux ou trois heures), mais à intervalles espacés. J’écrivais beaucoup, mais c’était aléatoire, discontinu, parfois irrégulier, y compris au niveau du style.

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En suivant le premier Mooc, je me suis astreinte à suivre la « consigne » de David : écrire tous les jours, même si l’on a rien à écrire. C’est, pour lui, une manière de vaincre à la fois l’angoisse de la page blanche et notre amie à tous : la Procrastination (pour ceux qui ne connaissent pas cette charmante dame, il s’agit de l’art de remettre à plus tard ce qu’on peut faire tout de suite). J’ai été fort étonnée de constater que ça a marché, pendant le Mooc, mais surtout pendant le Nanowrimo. Mais ça n’a pas marché grâce au fait de me dire « j’écris tant de temps tous les jours » (c’était très inefficace) ; par contre, me fixer un objectif chiffré en nombre de mots à atteindre (par mois et donc par jour) m’a vraiment motivée.

VersionFinalePM2Je ne sais pas si c’était à cause du challenge ou si j’ai vraiment fini par créer une habitude, mais aujourd’hui, je continue à avoir ce réflexe (et c’est bien l’essentiel) : je me fixe des objectifs à atteindre. Des généraux, d’abord : pour la réécriture de Petite mouette, j’avais comme objectif d’atteindre 350 000 signes (en partant de 180 000). Puis j’ai découpé ce but ultime en cibles plus petites et donc plus faciles à atteindre : j’avais réorganisé mon roman en 50 chapitres, cela faisait donc une moyenne de 1200 mots par chapitre. Certains les faisaient déjà, je n’y ai donc presque pas touché (sauf si nécessaire), mais d’autres comptabilisaient à peine 500 mots : j’ai donc travaillé en priorité ceux-là pour me rapprocher des 1200. Parallèlement, je surveillais l’évolution de l’objectif général. En avançant ainsi, petit à petit, mot après mot, il est plus facile de se motiver, parce que le but parait plus facile à atteindre.

Cela marche avec l’écriture, mais avec plein de choses quotidiennes, en fait : pour le ménage, j’ai pris l’habitude aussi de découper en petites tâches que je peux faire rapidement (au lieu de « faire le ménage » sur ma liste, je marque « nettoyer salle de bains » ou « aspirer les sols de l’étage » : ça fait moins peur et ça parait moins insurmontable !). Je crois que c’est d’ailleurs un incontournable des méthodes de productivité (GTD, Pomodoro…).

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Aujourd’hui, j’ai installé une habitude inconsciente, qui est presque de l’ordre du réflexe, pour l’écriture : le soir, après le repas, je m’installe derrière mon ordinateur… et c’est parti. Mais, malgré tout, il y a aussi des soirs où je n’ai pas envie d’écrire… et je n’écris pas. Parce que c’est important de s’écouter, aussi. 🙂

Et vous, vous avez instauré des habitudes, des routines, comme ça ? Qu’est-ce qui marche chez vous ? Est-ce que vous avez envie d’essayer ?

Crédit photos : Pixabay.

 

10 trucs pour po-si-ti-ver

La rentrée est souvent synonyme de petite déprime saisonnière, surtout quand la météo n’est pas franchement de la partie… J’avais envie de vous partager 10 petits trucs pour positiver : parfois ça peut paraître simpliste ou même « yakafokon » 🙂 mais ce sont des principes que j’applique comme des réflexes au quotidien. Comme ça marche plutôt bien pour moi (pas toujours, hein, j’ai aussi mes jours « sans » 🙂 ), pourquoi pas pour vous ?

Voir le verre à moitié plein

Quand on est face à une situation, on a parfois tendance à n’en voir que les aspects négatifs et à râler avant d’avoir mal (je trouve que c’est très français, d’ailleurs, comme réaction !). Alors que si on change de point de vue et qu’on commence d’abord par essayer de regarder les côtés positifs de la chose, on envisage avec plus de sérénité le négatif… J’attends souvent aussi « de voir », comme on dit, avant de tirer des conclusions sur le bien ou le mal. J’aime expérimenter par moi-même les choses pour me faire ma propre opinion.

Se saisir des choses simples

Dans mon Bullet journal, j’appelle ça « les petits bonheurs ». Quelquefois, on met la barre du bonheur beaucoup trop haut : trouver le grand amour, une belle maison, des supers enfants, un boulot qui nous éclate… Forcément, on est toujours insatisfait, dans ces cas-là. Chaque mois, j’essaie de noter les petits trucs sympas qui ont émaillés les jours : un anniversaire, une soirée entre amis, une promenade en famille, un fou-rire, un paysage apaisant qui m’a émue… Mais pour ça, il faut être en éveil (voir le point suivant).

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Ouvrir l’oeil et son coeur

Il y a longtemps, j’ai lu un roman très atypique. L’auteur commençait par ce préambule : « Pour lire ce livre, veuillez jeter vos vieux yeux ». Souvent, la tête dans le guidon, obnubilé par nos tâches quotidiennes, nos soucis professionnels ou personnels, on ne regarde plus autour de soi. Alors que si on fait attention, on a toujours des belles images autour de nous : un rayon de soleil levant qui commence à caresser les arbres, un chat enroulé sur lui-même sur un coussin, un gamin perdu dans ses rêves à l’arrêt de bus… Il suffit de lever le nez, mettre de côté ses vieux yeux (et sa vieille tête, parfois, aussi !) et de se laisser regarder. C’est beau, ça suffit pour avoir un peu de positif dans la tête.

Se poser

Pour réussir à regarder, il faut prendre le temps. Se poser. Vous allez me dire que ce n’est pas toujours évident quand on est à hue et à dia, qu’on court après le temps, etc. Certes. Mais regarder le soleil par la fenêtre ne prend pas deux heures ni même dix minutes… tout au plus cinq secondes, sourire intérieur (ou extérieur !) inclus. A mon avis, il est important d’apprendre à s’arrêter, même juste cinq minutes, pour ne rien faire. Souffler. Regarder autour de soi. Re-souffler. Et hop on repart.

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Profiter

ça rejoint un peu les premiers trucs (voir le verre à moitié plein et se saisir des choses simples) : ne pas être trop exigeant sur ce qui nous fait du bien. On n’a pas forcément besoin de partir huit jour dans une île paradisiaque pour être heureux et profiter de la vie (même si je vous accorde que c’est pas mal aussi ! :p ). Quelquefois, juste s’asseoir dans le canapé et s’offrir un petit verre (d’apéro, de jus de fruit, de lait, de smoothie, peu importe…), seul ou pas, c’est un bon moment, profitons-en ! Un bon bain chaud avec un livre, regarder une série à la con à la télé emmitouflé dans la couette, courir une heure au lever du jour, que sais-je… si ça vous fait plaisir, faites-le, mais faites-le consciemment (c’est à dire en ayant conscience que vous êtes bien et que ça vous fait plaisir… sinon ça ne sert à rien).

Relativiser

Je suis issue d’un milieu ouvrier et quand j’étais petite, mon papa nous disait toujours qu’il fallait plutôt regarder les gens plus « bas » que nous (comprendre : ne te plains pas de ta situation, car il y a des gens moins bien lotis que toi) et non pas regarder en haut (n’envie pas trop les « riches »). J’ai gardé de ce précepte le réflexe de relativiser les choses quand je suis dans une situation inconfortable : il y a sûrement mieux, mais il y a surtout sûrement pire (c’est un peu comme le verre à moitié plein).

Eviter les gens pessimistes

Souvent on ne s’en rend pas compte, mais on est parfois entourés de gens négatifs, qui voient tout en noir, incapables de voir le verre plein. Ces gens qui râlent avant même d’avoir mal, avant de savoir ce qui va se passer. Quelquefois, ce type de personne peut même entraîner du malheur par le simple fait de l’avoir craint. Leur pessimisme est même parfois tellement contagieux qu’ils nous amènent à être négatif, même avec la meilleure volonté du monde. J’évite autant que possible de discuter avec ce genre de personne et quand je n’ai pas le choix, je fais l’ourse (comprendre : ma conversation est réduite au minimum vital pour rester polie 😀 ). Je suis convaincue que les problèmes ont l’importance qu’on leur donne… et pas plus.

Ne pas attendre

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N’attendez pas que les bons moments arrivent… prenez n’importe quel moment et rendez-le bon ! On appelle aussi ça « être pro-actif »… voire être acteur tout court : au lieu de regarder le film se dérouler, on participe au tournage. ça rejoint le « profiter » et les trucs précédents :  créer les conditions pour passer un bon moment (entre amis, avec sa famille, même au travail). Se dire : aujourd’hui on va se faire une bonne bouffe ou je vais m’offrir un bain ou je vais lire ce bouquin dont j’ai envie depuis longtemps… Si on ne fait rien pour, ce n’est jamais le bon moment. C’est à chacun de créer les bons moments, pas à la vie : Paul Eluard disait « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » et je crois qu’il a raison. La chance, c’est peut-être aussi de savoir saisir le moment, l’occasion qui se présente. D’être ouvert au monde.

Réagir

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L’histoire de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite est une allégorie souvent utilisée pour décrire les phénomènes d’accoutumance. Une grenouille plongée dans un récipient d’eau chaude saute tout de suite pour s’échapper. Par contre, si on la place dans un récipient d’eau froide et qu’on réchauffe peu à peu, la grenouille ne bouge pas, parce qu’elle est toujours bien. ça devient de plus en plus chaud, mais bon, c’est encore supportable, alors elle reste dans son récipient. Jusqu’au moment où l’eau devient tellement chaude que la grenouille ne se rend pas compte qu’elle est cuite et qu’il est trop tard pour sortir… Même si la véracité de « l’expérience » reste à prouver, là n’est pas son intérêt. C’est sa signification qui l’est : quand on sent que ça ne va pas très bien, il ne faut pas trop attendre pour réagir. Parce que si on attend trop, ça devient trop tard…

Croire

Mon dernier truc est peut-être le plus important : croire. Croire aux 9 trucs précédents… parce que si on n’est pas convaincu de leur efficacité, ça marchera forcément moins bien. Et surtout, il faut croire en soi (dit la fille qui a mis 30 ans au bas mot avant d’avoir un peu confiance en elle 😀 ). Blague à part, je pense que ce qui nous manque aujourd’hui beaucoup, ce qu’on oublie peut-être d’apprendre à nos enfants, c’est ça : y croire, croire en ses rêves, sans perdre de vue la réalité, certes, mais y croire quand même. Parce que c’est ça qui nous porte.

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Un oiseau posé sur une branche n’a jamais peur que la branche casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes…

 

ça ne m’arrive pas souvent de faire ce genre de billet un peu « feel good », mais j’en avais envie et ça fait du bien… Dites-moi si ça vous intéresse… ou pas du tout 🙂 . Sinon, vous, vous êtes plutôt verre à moitié plein ou à moitié vide ? C’est quoi vos trucs pour être positif ?