Mes 3 conseils pour commencer à écrire un roman

A force de lire des blogs comme le mien et parce que vous aimez peut-être écrire, vous vous êtes dits : pourquoi pas écrire un roman moi aussi ? Histoire de ne pas risquer d’abandonner après trois pages, je vous donne trois conseils pour bien démarrer.

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1. Avoir une idée d’histoire

Cela paraît évident, mais il faut a minima savoir de quoi vous allez parler. Cette idée peut-être très vague ou au contraire précise et elle peut concerner soit un ou des personnages, soit un lieu particulier que vous avez envie d’évoquer, soit un fait divers qui vous inspire, soit un thème…

En fonction de votre idée de départ, vous allez développer une histoire autour de cette idée. Car, ainsi que le rappelle David Meuleumans dans le Mooc Draftquest Ecrire une oeuvre de fiction :

« Alfred Hitchcock disait que les trois ingrédients pour un bon film sont :

  1. une bonne histoire,
  2. une bonne histoire,
  3. une bonne histoire. 

Le roman, c’est pareil.

Les personnages, les lieux, les péripéties, tout cela va seulement servir cette histoire. Parfois, les personnages seront tellement typés que l’histoire va découler de leur caractère ou de leur histoire personnelle (c’est le cas d’Eléonore dans Le Vent des Lumières, par exemple), parfois c’est le lieu qui va susciter l’histoire (comme dans Bréhat dans Oraison pour une île ou Brocéliande dans Les Ombres de Brocéliande). Enfin, ça peut être un fait divers ou une thématique qui vous donne envie d’écrire ce roman (comme pour Petite Mouette).

Mais, à chaque fois, vous allez utiliser, mettre en place une histoire pour écrire sur ce thème, ces personnages ou ce lieu. Sinon, ce n’est pas un roman, c’est un essai, une biographie ou un documentaire. Mais pas un roman.

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2. Se documenter

Dans certains cas (roman historique, policier…), se documenter coule aussi de source. Cependant, même si vous décidez d’écrire un roman qui se passe de nos jours, ne négligez pas la documentation : cela donnera de la couleur à vos descriptions et surtout de la crédibilité à vos personnages et à votre histoire.

Certains auteurs se documentent bien en amont de l’écriture, mais le risque est de procrastiner méchamment en voulant trop en faire et retarder d’autant le moment d’écrire. D’autres se documentent au fil de l’écriture, mais cela peut avoir le même effet néfaste en vous coupant dans votre élan pour faire des recherches.

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Je conseille une demi-mesure (j’aime bien les demi-mesures !) : se documenter suffisamment en amont pour savoir de quoi vous allez parler sans faire des contresens monstrueux et commencer à écrire. En général, quand j’écris et que j’ai un trou dans la documentation, je mets un signe dans mon brouillon (genre « faire des recherches sur machin bidule », « vérifier telle date »), je continue à écrire et j’y reviens après (c’est typiquement ce que je suis en train de faire actuellement avec Le Sang des Lumières). Seule exception : si l’élément qui me manque est capital pour avancer dans mon histoire. Dans ce cas, je fais une pause dans l’écriture et je recherche le renseignement manquant.

3. Faire un plan… ou pas

La encore il y a plusieurs écoles : ceux qui écrivent tout au fil de la plume (dans le Mooc Draftquest on les appelle des Jardiniers, comme ceux qui plantent plein de graines et qui désherbent une fois que ça a levé) et ceux qui n’écrivent pas une ligne avant d’avoir prévu toute l’action au paragraphe près (un coucou à mon confrère Stéphane Arnier qui est le meilleur représentant des Architectes, comme ceux qui dessinent la maison sous toutes ses coutures, du sol au plafond, avant de lancer les travaux).

Aucun choix n’est meilleur que l’autre. Cela dépend avant tout de votre tempérament, de votre capacité à organiser vos idées, de votre manière d’écrire.

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Personnellement, je vais vous étonner : je fais dans la demi-mesure (sans blague ! 🙂 ). Je suis plutôt archinière (architecte à tendance jardinière) : je construis un semblant de plan, assez vague au début et que je précise au fur et à mesure que j’écris. Quelquefois ce que j’ai écris ne correspond pas du tout à ce que j’ai planifié… Si ça me convient, je repense mon plan en conséquence, sinon, je réécris (mais souvent, c’est le plan que j’adapte). Certains seront plutôt jarditectes (jardinier à tendance architecte) : ils écrivent d’abord au fil de la plume et, au fur et à mesure, planifient les actions à venir en fonction de ce qui arrive. Savoir si l’on est architecte ou jardinier ou un peu des deux suppose de bien se connaître.

Si vous hésitez, sachez qu’un plan peut être utile si :

  • vous débutez : planifier permet souvent de se rassurer en posant un canevas des actions ;
  • vous écrivez un roman historique ou un roman dans lequel la chronologie est importante (un polar par exemple) : cela vous évitera d’avoir un personnage qui devient grand-père à 20 ans (sauf si cela fait partie de l’univers de votre roman !) ;
  • vous êtes un maniaque du détail.

N’oubliez pas que personne ne vous empêche de modifier le plan au fur et à mesure de votre écriture si le besoin s’en fait sentir.

Pour aller plus loin…

Si vous avez besoin de creuser le sujet, je ne peux que vous conseiller la lecture des blogs de mes confrères auteurs et autrices :

J’espère que ce billet vous a plu, même s’il est plutôt destiné à ceux qui écrivent : dites-moi en commentaire si cela vous intéresse d’avoir autres billets de ce type, plus orientés « technique d’écriture ».

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Mon équipe de bêta-lecteurs est prête !

A la suite de mon billet de la semaine dernière, vous avez été nombreux-ses à vous manifester pour bêta-lire mon 5ème roman Le Sang des Lumières ! Comme il n’est pas nécessaire d’être 50 pour faire une bonne bêta-lecture, j’ai décidé de clore les inscriptions pour cette fois-ci…

Je pense qu’avoir précisé mes attentes par profil de bêta-lecteur vous a permis de vous positionner sans crainte d’être « à côté » ou de ne pas être « à la hauteur ». En tout cas, je suis ravie d’avoir suscité un tel enthousiasme.

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Mon équipe de bêta-lecture pour Le Sang des Lumières regroupe donc 12 personnes, avec différents profils :

  • les « techniciennes de l’écriture » (j’aime bien cette expression, tiens !) : Zia, Eleanor, Coralie et Pascale, plus Leslie en option « correctrice » ;
  • les lectrices : Fanfan, Lisa, Patricia et Hélène qui appartient un peu aussi aux deux autres catégories ;
  • les historien-ne-s : Stephanka, Thierry et Juliette.

Je les remercie déjà de s’être lancés dans cette aventure et j’espère qu’ils seront tous fiers autant que moi de vous offrir une belle suite pour les aventures d’Eléonore…

La bêta-lecture devrait commencer fin février. D’ici là, j’ai encore quelques (!) chapitres à finir de relire et corriger (car ce n’est pas parce que j’ai une super équipe que je ne dois rien faire ! 🙂 ).

 

Voulez-vous être bêta-lecteur ?

Depuis que j’ai fini le premier jet de mon prochain roman, je vous parle souvent de bêta-lecture et de bêta-lecteur. Certains d’entre vous se demandent peut-être ce que ce vocable recouvre vraiment… Voici quelques explications, qui vous donneront peut-être envie (ou pas !!) de tenter l’aventure.

C’est quoi, un bêta-lecteur ?

Ce n’est pas un lecteur qui est bête – bon, je sais, elle était facile ! Le terme de « bêta » est utilisé ici comme on le fait dans le domaine informatique : avant de lancer un nouveau logiciel, un site, une application… on la teste en grandeur réelle, en « presque vrai ». Des utilisateurs cobayes utilisent donc le produit comme ils le feraient en réalité. Leur rôle est de remonter les bugs, les choses qui ne fonctionnent pas, ou mal, ce qu’ils ont aimé ou pas, etc… Cela permet aux développeurs informatiques de corriger les erreurs, de rectifier le tir s’ils se rendent compte qu’ils ont raté leur cible, d’améliorer ce qui ne donne pas entière satisfaction.

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En écriture, le bêta-lecteur est donc un lecteur qui lit une version « test » d’un roman : soit le roman n’est pas achevé, soit il est terminé mais il conserve des passages à retravailler. Dans tous les cas, ce n’est pas sa version définitive, c’est plutôt une version de travail.

Quel est le rôle du bêta-lecteur ?

Le même que dans le domaine informatique : lire pour remonter à l’auteur ce qui ne fonctionne pas (et aussi ce qui fonctionne !). Le bêta-lecteur va donc lire comme un lecteur normal, mais en ayant toujours un oeil critique. Attention, critique ne veut pas dire qu’il va assassiner l’auteur à toutes les lignes. Au contraire, il va essayer de prendre du recul sur ce qu’il lit (voir plus loin les qualités d’un bêta-lecteur) pour être le plus objectif possible (la vraie objectivité étant un leurre, mais ça, c’est un autre débat 🙂 ).

Concrètement, la forme de la bêta-lecture dépend de chacun : certains bêta-lecteurs vont lire tout d’une traite et donner un avis général, d’autres vont lire très méticuleusement et souligner chaque incohérence, chaque faute, chaque maladresse. Les deux sont utiles et nécessaires : il est important de savoir si le roman dans son ensemble fonctionne bien (et sinon, où cela pèche), mais aussi de pouvoir corriger tous les petits défauts qui peuvent plomber une bonne histoire.

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Le rôle des bêta-lecteurs est très important, notamment en auto-édition, car l’auteur est tout seul avec son texte. En édition traditionnelle un peu moins car il est normalement entouré d’une équipe de travail éditorial, mais ça ne l’empêche pas d’avoir envie de soumettre son premier jet à des lecteurs qu’il connait bien.

Les qualités du bon bêta-lecteur

A mon sens, il y en a trois principales et les deux premières sont indissociables.

  • la bienveillance et la sincérité : Les deux vont ensemble. Comme je le disais plus haut, votre rôle en tant que bêta-lecteur n’est pas d’assassiner l’auteur. Vous êtes là pour signaler ce qui ne fonctionne pas, relever les incohérences, les erreurs, etc. Mais bienveillance ne veut pas dire monde des Bisounours : restez sincère ! Si vous dites que vous avez adoré alors que vous vous êtes ennuyé comme un rat mort, cela ne vas pas aider l’auteur. C’est au contraire très intéressant pour lui de savoir que vous vous êtes ennuyé (vous pouvez peut-être dire à partir de quel moment, pour quelle raison…) : ainsi il pourra corriger le tir.
  • l’humilité : vous êtes un bêta-lecteur, vous n’êtes pas auteur à la place de l’auteur ! Vos remarques doivent être constructives, justifiées, argumentées, non seulement pour que l’auteur sache ce que vous pensez, mais aussi pour lui permettre de décider si oui ou non il corrige. S’il laisse le texte tel quel, ce sera en toute connaissance de cause… mais dans tous les cas, ne lui en veuillez pas de n’avoir pas forcément pris en compte vos corrections.

D’autres qualités sont intéressantes, mais pas forcément obligatoires :

  • être bon lecteur : si vous avez l’habitude de lire beaucoup de livres, notamment dans le domaine du roman dont vous faites la bêta-lecture, c’est encore mieux. Cela dit, j’aime aussi avoir des avis de gens qui ne lisent pas beaucoup, pour savoir si le roman les a intéressés (ou pas.
  • avoir de l’expérience en bêta-lecture / en écriture : c’est un plus pour aider l’auteur à prendre du recul sur ce qu’il a écrit. Pour faire une image, c’est un peu comme quand vous devez donner votre avis sur un gâteau : ce n’est pas la même chose si vous êtes un simple amateur de pâtisserie et si vous êtes pâtissier. Dans le premier cas, votre avis va porter sur le goût, l’aspect, l’odeur… tandis qu’en tant que pâtissier vous aurez sans doute des remarques plus techniques, voire des conseils.

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Envie de tenter l’expérience ?

Dans quelques semaines, je vais lancer la première bêta-lecture de mon roman historique Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore et je souhaite m’entourer d’une petite équipe de bêta-lecteurs.

Ce que je cherche

  • J’ai déjà deux personnes qui se sont proposées, auteurs aussi et qui pourront donc m’apporter un oeil « technique » (mais si vous voulez les rejoindre, pas de souci !).
  • J’aimerais aussi trouver une ou deux personnes qui n’écrivent pas et qui pourront m’apporter un oeil de simple lecteur.
  • S’il y a des personnes aguerries sur la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, vocabulaire…), je suis preneuse également (je pense qu’il y a peu de fautes de ce genre, mais plusieurs paires d’yeux valent mieux qu’une !).
  • Cerise sur le gâteau, s’il y a parmi vous des historiens ou des passionnés d’Histoire, votre oeil m’intéresse énormément aussi pour une validation plus historique du contenu.

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Qu’est-ce qu’on gagne ?

Rien du tout ! 🙂 Le principe de la bêta-lecture est le bénévolat. Quel est l’intérêt pour vous, me direz-vous ? C’est certes la possibilité de découvrir un roman avant tout le monde, mais c’est surtout l’occasion de participer à l’élaboration du roman, d’en être partie prenante. D’ailleurs, je mets toujours un point d’honneur à remercier mes bêta-lecteurs à la fin de mes romans ! 🙂

Alors, ça vous tente ? Je vous invite à me laisser un commentaire sous ce billet, avec votre mail pour que je puisse vous recontacter. Des questions, des suggestions ? Ne soyez pas timides, la seule question bête est celle que l’on n’ose pas poser.

Publier, écrire, communiquer, rencontrer : mes objectifs 2018

La semaine dernière, je vous ai parlé de mes envies en général pour cette nouvelle année. Aujourd’hui, j’évoque plus particulièrement mes objectifs en matière d’écriture. C’est parti !

Cette année, j’ai rangé mes objectifs autour de 4 verbes : publier, écrire, communiquer et rencontrer.

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Objectif #1 : Publier

L’année 2017 a été une année blanche en matière de publication (à part la réédition du Vent des Lumières chez City Editions, quand même !). J’aimerais donc offrir du neuf à mes lecteurs pour cette année. Mais comme je n’ai pas quatre mains, je vous offrirai aussi du recyclé 😉 .

Publier mon 5è roman

Le sang des Lumières Roman historique Révolution Française Eléonore Histoire
Je ne sais pas vous, mais moi j’adore ce visuel 🙂 (c’est une peinture de Turner).

Pour 2018, j’aimerais publier mon 5ème roman, Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. Je pense qu’il est attendu par pas mal de lecteurs qui ont lu Le vent des Lumières (c’est en tout cas ce qu’ils me disent !). Je me dois donc de satisfaire cette légitime attente 😉 .

J’envisage la publication en auto-édition via Librinova pour l’été 2018 mais cela suppose que je ne perde pas de temps sur la réécriture/relecture que j’entame actuellement. Je recherche aussi des bêta-lecteurs, mais attention, j’ai besoin d’avoir cette fois des gens un peu « pointus » en écriture/scénario, voire en Histoire, car j’ai surtout besoin de relectures sur le fond.

Refaire le format papier de mes autres romans

L’année dernière, avec la réécriture de Petite Mouette, j’ai voulu tester la plateforme BoD (Books on Demand) pour le format papier (auparavant j’étais sur Amazon/Createspace).

Deux raisons à ce choix :

  • la volonté de faire imprimer mes livres en Europe (BoD est basé en Allemagne et les imprimeries en Pologne, il me semble) : avec CreateSpace, les livres que vous achetez directement sont imprimés en Europe aussi, mais lorsque j’achète mes exemplaires auteurs, ils viennent des Etats-Unis (et sont donc soumis aux droits de douanes). Et puis par principe, je n’ai pas envie de dépendre d’Amazon pour l’ensemble de mes supports (l’essentiel de mes ventes numériques se font déjà via leur site).
  • la possibilité, en passant par BoD, de permettre aux lecteurs de commander un exemplaire de mes livres papier en librairie, ce qui est impossible avec CreateSpace. Ne nous emballons pas, vous ne trouverez pas de piles de livres dans votre librairie préférée (sauf pour Le Vent des Lumières), mais en revanche vous pouvez commander directement auprès de votre libraire (si par exemple vous ne souhaitez pas acheter sur Internet).

J’ai été très satisfaite par la qualité des impressions de Petite Mouette, en revanche je n’ai pas testé la commande en librairie, si quelqu’un a essayé je veux bien un retour ! Je prévois donc de passer Les Ombres de Brocéliande sur cette plateforme dans le courant du 1er semestre, puis Oraison pour une île d’ici la fin de l’année.

Relire et publier 2 ebooks pour un ami

7 jours en danger MBS

Je vous en avais parlé dans ce billet, un de mes amis historien écrit aussi (beaucoup !), en plus d’être un fervent soutien dans l’écriture de mes romans historiques. J’ai particulièrement accroché à sa saga centrée sur une jeune femme (historienne) : Fiona Toussaint, embarquée malgré elle dans une série d’aventures rocambolesques. ça commence avec Sept jours en danger et le premier cycle continue avec J’avais un rendez-vous puis Savoir et te connaître.

Les livres de Mbs n’existaient qu’au format papier (faute de temps et d’appétence de l’auteur pour le format ebook), je lui ai donc proposé de m’occuper de relire et publier les aventures de Fiona en ebook. Avant, je vais donc faire une relecture et procéder à la publication sur Amazon KDP. Pour lire le premier opus, rendez-vous ici, je vous le recommande chaudement ! N’hésitez pas à laisser des commentaires sur la page du livre (vous y trouverez aussi les premiers chapitres, attention, si vous commencez… vous n’en sortirez pas !).

Objectif #2 : Écrire

Écrire reste quand même la base du métier de romancière (haha, sans blague ?), c’est donc naturellement que je le place dans mes objectifs. L’écriture cette année devrait plutôt s’appeler « réécriture » car ce sera l’essentiel de ma production.

Réécriture du Sang des Lumières

Qui dit publication dit forcément relecture et donc réécriture. J’ai déjà fait la première relecture pour identifier les points à revoir, les scènes à étoffer voire à réécrire complètement parce qu’elles ne collent pas avec le reste… Travail prévu en mars et avril 2018.

Réécriture d’Oraison pour une île

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Cale de l’Arcouest à marée montante, côté continent. Photo Fred Henze.

Mon 3ème roman souffre du même défaut que Petite Mouette, à savoir son format court. Ce n’est pas un défaut en soi, mais, au fil des retours des lecteurs qui vont presque tous dans le même sens, je me suis rendu compte qu’il manquait des clés de compréhension des personnages : à force d’avoir trituré, réécrit, ratiboisé le roman initial (qui faisait plus du triple !), j’ai perdu ce qui permettait de comprendre les réactions de Caroline, mais aussi de mieux cerner Joshua.

J’ai longtemps rechigné à reprendre ce roman, car il a un statut particulier pour moi. Mais après l’expérience de la réécriture de Petite Mouette qui a été plutôt positive, j’ai envie de tenter ce défi avec Oraison pour une île. J’ai prévu de m’y pencher une fois que Le Sang des Lumières sera sorti (donc 2ème semestre).

Écrire tout court ?

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Avec ces deux projets (plus tous les autres !), je ne sais pas si j’aurais la possibilité de me lancer sur un nouveau projet d’écriture. J’ai deux idées plus ou moins mûres de romans sous le coude, mais pas encore au point de commencer à écrire… En revanche, je vais sans doute commencer à les travailler (plan, personnages, etc.) pour envisager de faire un premier jet lors du Nanowrimo en novembre.

Sinon, j’ai envie d’essayer d’écrire quelques nouvelles pour participer à des appels à textes : j’aimerais bien envoyer quelque chose à l’IndéPanda (recueil de textes diffusé gratuitement) et participer au 2ème recueil de nouvelles de l’association AIGO (auteurs indépendants du grand ouest) dont je fais partie.

Objectif #3 : Communiquer

Cette année, j’ai envie d’améliorer ma présence sur ma page Facebook, histoire de générer un peu d’activité dans mon humble communauté de lecteurs. Pour l’instant, vous êtes presque 350, c’est énorme pour moi !

FB Espacedudehors

Je vais essayer d’animer ma page auteur en postant régulièrement autour de l’écriture et de mes romans. Ma règle : 1 message par jour / 1 thème différent par jour de la semaine :

  • 1 photo ou vidéo = 1 extrait d’un de mes romans
  • l’info intello du jour (parce que j’aime bien quand mes lecteurs apprennent des choses grâce à moi 😀 !)
  • conseil de lecture (en général pour le jeudi auto-édition) : focus sur un livre auto-édité que j’ai bien aimé
  • le chiffre ou le commentaire du jour
  • une photo pour s’évader (en rapport avec l’un de mes livres, évidemment)
  • la citation du jour
  • et le vendredi, le lien vers le billet de blog 🙂

Je compte sur vous pour partager mes messages, c’est vous qui faites vivre ma page !

Objectif #4 : Rencontrer

C’est la partie que j’ai un peu délaissée jusqu’à présent, mais je compte m’y mettre sérieusement en 2018 : rencontrer mes lecteurs et même aller au-devant d’eux (là, il va falloir que je me fasse violence !). L’idée, c’est de participer à des salons, des dédicaces et proposer des interventions en médiathèque, à l’école, etc.

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Dédicace à Cultura Chantepie (35)

Mon plan d’action pour y arriver :

  • Préparer un argumentaire type kit média pour envoyer aux salons, médiathèques et librairies.
  • Proposer des interventions en médiathèque et dans des établissements scolaires.
  • Faire au moins 3 salons du livre. J’en ai au moins 1 de prévu, avec AIGO en novembre à la médiathèque de Goven. J’aimerais bien faire aller sur des salons qui sont en rapport avec des lieux de mes romans : Paris, Bordeaux, Lorient,  la presqu’île guérandaise, Bréhat, le pays de Brocéliande…

Objectif bonus : me ménager une journée pour l’écriture

Je ne vis pas encore de ma plume, mais j’ai décidé, cette année, d’aménager ma semaine de travail pour garder une journée (le vendredi) que je pourrais consacrer à mes projets d’écriture : pour écrire et travailler sur mes romans, bien entendu, mais aussi sur les projets annexes et notamment les interventions extérieures.

Pour l’instant, je teste grâce à mes RTT et mes congés, mais si cela s’avère payant, j’envisagerais peut-être à terme un temps partiel (si mes bénéfices en tant qu’auteur me le permettent).

Si vous avez envie de travailler avec moi, n’hésitez pas à me contacter par mail à lilylalibelle[@]orange[.]fr (en enlevant les crochets).

Pour ceux qui écrivent, n’hésitez pas à relayer vos articles de blog au sujet de vos objectifs 2018 dans les commentaires !

 

 

 

Ecrire le mot FIN… ce n’est qu’un début !

Le 14 décembre, j’ai posé le mot « FIN » sur le manuscrit de mon cinquième roman, Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. Après le Nanowrimo, il ne me restait que quelques chapitres à écrire et je m’étais donnée comme objectif de les écrire avant la fin de l’année. Voilà qui est fait…

FIN !

C’est toujours difficile d’écrire la fin d’un roman, parce qu’on n’a pas envie de quitter ses personnages, parce qu’on est fatigué, et pour plein d’autres raisons. Cette fois, ça l’était d’autant plus que cette suite est à l’image de son titre, plus noire, plus violente, plus dure... et que ce n’est pas forcément ce qui est le plus facile à écrire pour moi.

La version brute du roman pèse quelques 155 000 mots (plus de 900 000 signes), il est donc pour l’instant plus long que le premier opus des aventures d’Eléonore. Mais il subira sans doute une cure d’amaigrissement pendant l’étape de réécriture.

Car la fin du premier jet n’est pas du tout la fin du processus d’écriture… Cela n’en est même que le début ! Maintenant vient le moment de la relecture et de la réécriture. A partir de cette matière que j’ai posée sur ces pages, dégager la structure, réorganiser, préciser, réécrire, tailler aussi… C’est un peu comme le sculpteur qui dégrossit les grandes lignes de sa pièce au début, puis, petit à petit, il peaufine.

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Au fil des romans, je me suis rendu compte que je préfère en fait cette étape de réécriture à celle de l’écriture du premier jet. J’aime travailler à partir de quelque chose (dans mon travail aussi, en fait : une page blanche m’inspire peu, en revanche une première proposition fait jaillir les idées).

Mais avant, un peu de repos, pour moi comme pour mon manuscrit. C’est comme une pâte à pain qui doit reposer pour lever, prendre l’air, se bonifier. Le manuscrit va dormir jusqu’à l’année prochaine et moi je vais pouvoir profiter de mes vacances et de mes proches. Prendre du recul sur ce que j’ai écrit, aussi, après m’être immergée pendant quelques mois dans les péripéties de mes héros.

Si vous avez raté un cadeau, sachez que Les Ombres de Brocéliande sera en promo de rattrapage de Noël du 25 décembre au 7 janvier !

Je vous souhaite un très beau Noël et on se retrouve la semaine prochaine pour le dernier billet de l’année.