Réécrire « Petite mouette » : pourquoi et comment…

Comme je vous le suggère depuis quelques temps, je suis en train de réécrire mon troisième roman Petite Mouette, parallèlement à l’écriture de la suite du Vent des Lumières. Pourquoi une réécriture, alors que le roman fonctionne plutôt bien depuis sa sortie ? Je vous dis tout dans ce billet peut-être un peu technique si vous êtes simple lecteur, mais vous serez dans le secret de la Création ! 🙂

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J’ai publié Petite Mouette sur Librinova le 19 juin 2016 et ça a été tout de suite un beau succès : en quelques mois seulement, il a dépassé les 1000 exemplaires numériques. J’en suis aujourd’hui à 1800. Les retours sont plutôt bons, le roman fonctionne, il a peu de commentaires sur Amazon mais d’un côté, je comprends les lecteurs : pas facile de faire un commentaire sans spoiler l’histoire (et je remercie les commentateurs d’avoir joué le jeu jusque là !).

Pourquoi réécrire ?

Pour plusieurs raisons, qui rejoignent un peu toutes la même volonté : améliorer. Lorsque le roman a intégré le programme « En route vers le papier » de Librinova, j’ai eu une longue discussion avec mon agent littéraire, Andrea, au sujet du livre. Car il avait un gros défaut, dont j’étais consciente : il était court (à peine 200 000 signes alors que la moyenne d’un roman est 350 000). Certes il existe des romans courts qui fonctionnent très bien et la longueur n’est pas un argument pour ou contre en soi. Si le roman est suffisamment dense, il peut s’exonérer de longueurs inutiles.

Sauf que pour Petite Mouette, ce n’était pas le cas (il faut être réaliste et lucide) : la fin était trop rapide, pas assez creusée, pas assez fouillée. C’était déséquilibré par rapport au début qui était, lui, beaucoup plus lent. Certains personnages n’étaient pas assez consistants. En réalité, ça ne faisait que confirmer un sentiment de « pas fini » dont j’étais consciente sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui clochait.

On avait deux options : soit Andrea prospectait les éditeurs avec le roman tel quel, au risque que sa longueur lui fasse préjudice d’emblée (certains éditeurs n’acceptent même pas de lire un roman de moins de 350 000 signes), soit je le retravaillais pour présenter aux éditeurs une version modifiée, plus longue et aussi plus étoffée.

Il ne s’agissait donc pas de rallonger pour rallonger (ça n’a aucun intérêt) mais de rajouter de la matière là où ça en manquait. Approfondir certains personnages secondaires. Ajouter des scènes là où j’étais clairement dans le « dire » et pas dans le « montrer » (si la nuance ne vous dit rien, je vous conseille cet article). Fouiller les personnages principaux, surtout sur la fin.

Comment j’ai procédé

Au départ, bien que motivée, je ne savais pas trop par quel bout prendre la chose. En effet, rien n’est plus difficile que de revenir sur un texte déjà écrit. C’est déjà compliqué quand on en est au stade des corrections et de la relecture, ça l’est encore plus lorsque le texte a été publié et apprécié par les lecteurs. Il faut refaire ce qui pèche sans défaire ce qui est bon. Andrea m’a donné un bon coup de main (et je l’en remercie ❤ ) en me donnant des pistes d’améliorations, de son point de vue : elle m’a fait une liste de ce qui fonctionnait ou pas, ce qui lui avait manqué, là où j’avais de la matière pour approfondir… Je me suis aussi basée sur les retours de lectures et les chroniques : parfois, les faiblesses du roman sont pointées.

2016-02-16 10.00.16

Je m’y suis mise au début de l’année 2017, j’ai commencé par me fixer un objectif chiffré : 350 000 signes, soit environ 60 000 mots. Puis j’ai repris chaque chapitre un par un et je les ai découpés en scènes. Mes chapitres étaient assez longs et couvraient parfois plusieurs scènes. J’ai réécrit le plan détaillé de chaque scène telle qu’elle existait, en ajoutant ça et là les idées d’amélioration (développer telle réaction, tel personnage, etc).

Puis j’ai laissé mariner quelques semaines, surtout parce que je n’avais pas le déclic pour me lancer dans la rédaction. Un jour, en lisant un article sur les points de vue et les narrateurs, j’ai eu l’illumination : et si je réécrivais mes scènes en changeant de point de vue ? Il y a déjà plusieurs points de vue dans le roman, mais ils sont mélangés dans la narration (le narrateur est dans la tête de tous les personnages en même temps), le point de vue dominant étant celui d’Amandine.

J’ai décidé de garder un narrateur omniscient, mais en focalisant, pour chaque scène, sur un seul personnage : quelquefois je raconte du point de vue de Paul, quelquefois de celui d’Amandine, quelquefois de celui de Suzanne (ce procédé m’a permis, d’ailleurs, de creuser le personnage de la mère d’Amandine). Ce qui a été magique, c’est qu’une fois que j’avais décidé ça, ça s’est débloqué presque tout seul, notamment pour la fin. Par contre, ça m’a forcée à réécrire certaines scènes de A à Z pour coller au point de vue choisi.

Balise Piriac
La balise du port de Piriac-sur-Mer.

Actuellement, il me reste 11 000 mots à écrire pour atteindre mon objectif, mais j’ai laissé de côté certaines scènes du début pour pouvoir réécrire la fin de manière plus cohérente. Je pense aussi ajouter des descriptions d’endroits de la presqu’île que j’ai juste survolé jusqu’à présent et qui seront peut-être le théâtre d’une ou deux scènes supplémentaires.

Une fois que j’aurai fini, j’enverrai le tout à Andrea pour savoir ce qu’elle en pense. Si ça convient, elle pourra présenter cette nouvelle version à des éditeurs… J’espère en tout cas que Petite Mouette rejoindra un jour Le vent des Lumières sur les rayons des librairies !

Voilà pour ce petit tour dans les coulisses de l’écriture, j’espère que ça vous a intéressé… Sinon dites-le moi en commentaires ! 🙂

« Petite Mouette » en promo :)

Alors que mon premier roman est en train de se faire beau pour être sur les rayons des librairies dans quelques semaines, mon petit 3ème a été choisi par Amazon pour faire partie de la sélection de l’été : du 19 juin au 16 juillet, Petite Mouette sera à moitié prix, soit 1,49€ au lieu de 2,99€ (en numérique).

Promo Petite Mouette juin17

C’est l’occasion de découvrir cette jolie histoire qui se passe dans la non moins jolie région de Piriac-sur-Mer (en lice pour être le « Village préféré des Français » !). Une histoire d’amour impossible, mais pas que : ce roman parle aussi des liens mère-fille, de l’adolescence, de la différence (ou pas !) entre amour et amitié… et bien sûr de la mer.

Le 19 juin, cela fera un an tout juste que le livre sera sorti. Il a déjà séduit plus de 1700 lecteurs, principalement sur ebook. Par contre, il n’a pas beaucoup de commentaires 🙂 (alors si vous avez aimé, n’hésitez pas à en mettre un… sans raconter la fin, hein 😉 ).

Je vous dis tout sur ce roman sur la page qui lui est dédiée, mais ça vous dit un petit extrait ?

La première quinzaine d’août, Amandine passa en réalité plus de temps à Quimiac qu’à La Turballe. Elle connaissait par cœur les horaires de bus à force de prendre la ligne qui desservait le petit village dans les rues duquel elle aimait déambuler. Paul la ramenait chez elle le soir, par principe plus que par envie, car souvent la soirée se prolongeait très tard, entre promenades sur la plage et discussions animées à la belle étoile. Mais des tonnes de scrupules l’empêchaient de la garder chez lui, même si – et c’était peut-être ce qui le gênait le plus – Amandine semblait ne rien y voir d’inconvenant.
Contrairement à ce qu’elle avait promis, Suzanne ne revint pas le premier week-end d’août, ni le suivant mais trouva quand même deux jours pour venir avant la mi-août. Amandine ne s’étonnait plus des faux-bonds de sa mère et elle se rendait même compte que cela l’indifférait, en fait. Pourtant, elle fut contente de la présence de Suzanne ces quelques jours et elle en profita même pour lui faire découvrir quelques coins qu’elle commençait à connaître.
Une fois sa mère partie, Amandine se retrouvait seule la journée, mais sa solitude n’avait plus ce goût de définitif qui la rendait si amère autrefois. Elle se promenait beaucoup, faisant souvent la route à vélo lorsque le temps le permettait, les sens aux aguets. Elle aimait particulièrement longer le chemin des douaniers entre Quimiac et Piriac-sur-Mer et elle découvrait d’autres ports, d’autres plages, des criques à l’abri du vent. Souvent, elle s’arrêtait, fascinée par cette tranquillité qui semblait caractériser les paysages marins.
En arrivant en vue de Piriac, elle s’asseyait souvent sur le banc d’un ancien refuge de douanier, une toute petite maisonnette de pierre bâtie sur la falaise, les bras autour de ses genoux. Seuls, les goélands, fort nombreux, troublaient le silence. Au loin, engoncées dans les rochers, des maisons faisaient face à la mer basse.
Une odeur d’algues et d’iode se mélangeait à celle, plus fugace, des pins. Quelques estivants se promenaient le long du rivage et regardaient les quelques bateaux qui semblaient attendre la marée, leurs quilles décolorées plantées dans le sable et les galets. Elle inspirait profondément en regardant les oiseaux lutter contre le vent, en regardant le monde.
Sans penser à rien. Surtout, ne penser à rien.

(Chapitre 7).

Et si vous vous demandez à quoi ressemble la petite maison de douaniers face à la mer, là voilà !

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Alors, conquis ? Si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le site où vous l’avez acheté… Bonne lecture !

Mon 3ème roman « Petite Mouette » est sorti

C’est  le grand jour ! Mon troisième roman Petite mouette est sorti aujourd’hui sur toutes (ou presque !) les plateformes de téléchargement en numérique et sur Amazon pour le format papier. Retrouvez tous les liens d’achats ici. Pour le lancement, le prix est de 0,99€ (mais jusqu’au 21 juin seulement).

Promo lancement PM

La parution d’un livre est toujours un moment émouvant mais exaltant aussi : c’est maintenant à vous de le faire grandir, de le faire vivre… Je compte sur vous pour me faire retour de vos impressions, positives et négatives.

N’oubliez pas aussi que la promo sur Le vent des Lumières continue jusqu’au 4 juillet. Comme Petite mouette est à 0,99€ jusqu’au 21 juin, vous pouvez avoir mes 2 livres pour le prix d’un !

Je ne m’arrête pas sur ma lancée, je suis en train de plancher sur mon quatrième opus. Pour cette fois, on quitte la mer pour aller se perdre en forêt de Brocéliande… Rendez-vous en fin d’année !

Le petit 3ème sera bientôt là…

Les abonnés à mon infolettre le savent déjà, j’ai dévoilé la date officielle de sortie de mon troisième roman. Petite mouette sera donc disponible à partir du 19 juin 2016 en numérique puis en broché ! J’espère que ce nouvel opus vous plaira.

Pub sortie PM

Mes proches me pardonneront ce titre un peu trompeur mais, quelque part, la parution d’un nouveau roman c’est comme une naissance : après des mois de réflexion, de conception, de création, de gestation… c’est le moment de lancer ce « bébé » dans le monde.

Et c’est toujours un moment particulier, émouvant mais stressant aussi : à partir du moment où je vous livre ce roman, il n’est plus mon livre, il devient le vôtre. Comme l’a si joliment dit Matthieu Biasotto, un auteur indépendant que je vous recommande, « lire c’est écrire la suite, d’une certaine manière. Ce que ce livre va devenir ne m’appartient pas (plus) ».

Petite mouette sera disponible au format numérique sur Kindle mais aussi sur les autres liseuses via la plateforme Librinova, ainsi qu’au format papier (un peu plus tard, sans doute fin juin début juillet) sur Amazon seulement.

Un roman contre les préjugés

Elle a 17 ans, il en a presque le double… Amandine est une ado solitaire et réservée qui passe ses vacances près de La Baule, sur la côte Atlantique, où elle rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Tandis que Paul se débat entre désir et morale, Amandine, tout feu tout flamme, le pousse dans ses retranchements.

Leurs errances croisées vous emmèneront à travers les magnifiques paysages de la presqu’île guérandaise, entre Mesquer-Quimiac et Le Croisic et montreront que les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’il n’y paraît de prime abord… et qu’on grandit à tout âge. Alors, saurez-vous dépasser vos préjugés pour aller au bout de cette histoire…?

Petite mouette. Sortie le 19 juin 2016 – 2,99€ (numérique) et 9€ (broché). 170 pages.

 

Sur les pas de « Petite Mouette »…

Si tout va bien, mon prochain roman devrait sortir d’ici l’été (sans doute courant juin). En attendant et pour vous faire patienter, je vous propose un petit voyage en images sur les lieux du roman : la presqu’île guérandaise, de bas en haut et de gauche à droite. Et s’il vous prend l’envie d’aller y faire un tour, je vous ai mis les liens vers les offices de tourisme (je ne touche aucune commission… cela dit, si les présidents des OTSI me lisent, j’accepte les partenariats ! 😉 ).

La Turballe

La Turballe

L’histoire commence sur l’esplanade piétonne de La Turballe, petit port sardinier breton (même si administrativement c’est en Loire-Atlantique, hein !), au Café du Port. C’est là que les deux héros se rencontrent…

Ils passent aussi du temps sur la longue plage des Bretons (puisqu’on vous dit que c’est la Bretagne !).

La Turballe Coucher soleil

Quelques scènes se passent aussi sur la plage de Ker Elisabeth, en remontant vers Piriac.

Tout au bout de la plage des Bretons, après la Grande Falaise, se trouve la magnifique pointe de Pen-Bron, son centre hélio-marin, l’entrée des marais salants de Guérande et un cimetière niché au milieu des dunes, incongru mais tellement reposant.

 

Piriac-sur-Mer

Cette petite cité de caractère mérite bien son nom, puisqu’on y trouve des maisons de pierre avec des portes si petites que même un hobbit doit s’y cogner, encore un port, des rues minuscules avec des hortensias immenses, et un je ne sais quoi d’attachant qui subsiste malgré les touristes.

De Piriac-sur-Mer à Mesquer : le chemin des douaniers

Maison du garde-côte Quimiac Loire-Atlantique

Vous avez déjà vu cette petite maison sur le blog, mais je ne m’en lasse pas (c’est un ancien refuge de douanier). De Lérat à Rio More en passant par Port-au-Loup, Amandine et Paul arpentent ce chemin qui croise de nombreuses criques, plages et recoins secrets…

Quimiac

Ce village est rattaché à la commune de Mesquer, mais il possède son centre-bourg, sa place du marché, ses plages, ses campings, ses villas… et une quiétude reposante que j’aime tout particulièrement. La grande plage de Lanséria, à laquelle on accède notamment par l’avenue de la Plage directement depuis la place du marché, est de toute beauté…

Dans le roman, j’évoque aussi plus sommairement d’autres endroits tout aussi mignons : Le Croisic, Guérande, la pointe de Sorlock (Mesquer), La Baule… Mais je vous laisse y faire vos propres découvertes !

J’espère que ce petit voyage dans l’univers de Petite Mouette vous a plu, je vous donne rendez-vous très bientôt pour découvrir un teaser en vidéo qui reprendra certaines de ces images.

NB : Toutes les photos sont personnelles, sauf la première photo de La Turballe (source OT de La Turballe).