10 trucs pour po-si-ti-ver

La rentrée est souvent synonyme de petite déprime saisonnière, surtout quand la météo n’est pas franchement de la partie… J’avais envie de vous partager 10 petits trucs pour positiver : parfois ça peut paraître simpliste ou même « yakafokon » 🙂 mais ce sont des principes que j’applique comme des réflexes au quotidien. Comme ça marche plutôt bien pour moi (pas toujours, hein, j’ai aussi mes jours « sans » 🙂 ), pourquoi pas pour vous ?

Voir le verre à moitié plein

Quand on est face à une situation, on a parfois tendance à n’en voir que les aspects négatifs et à râler avant d’avoir mal (je trouve que c’est très français, d’ailleurs, comme réaction !). Alors que si on change de point de vue et qu’on commence d’abord par essayer de regarder les côtés positifs de la chose, on envisage avec plus de sérénité le négatif… J’attends souvent aussi « de voir », comme on dit, avant de tirer des conclusions sur le bien ou le mal. J’aime expérimenter par moi-même les choses pour me faire ma propre opinion.

Se saisir des choses simples

Dans mon Bullet journal, j’appelle ça « les petits bonheurs ». Quelquefois, on met la barre du bonheur beaucoup trop haut : trouver le grand amour, une belle maison, des supers enfants, un boulot qui nous éclate… Forcément, on est toujours insatisfait, dans ces cas-là. Chaque mois, j’essaie de noter les petits trucs sympas qui ont émaillés les jours : un anniversaire, une soirée entre amis, une promenade en famille, un fou-rire, un paysage apaisant qui m’a émue… Mais pour ça, il faut être en éveil (voir le point suivant).

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Ouvrir l’oeil et son coeur

Il y a longtemps, j’ai lu un roman très atypique. L’auteur commençait par ce préambule : « Pour lire ce livre, veuillez jeter vos vieux yeux ». Souvent, la tête dans le guidon, obnubilé par nos tâches quotidiennes, nos soucis professionnels ou personnels, on ne regarde plus autour de soi. Alors que si on fait attention, on a toujours des belles images autour de nous : un rayon de soleil levant qui commence à caresser les arbres, un chat enroulé sur lui-même sur un coussin, un gamin perdu dans ses rêves à l’arrêt de bus… Il suffit de lever le nez, mettre de côté ses vieux yeux (et sa vieille tête, parfois, aussi !) et de se laisser regarder. C’est beau, ça suffit pour avoir un peu de positif dans la tête.

Se poser

Pour réussir à regarder, il faut prendre le temps. Se poser. Vous allez me dire que ce n’est pas toujours évident quand on est à hue et à dia, qu’on court après le temps, etc. Certes. Mais regarder le soleil par la fenêtre ne prend pas deux heures ni même dix minutes… tout au plus cinq secondes, sourire intérieur (ou extérieur !) inclus. A mon avis, il est important d’apprendre à s’arrêter, même juste cinq minutes, pour ne rien faire. Souffler. Regarder autour de soi. Re-souffler. Et hop on repart.

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Profiter

ça rejoint un peu les premiers trucs (voir le verre à moitié plein et se saisir des choses simples) : ne pas être trop exigeant sur ce qui nous fait du bien. On n’a pas forcément besoin de partir huit jour dans une île paradisiaque pour être heureux et profiter de la vie (même si je vous accorde que c’est pas mal aussi ! :p ). Quelquefois, juste s’asseoir dans le canapé et s’offrir un petit verre (d’apéro, de jus de fruit, de lait, de smoothie, peu importe…), seul ou pas, c’est un bon moment, profitons-en ! Un bon bain chaud avec un livre, regarder une série à la con à la télé emmitouflé dans la couette, courir une heure au lever du jour, que sais-je… si ça vous fait plaisir, faites-le, mais faites-le consciemment (c’est à dire en ayant conscience que vous êtes bien et que ça vous fait plaisir… sinon ça ne sert à rien).

Relativiser

Je suis issue d’un milieu ouvrier et quand j’étais petite, mon papa nous disait toujours qu’il fallait plutôt regarder les gens plus « bas » que nous (comprendre : ne te plains pas de ta situation, car il y a des gens moins bien lotis que toi) et non pas regarder en haut (n’envie pas trop les « riches »). J’ai gardé de ce précepte le réflexe de relativiser les choses quand je suis dans une situation inconfortable : il y a sûrement mieux, mais il y a surtout sûrement pire (c’est un peu comme le verre à moitié plein).

Eviter les gens pessimistes

Souvent on ne s’en rend pas compte, mais on est parfois entourés de gens négatifs, qui voient tout en noir, incapables de voir le verre plein. Ces gens qui râlent avant même d’avoir mal, avant de savoir ce qui va se passer. Quelquefois, ce type de personne peut même entraîner du malheur par le simple fait de l’avoir craint. Leur pessimisme est même parfois tellement contagieux qu’ils nous amènent à être négatif, même avec la meilleure volonté du monde. J’évite autant que possible de discuter avec ce genre de personne et quand je n’ai pas le choix, je fais l’ourse (comprendre : ma conversation est réduite au minimum vital pour rester polie 😀 ). Je suis convaincue que les problèmes ont l’importance qu’on leur donne… et pas plus.

Ne pas attendre

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N’attendez pas que les bons moments arrivent… prenez n’importe quel moment et rendez-le bon ! On appelle aussi ça « être pro-actif »… voire être acteur tout court : au lieu de regarder le film se dérouler, on participe au tournage. ça rejoint le « profiter » et les trucs précédents :  créer les conditions pour passer un bon moment (entre amis, avec sa famille, même au travail). Se dire : aujourd’hui on va se faire une bonne bouffe ou je vais m’offrir un bain ou je vais lire ce bouquin dont j’ai envie depuis longtemps… Si on ne fait rien pour, ce n’est jamais le bon moment. C’est à chacun de créer les bons moments, pas à la vie : Paul Eluard disait « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » et je crois qu’il a raison. La chance, c’est peut-être aussi de savoir saisir le moment, l’occasion qui se présente. D’être ouvert au monde.

Réagir

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L’histoire de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite est une allégorie souvent utilisée pour décrire les phénomènes d’accoutumance. Une grenouille plongée dans un récipient d’eau chaude saute tout de suite pour s’échapper. Par contre, si on la place dans un récipient d’eau froide et qu’on réchauffe peu à peu, la grenouille ne bouge pas, parce qu’elle est toujours bien. ça devient de plus en plus chaud, mais bon, c’est encore supportable, alors elle reste dans son récipient. Jusqu’au moment où l’eau devient tellement chaude que la grenouille ne se rend pas compte qu’elle est cuite et qu’il est trop tard pour sortir… Même si la véracité de « l’expérience » reste à prouver, là n’est pas son intérêt. C’est sa signification qui l’est : quand on sent que ça ne va pas très bien, il ne faut pas trop attendre pour réagir. Parce que si on attend trop, ça devient trop tard…

Croire

Mon dernier truc est peut-être le plus important : croire. Croire aux 9 trucs précédents… parce que si on n’est pas convaincu de leur efficacité, ça marchera forcément moins bien. Et surtout, il faut croire en soi (dit la fille qui a mis 30 ans au bas mot avant d’avoir un peu confiance en elle 😀 ). Blague à part, je pense que ce qui nous manque aujourd’hui beaucoup, ce qu’on oublie peut-être d’apprendre à nos enfants, c’est ça : y croire, croire en ses rêves, sans perdre de vue la réalité, certes, mais y croire quand même. Parce que c’est ça qui nous porte.

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Un oiseau posé sur une branche n’a jamais peur que la branche casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes…

 

ça ne m’arrive pas souvent de faire ce genre de billet un peu « feel good », mais j’en avais envie et ça fait du bien… Dites-moi si ça vous intéresse… ou pas du tout 🙂 . Sinon, vous, vous êtes plutôt verre à moitié plein ou à moitié vide ? C’est quoi vos trucs pour être positif ?

 

 

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[Rentrée] Mes projets d’écriture 17-18

Le billet publié la semaine dernière sur mon organisation et le BuJo a battu le record de vues du blog : 820 vues à lui tout seul ! Je vois que le sujet vous intéresse beaucoup, je vais essayer de vous proposer un peu plus de billets « organisation », alors 🙂

Cette semaine, je continue sur la lancée des billets de rentrée, ceux où on prépare ses petites affaires pour la nouvelle année et où on planifie ses activités. J’ai conservé l’habitude depuis l’école de fonctionner par année scolaire, devenues dans mon travail des « saisons culturelles » : je m’organise donc de septembre à août (et non de janvier à décembre si j’étais sur une année civile). ça tombe bien, car cette année, je commence mon nouveau Bullet journal juste avec le début de septembre. En janvier, avec la nouvelle année (civile cette fois), je fais un point d’étape et je réajuste mes objectifs si nécessaire.

Alors, qu’ai-je prévu côté écriture en 2017-2018 ? Je suis restée modeste (réaliste, surtout !) car il n’y a rien de pire que surestimer ce qu’on est en mesure de faire dans le temps imparti.

Côté romans

Terminer la réécriture de Petite Mouette

C’est une question de jours ! Ensuite je l’enverrais à Andrea qui va la relire et on verra si je peaufine la version pour prospecter les éditeurs avec. ça va m’occuper quand même jusqu’à mi-septembre, je pense.

Le sang des Lumières (Eléonore tome 2)

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J’ai laissé un peu de côté l’écriture du roman pendant que je réécrivais Petite mouette. Je me suis rendu compte à l’usage que j’ai du mal à écrire sur deux projets en même temps. En revanche, tout en corrigeant Petite mouette, mon cerveau continue de cogiter sur les aventures d’Eléonore… Je n’ai donc pas perdu le fil !

Concrètement, je pense consacrer la fin septembre et le mois d’octobre à finir d’écrire la deuxième partie du roman. Le plan est écrit et plus ou moins fixé, j’en ai écris une bonne partie mais des changements en début de partie, pour des raisons de cohérence scénaristique, m’obligent à réécrire certains chapitres…

Parallèlement, en octobre, je vais préparer le plan détaillé de la troisième partie, celle qui me pose le plus de soucis car dans la période historique concernée, il ne se passe pas grand chose. L’idée est d’arriver à avoir un plan suffisamment étoffé pour fin octobre, afin d’être prête pour le NaNoWriMo.

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J’ai en effet décidé de consacrer mon Nano 2017 à l’écriture du premier jet de la troisième partie du Sang des Lumières : l’année dernière j’avais profité de ce challenge pour écrire la première partie et ça m’avait plutôt bien réussi. Je pense que j’ai besoin de ce type de « carotte » pour booster ma motivation.

Ensuite, je vais laisser poser en décembre en proposant une première lecture à des « alpha-lecteurs » pour savoir si l’histoire fonctionne, sur le fond surtout (pour la forme on verra plus tard). Si cela vous intéresse, faites-moi signe, mais là je vais avoir besoin de personnes qui ont une certaine expérience en écriture et/ou en scénario. Un-e historien-ne serait le-la bienvenu-e aussi !

En 2018, ça sera l’heure de la nécessaire réécriture (février), des corrections de forme (mars) et de la bêta-lecture (avril) avant les dernières corrections. Si tout va bien, le roman pourrait sortir pour l’été 2018

Le sang des Lumières Roman historique Révolution Française Eléonore Histoire

Un autre roman ?

J’aime bien avoir quelques idées d’avance quand j’écris (ça me motive aussi à terminer ce que j’ai commencé !). Savoir que j’ai des projets en attente me permet de me projeter dans l’après. Pour ne rien vous cacher, j’ai deux idées de romans posées quelque part dans mon ordinateur : une romance contemporaine et… un roman historique (sans blague !). En fait, non, j’ai trois idées de romans, puisqu’il n’est pas exclu qu’il y ait un troisième tome des aventures d’Eléonore 😀 …

Pour l’instant ce ne sont que de vagues idées mais qu’elles existent me permet de les faire grandir en les laissant mûrir d’elles-mêmes : parfois, en passant, j’y pense, je rajoute des points à voir, des péripéties, des personnages, des lieux…

Les autres textes

J’ai écris cet été une petite nouvelle sur le thème des légendes pour le recueil qui va être publié par l’Association des auteurs indépendants du grand ouest dont je suis adhérente. J’écris peu de nouvelles mais cette expérience m’a plu, aussi je n’exclus pas d’en écrire d’autres et peut-être de les proposer à l’Indépenda (le magazine des auteurs indépendants). Et sinon, elles seront publiées sur le site !

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Côté blog et édition

Sur le plan de l’édition, tout va dépendre des prospections des éditeurs : mon beau planning va peut-être être bouleversé par la proposition d’un éditeur pour Les ombres de Brocéliande ou Petite mouette… Il y aura alors du temps à dégager pour du travail éditorial sur les romans. Mais je vous avoue que c’est tout le mal que je me souhaite !

Sur le blog, il n’y aura pas de révolution sur l’Espace du dehors (sauf envie incontrôlable de dernière minute pour tout changer ! 😉 ). J’envisage peut-être de migrer sur un wordpress.com avec un hébergement dédié et un nom de domaine à moi toute seule, mais comme je n’arrive pas à me décider entre lyndaguillemaud.fr et lespacedudehors.fr, j’attends… Vous pourriez peut-être m’aider, d’ailleurs : vous préférez quelle adresse, vous ? Dites-le moi en commentaire !

Rentrée : organisation, écriture, BuJo

Au cas où l’information vous aurait échappée, c’est la rentrée… C’est souvent le moment, avec le début d’année, où l’on prend des bonnes résolutions. Ce n’est pas vraiment mon cas, j’essaie d’avoir des « bonnes résolutions » toute l’année. Mais j’avais envie de faire un billet sur mon organisation et notamment sur un outil qui me suit depuis maintenant presque 18 mois : mon bullet journal (BuJo pour les intimes).

Cela ne vous étonnera peut-être pas, mais quand j’étais petite, j’adorais la rentrée des classes : avoir mes livres d’école neufs, mes nouvelles affaires, des cahiers vierges, des beaux stylos… Je me souviens d’une année, j’étais au collège, on avait récupéré les manuels quelques jours avant la rentrée (grâce à l’association des parents d’élèves). J’avais passé quelques heures à commencer à lire celui d’histoire-géo et je crois même que j’avais commencé à faire des fiches de révision… alors qu’on avait même pas eu les premiers cours. Bref, tout ça pour dire que j’ai toujours été quelqu’un d’organisé : j’aime faire des plannings, des méthodos, agencer les choses, réfléchir au comment, élaborer des stratégies, etc… Même si, quelquefois (souvent ?) je ne respecte absolument pas ce que j’ai planifié, au moins tout est fait, dans un ordre différent, mais c’est fait.

Passer au bullet journal n’a donc pas été difficile pour moi, c’était même plutôt naturel. A l’usage, je me suis rendu compte que j’avais déjà des réflexes BuJo dans mon organisation personnelle.

C’est quoi un BuJo ?

Je ne vais pas faire un cours sur le bullet journal ici car d’autres l’ont fait bien mieux que moi : Ryder Carroll (site en anglais) en premier lieu, inventeur du concept, mais aussi : Powa Powa, ZunZun, Soho Hana pour rester dans les francophones. En ce moment sortent un tas de livres sur le bullet journal qui expliquent le procédé et donnent des conseils. Il y a aussi des carnets « pré-remplis » qui sont vendus en papeterie. Attention, pour ces derniers supports, on s’éloigne un peu (parfois beaucoup) du concept de base, qui consiste à partir d’un cahier vierge. Je préfère les livres de conseils, comme ceux des trois blogueuses citées plus haut, qui vous laissent carte blanche pour créer votre bujo.

Car un bullet journal est avant tout un outil d’organisation. Il est basé sur un principe de listes à puces (d’où son nom, « bullet » veut dire puce) où chaque ligne représente une tâche, un rendez-vous, une note, une idée… A la base, on a juste besoin d’un cahier et d’un crayon. C’est tout. A chacun, ensuite, de créer les pages et les rubriques qui lui conviennent. Et surtout de les adapter à son mode de fonctionnement. Je vous invite à consulter les sites précédemment cités si vous voulez plus de détails. Mais retenez que l’atout majeur du bujo, c’est qu’il est malléable, adaptable, évolutif.

A quoi ça sert, tout ça ? D’abord, pour moi, à se vider la tête. Une fois que la tâche, l’idée, le rappel est noté dans le bujo, je l’oublie. Mon cerveau est disponible pour autre chose. C’est très important pour ne pas avoir l’impression d’être submergée de choses.

Qu’y a-t-il dans mon bullet journal ?

Toute ma vie, ou presque. Au début, j’ai fait comme tout le monde, j’ai créé un tas de pages et de collections que je n’ai finalement jamais remplies. Lorsque j’ai commencé mon deuxième cahier, j’ai fait un bilan réaliste et lucide de ce dont j’avais besoin.

J’ai aussi tâtonné de nombreuses semaines avant de trouver une présentation qui me convenait et me correspondait.Il faut aussi savoir ne pas être perfectionniste, accepter les ratés, les ratures, les pages moches… C’est un outil, pas une oeuvre d’art. C’est un très bon exercice pour apprendre à lâcher prise ! 🙂

Carnets bujo
Le nouveau (rose, un Leuchtturm 1917) et l’ancien (violet, un Oxford)

Actuellement, je suis en train de préparer mon troisième carnet… Il va commencer en septembre et je pense l’amener jusqu’en août 2018, une année scolaire ou une « saison », en somme (c’est aussi mon rythme de travail, ce n’est donc pas une temporalité anodine).

Un index

J’avoue, il ne me sert pas beaucoup, car j’ai tendance à ne pas revenir en arrière pour consulter les pages passées. Je préfère marquer les pages importantes avec un trombone ou un onglet de couleur, voire du masking tape, mais je vais essayer dans le nouveau carnet de plus utiliser l’index.

Un calendrier annuel et un « journal des mois à venir »

En anglais « future log ». C’est pareil, je l’utilise assez peu et il est plutôt là en pense-bête car j’ai conservé l’habitude de noter tous mes rendez-vous, réunions et autres événements dans mon agenda électronique Google. Je peux le consulter depuis mon téléphone mais aussi sur mon ordinateur au bureau. Il est également synchronisé avec celui de mon chéri, comme ça on sait quand on est disponible ou pas si l’un ou l’autre veut programmer une fête ou une sortie. Dans mon bujo, je note surtout les gros événements à venir (style un mariage, les anniversaires, un concert, les vacances…).

La liste de mes envies (« bucket list »)

Bucket list et suivi annuel bujo

C’est la liste des trucs qu’on rêve de faire un jour. Des choses simples mais aussi des rêves fous. C’est le genre de liste un peu inutile mais qui fait du bien. J’ai hésité à la reporter dans mon nouveau bullet journal mais finalement j’ai décidé de la recopier… parce que ça fait du bien 🙂 .

Le suivi annuel

suivi annuelC’est à la fois la liste des projets de l’année mais aussi des tableaux de suivi, un peu comme des tableaux de bords. Dans les projets et objectifs de l’année, j’ai des choses basiques du style « transcoder les VHS en DVD » ou « continuer le sport deux fois par semaine », mais aussi des choses que j’aimerais faire dans l’année (comme « aller à Bréhat » ou « visiter les plages du débarquement en famille »).

Au niveau des suivis, j’ai un tableau pour suivre ma courbe de poids (par mois, je ne fais pas une fixation dessus non plus !), un qui récapitule les sous que je mets de côté chaque mois, un qui recense le nombre de mots écrits par mois et les ventes de livres. Enfin, j’ai un petit tableau dans lequel je note les périodes où je dois programmer mes rendez-vous médicaux (genre ceux qu’on a une fois ou deux par an : gynéco, dentiste, audioprothésiste, etc… et qu’on doit anticiper six mois avant).

Les collections « maison »

Je n’en ai conservé que quelques-unes car je me suis rendu compte que je ne les remplissais pas. J’ai gardé :

  • la liste des livres lus (utile car je pensais lire beaucoup moins que je ne le fais en réalité),Liste livres lus bujo
  • une liste des recettes de cuisine pour faire mes menus de la semaine et préparer mes commandes de courses plus facilement (ce ne sont pas les recettes in extenso mais juste leur nom et l’endroit où elles sont rangées),
  • un mémo ménage (j’ai découpé les tâches ménagères en petites actions, j’en fait un peu tous les jours, comme ça je n’ai pas l’impression de ne faire que ça: lundi courses, mardi nettoyage cuisine, mercredi nettoyage salles de bains et wc, jeudi poussières, vendredi linge, samedi sols + une tâche qui n’est effectuée qu’une fois par mois comme nettoyer le frigo),

Suivi ménage bujo

  • un mémo avec les emplois du temps de mes deux filles avec les numéros de leur établissement scolaire et les horaires des bus, les horaires d’activités (les leurs et les miennes) et tout ce qui peut servir (horaires bibliothèque, etc).

Mémo bujo

Les collections « écriture »

La encore j’ai épuré pour ne garder que ce qui me servait vraiment. Je me suis inspirée du ScriBujo mis en place par Joanne Wolf. J’ai une collection avec les projets et objectifs à atteindre en terme d’écriture (par exemple : corriger Petite Mouette, écrire le premier jet du Sang des Lumières…). J’essaie de planifier le déroulement sur l’année, mais c’est plutôt indicatif.

 

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J’ai également une liste d’idées de billets de blog : pour ne pas être en panne d’inspiration, mais aussi pour essayer d’avoir plus de billets programmés à l’avance (sur ce dernier point, ça ne marche pas vraiment…!). En fait, je révise beaucoup ces objectifs sur mes plannings mensuels et je réajuste en conséquence. J’ai abandonné le suivi des réseaux sociaux et des statistiques du site : ça ne me servait pas à grand chose.

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Les pages mensuelles et hebdomadaires

Ensuite, on rentre dans le vif du sujet avec les pages agenda. Je ne fonctionne qu’avec des mensuelles et des hebdomadaires (le concept de base du bullet journal préconise des mensuelles et des quotidiennes). Sauf que moi je fonctionne psychologiquement à la semaine et pas à la journée, j’ai donc besoin d’avoir une visualisation de ma semaine en cours d’un seul coup d’oeil. C’est le point fort du bullet journal : il s’adapte à vous et pas l’inverse.

Mes pages mensuelles sont bâties sur deux pages : une page « agenda » pure (une ligne par jour, j’y note les événements importants) et je prolonge avec un tableau de suivi dans lequel je coche chaque case quand j’ai fait la tâche en question : les tâches ménagères, si j’ai fait un shampoing (j’essaie de ne pas en faire trop), si j’ai lu, si j’ai fait du sport et combien de temps/kilomètres, le nombre de mots écrits, si j’ai suivi mes comptes, si j’ai arrosé mes plantes, etc… Y jeter un coup d’oeil régulièrement me permet de voir que j’ai oublié d’arroser la semaine dernière, par exemple. Là encore, c’est très confortable de n’avoir pas à y penser sans arrêt : le bullet journal le fait pour moi.

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La deuxième page mensuelle est découpée en quatre zones :

  • maison/famille : les tâches importantes à faire dans le mois (par exemple, prendre rendez-vous pour un vaccin ou acheter des rideaux)
  • écritures : je mets à la fois les tâches à faire sur mes romans, en essayant de fixer des objectifs (« finir la 2ème partie de Petite Mouette »), mais aussi un planning d’écriture (j’ai trouvé l’idée géniale chez Nathalie Bagadey) : une date entourée est une séance d’écriture planifiée, une date barrée d’une croix est une journée où je ne pourrais pas écrire. Au fur et à mesure du mois, je raye les jours où j’ai effectivement écrit (séance planifiée ou non). J’ai enfin un tableau où je récapitule mes ventes numériques et papier du mois écoulé.
  • petits bonheurs : je note les jolies choses, les moments chouettes, des instants dont je veux me souvenir.
  • le mois prochain : comme son nom l’indique, pour anticiper sur les choses à faire dans le futur.

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J’ai pas mal changé de présentation pour mes pages hebdomadaires, mais je crois que j’ai maintenant trouvé celle qui me convenait. J’ai une page par semaine (ça me suffit, mais certains auront besoin de deux pages). J’ai essentiellement une zone pour chaque jour avec la date, la météo (complètement inutile mais j’aime bien), et les tâches du jour. A droite, une case pour les tâches à faire dans la semaine et une case « Scribujo » qui concerne spécifiquement mes tâches d’écriture.

Par ci par là se trouvent des pages ponctuelles (préparation des vacances par exemple) : l’idée du bujo c’est de commencer une nouvelle page pour une nouvelle entrée. Peu importe que l’on soit au milieu du mois ou d’une semaine, l’index est là pour retrouver toutes ces pages disséminées dans le carnet.

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Un exemple de page ponctuelle : préparation des vacances avec listes des lieux à voir et des choses à emporter…

Pour conclure…

Cela peut paraître gadget au départ, surtout que le concept est un peu galvaudé par les multitudes de bullet journal très décorés que l’on croise sur Pinterest et Instagram, mais mon Bujo est pour moi d’abord un pense-bête, un deuxième cerveau. J’avais d’abord commencé à noter des choses sur mon téléphone avec Evernote, mais ça ne me correspondait pas. Le fait d’avoir un cahier avec un crayon me plait et c’est complémentaire avec mon agenda électronique, ce qui ne gâche rien. Au travail, je me suis aussi confectionné un bujo professionnel, encore plus minimaliste : c’est juste un cahier à grands carreaux et à spirales, écrit en noir. J’y fonctionne aussi avec des pages mensuelles et hebdo et je prends également toutes mes notes de réunion dedans. Ainsi, je n’ai jamais le problème du « je n’ai pas mon cahier avec moi ! » ou le « j’ai pas mon agenda »… 🙂

Alors, vous avez envie de vous lancer, vous aussi ? Avant de commencer, je vous conseille de prendre un vieux cahier et de faire quelques semaine « à blanc », pour trouver votre manière à vous. Moi il m’a fallu une bonne année avant de trouver ma vitesse de croisière et maintenant, c’est presque un réflexe. C’est aussi un moment appréciable où l’on prend le temps de se poser pour faire le point sur ce qu’on a fait dans la journée, reporter ce qui n’a pas été fait et… se coucher l’esprit tranquille. 🙂

Racontez-moi vos expériences de bullet journal en commentaires, si vous voulez, ou posez-moi des questions si vous avez besoin de précisions ! Et surtout belle rentrée à tous.

#RaysDay : Les 5 premières scènes de la suite du Vent des Lumières

Aujourd’hui 22 août, c’est le Ray’s Day. Cette initiative, lancée par un blogueur il y a quelques années, célèbre les livres, mais surtout les lecteurs et la lecture. Pourquoi le 22 août ?  Car c’est la date de naissance de Ray Bradbury, l’auteur de Fahrenheit 451, un livre excellent qui décrit une société où les livres sont interdits…

Il est d’usage, pour fêter le Ray’s Day, d’offrir gratuitement quelque chose en rapport avec la lecture : un livre à télécharger, des extraits, un bookcrossing, organiser un marathon de lecture ou d’écriture… L’an dernier j’avais offert aux abonnés de mon infolettre mon roman Oraison pour une île.

Cette année, j’ai décidé de vous offrir les cinq premières scènes de la suite des aventures d’Eléonore : Le sang des Lumières. Attention, je vous préviens, il s’agit d’un premier jet, donc il est fort probable que la version définitive soit très différente.

Pour lire cet extrait, cliquez là => SDL_scenes1-5

Le sang des Lumières Roman historique Révolution Française Eléonore Histoire

J’espère que ça vous plaira ! Dites-moi si ça vous donne envie de découvrir la suite… (sinon j’arrête d’écrire haha 😀 ).

Réécrire « Petite mouette » : pourquoi et comment…

Comme je vous le suggère depuis quelques temps, je suis en train de réécrire mon troisième roman Petite Mouette, parallèlement à l’écriture de la suite du Vent des Lumières. Pourquoi une réécriture, alors que le roman fonctionne plutôt bien depuis sa sortie ? Je vous dis tout dans ce billet peut-être un peu technique si vous êtes simple lecteur, mais vous serez dans le secret de la Création ! 🙂

Pub PM

J’ai publié Petite Mouette sur Librinova le 19 juin 2016 et ça a été tout de suite un beau succès : en quelques mois seulement, il a dépassé les 1000 exemplaires numériques. J’en suis aujourd’hui à 1800. Les retours sont plutôt bons, le roman fonctionne, il a peu de commentaires sur Amazon mais d’un côté, je comprends les lecteurs : pas facile de faire un commentaire sans spoiler l’histoire (et je remercie les commentateurs d’avoir joué le jeu jusque là !).

Pourquoi réécrire ?

Pour plusieurs raisons, qui rejoignent un peu toutes la même volonté : améliorer. Lorsque le roman a intégré le programme « En route vers le papier » de Librinova, j’ai eu une longue discussion avec mon agent littéraire, Andrea, au sujet du livre. Car il avait un gros défaut, dont j’étais consciente : il était court (à peine 200 000 signes alors que la moyenne d’un roman est 350 000). Certes il existe des romans courts qui fonctionnent très bien et la longueur n’est pas un argument pour ou contre en soi. Si le roman est suffisamment dense, il peut s’exonérer de longueurs inutiles.

Sauf que pour Petite Mouette, ce n’était pas le cas (il faut être réaliste et lucide) : la fin était trop rapide, pas assez creusée, pas assez fouillée. C’était déséquilibré par rapport au début qui était, lui, beaucoup plus lent. Certains personnages n’étaient pas assez consistants. En réalité, ça ne faisait que confirmer un sentiment de « pas fini » dont j’étais consciente sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui clochait.

On avait deux options : soit Andrea prospectait les éditeurs avec le roman tel quel, au risque que sa longueur lui fasse préjudice d’emblée (certains éditeurs n’acceptent même pas de lire un roman de moins de 350 000 signes), soit je le retravaillais pour présenter aux éditeurs une version modifiée, plus longue et aussi plus étoffée.

Il ne s’agissait donc pas de rallonger pour rallonger (ça n’a aucun intérêt) mais de rajouter de la matière là où ça en manquait. Approfondir certains personnages secondaires. Ajouter des scènes là où j’étais clairement dans le « dire » et pas dans le « montrer » (si la nuance ne vous dit rien, je vous conseille cet article). Fouiller les personnages principaux, surtout sur la fin.

Comment j’ai procédé

Au départ, bien que motivée, je ne savais pas trop par quel bout prendre la chose. En effet, rien n’est plus difficile que de revenir sur un texte déjà écrit. C’est déjà compliqué quand on en est au stade des corrections et de la relecture, ça l’est encore plus lorsque le texte a été publié et apprécié par les lecteurs. Il faut refaire ce qui pèche sans défaire ce qui est bon. Andrea m’a donné un bon coup de main (et je l’en remercie ❤ ) en me donnant des pistes d’améliorations, de son point de vue : elle m’a fait une liste de ce qui fonctionnait ou pas, ce qui lui avait manqué, là où j’avais de la matière pour approfondir… Je me suis aussi basée sur les retours de lectures et les chroniques : parfois, les faiblesses du roman sont pointées.

2016-02-16 10.00.16

Je m’y suis mise au début de l’année 2017, j’ai commencé par me fixer un objectif chiffré : 350 000 signes, soit environ 60 000 mots. Puis j’ai repris chaque chapitre un par un et je les ai découpés en scènes. Mes chapitres étaient assez longs et couvraient parfois plusieurs scènes. J’ai réécrit le plan détaillé de chaque scène telle qu’elle existait, en ajoutant ça et là les idées d’amélioration (développer telle réaction, tel personnage, etc).

Puis j’ai laissé mariner quelques semaines, surtout parce que je n’avais pas le déclic pour me lancer dans la rédaction. Un jour, en lisant un article sur les points de vue et les narrateurs, j’ai eu l’illumination : et si je réécrivais mes scènes en changeant de point de vue ? Il y a déjà plusieurs points de vue dans le roman, mais ils sont mélangés dans la narration (le narrateur est dans la tête de tous les personnages en même temps), le point de vue dominant étant celui d’Amandine.

J’ai décidé de garder un narrateur omniscient, mais en focalisant, pour chaque scène, sur un seul personnage : quelquefois je raconte du point de vue de Paul, quelquefois de celui d’Amandine, quelquefois de celui de Suzanne (ce procédé m’a permis, d’ailleurs, de creuser le personnage de la mère d’Amandine). Ce qui a été magique, c’est qu’une fois que j’avais décidé ça, ça s’est débloqué presque tout seul, notamment pour la fin. Par contre, ça m’a forcée à réécrire certaines scènes de A à Z pour coller au point de vue choisi.

Balise Piriac
La balise du port de Piriac-sur-Mer.

Actuellement, il me reste 11 000 mots à écrire pour atteindre mon objectif, mais j’ai laissé de côté certaines scènes du début pour pouvoir réécrire la fin de manière plus cohérente. Je pense aussi ajouter des descriptions d’endroits de la presqu’île que j’ai juste survolé jusqu’à présent et qui seront peut-être le théâtre d’une ou deux scènes supplémentaires.

Une fois que j’aurai fini, j’enverrai le tout à Andrea pour savoir ce qu’elle en pense. Si ça convient, elle pourra présenter cette nouvelle version à des éditeurs… J’espère en tout cas que Petite Mouette rejoindra un jour Le vent des Lumières sur les rayons des librairies !

Voilà pour ce petit tour dans les coulisses de l’écriture, j’espère que ça vous a intéressé… Sinon dites-le moi en commentaires ! 🙂