Retour sur Livre Paris 2018

Des rencontres, des retrouvailles, des échanges riches et… des kilomètres à pied : retour sur mon salon Livre Paris 2018.

Livre Paris 2018

J’étais partie sur une journée, le samedi, en compagnie de ma croupicopine graphiste qui a pris goût aux choses de la littérature (grâce à moi, dit-elle… je suis flattée). Départ aux aurores de Rennes et arrivée à Montparnasse 1h30 plus tard (merci la LGV !). L’avantage de venir le samedi, c’est que le métro est relativement calme. A 9h30 pétantes nous sommes devant les portes du pavillon 1 du Parc des expositions de Versailles (sous la pluie). Heureusement, il ne fait pas très froid, mais mon sac est un peu lourd avec mes 4 livres et toutes les gourmandises bretonnes que j’ai ramené pour le stand de Librinova.

A 10h30, nous voilà sur ledit stand, à retrouver toute l’équipe de Librinova au grand complet pour un petit déjeuner bienvenu à coup de pavés bretons, de galettes de Pont-Aven, de gavottes et des madeleines à la farine de sarrasin faites maison 🙂

Je cale un rendez-vous avec mon agent Andrea (j’adore dire ça :p ) dans l’après-midi, afin de discuter de la prospection des éditeurs et des prochains romans puis on part arpenter les allées du salon (toujours aussi mal repérées malgré les grands panneaux avec des lettres qui pendent du plafond !).

20180317_121338J’achète un manga (L’école des sorciers) au stand de Pika Editions pour ma grande et un roman (Zita, la fille de l’espace tome 3) pour ma cadette chez Rue de Sèvres. En flânant, on voit les files d’attentes qui s’allongent déjà pour les dédicaces et pas seulement devant les stands des grosses maisons : Elyxiria, Lumen, pour celles dont j’ai repéré le nom. Je remarque aussi qu’il y a pas mal de stands d’auteurs indépendants (et je découvre dans l’article d’IDboox qu’il y en avait près d’une quinzaine, ce que je trouve plutôt rassurant !).

Après un déjeuner sandwich qui nous permet de reposer un peu nos pieds fatigués, retour chez Librinova pour assister aux master-class : comment se faire repérer par un éditeur en 2018 ? comment promouvoir efficacement son livre ? Même s’il y a des choses que je sais déjà, j’en apprends aussi de nouvelles. Et puis on discute avec les copines, surtout.

Rendez-vous avec mon agent littéraire

C’est l’heure du rendez-vous avec Andrea, mon agent. On s’isole un peu pour pouvoir discuter tranquillement. On parle du Vent des Lumières, qui s’est écoulé avec City Editions à 1100 exemplaires (ce qui est très bien pour un premier roman sans beaucoup de pub) et on s’achemine vers une sortie en poche à l’automne. Andrea lui soumettra Le Sang des Lumières dès que j’aurais fini les corrections et on verra en fonction de la réponse de City Editions quel avenir réserver à cette suite

On parle aussi de mes autres romans, notamment Les Ombres de Brocéliande qui a du mal à convaincre les éditeurs (malgré son succès auprès des lecteurs !) principalement parce qu’il est « inclassable » : un peu fantastique mais pas assez, un peu romance mais pas assez, un peu terroir mais pas assez… Un des inconvénients de l’édition traditionnelle, c’est qu’elle est très cloisonnée, au contraire de l’auto-édition qui permet toutes les fantaisies. Mais on ne lâche rien et Andrea propose de se tourner vers les maisons d’éditions bretonnes… Affaire à suivre !

Des rencontres…

Nathalie Bagadey Livre Paris 2018
Avec Nathalie Bagadey.

Sur le stand de Bookn’séries, je rencontre Nathalie Bagadey, avec qui j’échange depuis pas mal de temps, sur sa page FB ou son blog (que je recommande à tous les novices en auto-édition). Après un saut sur le stand d’Amazon où je peine à trouver ma place (c’est peut-être bête, mais je m’y sens perdue et désoeuvrée, ce qui est peut-être normal vu que je ne connais personne en particulier), retour chez Librinova où j’ai plus l’impression de faire partie de la famille 🙂 .

Je retrouve mes copines de Mooc (Marilyse Trécourt, Virginie Coëdelo, Pascale Rault-Delmas…), mais aussi des nouvelles têtes : Mélanie Taquet qui vient de publier chez Eyrolles ou Sophia Sagnot branchée sur 12.000 volts, etc. Je peux enfin rencontrer Laure Manel de passage sur le stand (on s’était ratées l’année dernière) qui me fait toujours rêver avec son parcours chez Michel Lafon… Je retrouve aussi avec plaisir Claire Casti de Rocco, ma copine éditée également chez City avec qui on échange beaucoup.

Des projets…

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Faire partie de la famille Librinova… (dans les photos en bas à droite, c’est moi !)

Je discute avec ma croupicopine Fanfan de la conversation avec Andrea (j’avoue que la nouvelle concernant Brocéliande est un peu dure à encaisser même si je m’y attendais un peu). On a parlé aussi du projet de futur roman (que j’ai évoqué aussi avec Andrea, qui m’a conseillé de m’y consacrer une fois que j’aurais fini Le Sang des Lumières au lieu de tenter une réécriture d’Oraison pour une île comme je comptais le faire). Les discussions avec Fanfan ont ceci de magique, c’est qu’elles débloquent des choses dans ma tête et me donnent une pêche folle pour me lancer dans l’écriture.

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Vers 19h, le salon commence à se vider (je ne sais pas si c’est la neige qui commence à tomber !) et on décide de casser une graine avant de retourner tranquillement vers Montparnasse. On s’octroie un sandwich foie-gras et vin rouge sur le stand des Petits producteurs du Quercy qui était délicieux !

21h14, départ pour Rennes, arrivée 23h… (re-merci la LGV). Mon téléphone affiche 8 kilomètres, je suis moulue ! Encore une très belle journée, avec des étoiles plein la tête et des projets qui mûrissent. Depuis samedi, mon idée de roman n°6 n’arrête pas de tourner et retourner dans ma cervelle… Il va falloir que j’ouvre un nouveau carnet d’écriture 😉

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Écrivain, ça rapporte ?

Cette semaine, on parle gros sous ! Mes deux derniers billets sont entrés en résonance avec l’actualité récente de la vie littéraire : le salaire des auteurs. Alors, combien gagne un écrivain ? Je lève le voile… en tout cas pour ce qui me concerne.

La récente polémique #payetonauteur (relative au refus des organisateurs du Salon Livre Paris de rémunérer équitablement les auteurs intervenant sur le salon) a permis au moins de mettre sur le devant de la scène la question du salaire des écrivains. Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’auteur n’est pas un fainéant payé une fortune pour coucher trois mots sur un clavier (bon, ça existe, mais ce n’est quand même pas la majorité !).

La semaine dernière, j’ai écrit pour le site d’Anaïs Vivre de ses romans un article où je donnais mon avis sur la plateforme d’auto-édition Librinova. La semaine précédente, en vous présentant mes outils d’écriture, j’ai dévoilé le tableau avec lequel je suis chaque mois mes revenus liés à la vente de mes livres. Sur ce tableau, j’ai flouté volontairement les sommes reçues.

Ce n’est pas parce que j’ai des choses à cacher, mes revenus d’auto-édition et droits d’auteurs sont déclarés en bonne et due forme (enfin j’espère !) aux impôts. C’était plutôt parce que je ne voulais pas balancer des chiffres bruts sans explication. Aujourd’hui, je lève le voile sur ce que « ça rapporte » l’écriture (spoiler : en fait, pas encore grand-chose !).

Combien je touche sur la vente d’un livre ?

Livres numériques (ebooks)

Mes ebooks sont commercialisés via Librinova sur des librairies en ligne (Amazon, Fnac.com, Cultura.fr, etc.). Sur le prix hors taxe (TVA à 5,5%), ces librairies prennent environ 30% de commission, Librinova prend 10% (au titre du programme Agent littéraire) et me reverse le reste. Mes 3 romans auto-édités (Oraison pour une île, Petite Mouette et Les Ombres de Brocéliande) sont vendus 2,99€ TTC sur lesquels je touche donc 1,78€ par exemplaire vendu.

Pour Le Vent des Lumières, il s’agit de droits d’auteurs qui me sont versés par l’éditeur City Editions. L’ebook est vendu 13,99€ TTC (j’en conviens, c’est très cher, mais je n’ai pas eu mon mot à dire !). L’éditeur me verse 15% de droits d’auteurs sur le prix hors taxe, donc je touche à peu près 2€ par ebook vendu.

Les ventes en numérique représentent l’essentiel des revenus générés (90%).

Livres papiers

Répartition des gains pour un livre vendu 20 €
Répartition des gains pour un livre vendu 20 € (source éditions Humanis).

Sur les livres auto-édités, je touche entre 2,50€ et 3€ en fonction du prix de vente (entre 9€ et 12€) : le reste va à la plateforme d’impression à la demande pour couvrir les frais de fabrication du livre et la commission de la plateforme (CreateSpace ou BoD).

Pour Le Vent des Lumières, je touche là aussi des droits d’auteurs : entre 8 et 15% en fonction du volume des ventes. En fait, l’éditeur m’a déjà versé une avance sur mes droits (on appelle ça un « à-valoir ») : j’ai ainsi eu 3000€ (- 20% de commission d’agent de Librinova soit 2400 €) de la part de City Editions pour les ventes du premier tirage du roman (après, charge à l’éditeur de rentrer dans ses frais !).

Je gagne combien avec mes romans ?

Mes chiffres de vente

Voici un tableau simplifié de mes ventes et des revenus depuis que j’ai publié mon premier roman, en août 2015 (vous voyez, je ne cache rien !).

Ventes (ebooks +  papiers)

Revenus nets (imposables)

septembre- décembre 2015 (auto-édition)

1262

1 370 €

2016 (auto-édition)

4227

6 596 €

2017 (auto-édition)
2017 (édition traditionnelle)

3251
1100

4 698 €
2 400 €

Brut de pomme, comme ça, ça parait énorme (quand on reçoit la somme sur son compte aussi, j’avoue !). Mais sur 28 mois, cela représente 538 € par mois. C’est une moyenne car les ventes sont fluctuantes en fonction des périodes : certains mois vont rapporter 1000€ et d’autres 70€ !

Je précise que l’ensemble de ces revenus sont déclarés et que je paye donc des impôts dessus.

Pas de quoi faire un salaire !

Pour vous donner une idée, 538€, ça fait un peu plus de 40% d’un Smic net à 39h. En introduction de ce billet, je disais que l’écriture ne rapportait « pas grand-chose ». Il faut relativiser : pour quelqu’un qui n’a pas de revenus (ou de faibles revenus), c’est déjà une belle somme. Mais c’est loin d’être le pactole quand même, surtout que le ventes sont très aléatoires et cycliques.

J’ai la chance d’avoir un boulot bien payé et je ne peux donc pas encore compter remplacer mon salaire par mes revenus d’écriture. Pour l’instant, ces revenus sont donc du bonus… mais c’est aussi une juste rémunération de mon travail d’écriture.

Des revenus qui ne tombent pas du ciel

En effet, il faut se rappeler surtout que ces revenus ne sont pas de l’argent facile qui tombe du ciel sans rien faire. Ces sommes ont été générées par la vente de 4 romans. Or, ces romans, il faut les écrire, les corriger, les promouvoir, etc. Bref, c’est du travail. Même quand on fait une séance de dédicace, un salon, une intervention dans une école, une médiathèque, c’est du temps que l’on passe en tant qu’auteur : c’est du travail (et c’est la raison pour laquelle les auteurs réclamaient rémunération au Salon du Livre à Paris).

L’écriture d’un roman me prend en moyenne entre 12 et 18 mois, quant à la promotion, c’est un travail quotidien, surtout en auto-édition où l’on est seul à bord. J’estime donc que je n’ai pas volé cet argent, je ne l’ai pas gagné honteusement non plus, bref, que je le mérite !

salaire des auteurs campagne Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse
Campagne de sensibilisation de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse sur le salaire des auteurs.

Contrairement à ce que l’on croit aussi souvent, les revenus en auto-édition sont plus intéressants, financièrement parlant, que via l’édition traditionnelle. Donc signer un contrat d’édition n’est pas forcément synonyme de jackpot. Il s’agit plutôt (à mes yeux en tout cas) d’une certaine reconnaissance professionnelle (et de talent ?).

Non, je ne vis pas (encore) de mes romans

Je ne vis pas de mes romans, mais j’espère bien y arriver un jour ! J’aimerais en tout cas pouvoir générer suffisamment de revenus pour pouvoir travailler à temps partiel, voire pour arrêter mon activité salariée et me consacrer entièrement à l’écriture. Je n’y suis pas encore, mais Rome ne s’est pas faite en un jour…

Cela dit, pour pouvoir générer plus de revenus issu de l’écriture, il faut écrire plus, pour écrire plus, il faut du temps, pour libérer plus de temps, il faut gagner plus d’argent… c’est le serpent qui se mord la queue !

Marketing d'urgence pour auteurs salaire des auteurs

J’avais envie de faire ce billet d’une part pour être transparente et d’autre part pour montrer qu’être écrivain n’est pas forcément synonyme de best-seller et de grosse fortune. Les écrivains qui vivent effectivement de leur plume ne sont pas si nombreux que ça. Sans parler de la situation des auto-édités (auteurs indépendants) qui ne sont pas vraiment reconnus et qui n’ont pas de statut (fiscal, social, juridique) bien défini. Mais ça, c’est une autre histoire !
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Mes 3 conseils pour commencer à écrire un roman

A force de lire des blogs comme le mien et parce que vous aimez peut-être écrire, vous vous êtes dits : pourquoi pas écrire un roman moi aussi ? Histoire de ne pas risquer d’abandonner après trois pages, je vous donne trois conseils pour bien démarrer.

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1. Avoir une idée d’histoire

Cela paraît évident, mais il faut a minima savoir de quoi vous allez parler. Cette idée peut-être très vague ou au contraire précise et elle peut concerner soit un ou des personnages, soit un lieu particulier que vous avez envie d’évoquer, soit un fait divers qui vous inspire, soit un thème…

En fonction de votre idée de départ, vous allez développer une histoire autour de cette idée. Car, ainsi que le rappelle David Meuleumans dans le Mooc Draftquest Ecrire une oeuvre de fiction :

« Alfred Hitchcock disait que les trois ingrédients pour un bon film sont :

  1. une bonne histoire,
  2. une bonne histoire,
  3. une bonne histoire. 

Le roman, c’est pareil.

Les personnages, les lieux, les péripéties, tout cela va seulement servir cette histoire. Parfois, les personnages seront tellement typés que l’histoire va découler de leur caractère ou de leur histoire personnelle (c’est le cas d’Eléonore dans Le Vent des Lumières, par exemple), parfois c’est le lieu qui va susciter l’histoire (comme dans Bréhat dans Oraison pour une île ou Brocéliande dans Les Ombres de Brocéliande). Enfin, ça peut être un fait divers ou une thématique qui vous donne envie d’écrire ce roman (comme pour Petite Mouette).

Mais, à chaque fois, vous allez utiliser, mettre en place une histoire pour écrire sur ce thème, ces personnages ou ce lieu. Sinon, ce n’est pas un roman, c’est un essai, une biographie ou un documentaire. Mais pas un roman.

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2. Se documenter

Dans certains cas (roman historique, policier…), se documenter coule aussi de source. Cependant, même si vous décidez d’écrire un roman qui se passe de nos jours, ne négligez pas la documentation : cela donnera de la couleur à vos descriptions et surtout de la crédibilité à vos personnages et à votre histoire.

Certains auteurs se documentent bien en amont de l’écriture, mais le risque est de procrastiner méchamment en voulant trop en faire et retarder d’autant le moment d’écrire. D’autres se documentent au fil de l’écriture, mais cela peut avoir le même effet néfaste en vous coupant dans votre élan pour faire des recherches.

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Je conseille une demi-mesure (j’aime bien les demi-mesures !) : se documenter suffisamment en amont pour savoir de quoi vous allez parler sans faire des contresens monstrueux et commencer à écrire. En général, quand j’écris et que j’ai un trou dans la documentation, je mets un signe dans mon brouillon (genre « faire des recherches sur machin bidule », « vérifier telle date »), je continue à écrire et j’y reviens après (c’est typiquement ce que je suis en train de faire actuellement avec Le Sang des Lumières). Seule exception : si l’élément qui me manque est capital pour avancer dans mon histoire. Dans ce cas, je fais une pause dans l’écriture et je recherche le renseignement manquant.

3. Faire un plan… ou pas

La encore il y a plusieurs écoles : ceux qui écrivent tout au fil de la plume (dans le Mooc Draftquest on les appelle des Jardiniers, comme ceux qui plantent plein de graines et qui désherbent une fois que ça a levé) et ceux qui n’écrivent pas une ligne avant d’avoir prévu toute l’action au paragraphe près (un coucou à mon confrère Stéphane Arnier qui est le meilleur représentant des Architectes, comme ceux qui dessinent la maison sous toutes ses coutures, du sol au plafond, avant de lancer les travaux).

Aucun choix n’est meilleur que l’autre. Cela dépend avant tout de votre tempérament, de votre capacité à organiser vos idées, de votre manière d’écrire.

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Personnellement, je vais vous étonner : je fais dans la demi-mesure (sans blague ! 🙂 ). Je suis plutôt archinière (architecte à tendance jardinière) : je construis un semblant de plan, assez vague au début et que je précise au fur et à mesure que j’écris. Quelquefois ce que j’ai écris ne correspond pas du tout à ce que j’ai planifié… Si ça me convient, je repense mon plan en conséquence, sinon, je réécris (mais souvent, c’est le plan que j’adapte). Certains seront plutôt jarditectes (jardinier à tendance architecte) : ils écrivent d’abord au fil de la plume et, au fur et à mesure, planifient les actions à venir en fonction de ce qui arrive. Savoir si l’on est architecte ou jardinier ou un peu des deux suppose de bien se connaître.

Si vous hésitez, sachez qu’un plan peut être utile si :

  • vous débutez : planifier permet souvent de se rassurer en posant un canevas des actions ;
  • vous écrivez un roman historique ou un roman dans lequel la chronologie est importante (un polar par exemple) : cela vous évitera d’avoir un personnage qui devient grand-père à 20 ans (sauf si cela fait partie de l’univers de votre roman !) ;
  • vous êtes un maniaque du détail.

N’oubliez pas que personne ne vous empêche de modifier le plan au fur et à mesure de votre écriture si le besoin s’en fait sentir.

Pour aller plus loin…

Si vous avez besoin de creuser le sujet, je ne peux que vous conseiller la lecture des blogs de mes confrères auteurs et autrices :

J’espère que ce billet vous a plu, même s’il est plutôt destiné à ceux qui écrivent : dites-moi en commentaire si cela vous intéresse d’avoir autres billets de ce type, plus orientés « technique d’écriture ».

Zoom sur l’association AIGO

AIGO, c’est l’association des auteurs indépendants du grand Ouest, que j’ai rejoint depuis quelques mois. Comme son nom l’indique, elle regroupe des auteurs et autrices publiant majoritairement en auto-édition et basé dans le grand ouest (cette dernière considération géographique étant relativement large !).

Pourquoi une association ?

Les auteurs indés qui me lisent ne me contrediront pas : lorsqu’on s’auto-édite, on fait souvent tout (ou presque) tout seul. Personnellement je vis la solitude très bien, mais il y a quand même certaines choses pour lesquelles il est intéressant de se regrouper. C’est le cas par exemple pour participer à des salons du livre importants, faire de la promotion à grande échelle… C’est aussi une manière de partager des astuces, d’échanger sur notre activité, de se soutenir.

AIGO

C’est le but de l’association AIGO : se regrouper pour avoir plus de poids et s’entraider. Ainsi, l’an dernier l’association a organisé le premier salon des auteurs indépendants en avril, suivi d’un second, en novembre. Je n’ai pas pu y être présente, mais il y a eu de très bons retours, à tel point que la médiathèque de Goven est partante pour renouveler l’opération : ce sera en novembre 2018.

Qui est à l’origine du projet ?

La structure a été mise en place par Shealynn Royan, autrice prolifique que je vous invite à découvrir sur son blog . Non seulement, elle écrit des romans, mais elle a aussi mis au point une collection de « carnets de l’écrivain » super bien faits. J’ai acheté le « Carnet Ecriture – préparation et suivi de projet » pour ma fille à Noël et elle ne le quitte plus depuis qu’elle a mis le nez dedans ! Je me suis aussi offert « l’Agenda amélioré pour auteurs », très bien pensé aussi (même si je ne l’utilise en fait pas, car il fait doublon avec mon bujo… je vais peut-être le recycler en journal de blog !).

L’idée de Shealynn a vite séduit un petit groupe d’auteurs indés et illustrateurs : Philippe Etienne, Myriam Caillonneau, Gwen Le Tallec, Jérémie Babin,… et l’association est née en avril 2017. Aujourd’hui, l’association regroupe de nombreux auteurs et partenaires blogueurs ou structures littéraires (des médiathèques, des librairies…). Vous pouvez les retrouver ici.

Pourquoi adhérer ?

65c474_ee3f5bff1dd445a38486cb3518d50a4cmv2L’association AIGO accueille des auteurs-trices d’oeuvres de l’esprit et donc les illustrateurs y sont les bienvenus. L’association est dotée d’un site et d’un groupe privé Facebook dans lequel nous échangeons.

On est aussi en lien étroit avec des blogueurs littéraires à qui l’on peut proposer des « services de presse » (c’est le fait d’offrir un exemplaire de roman en échange d’une chronique).

Si vous êtes auteur indépendant et que vous résidez sur la Bretagne, la Normandie ou les Pays de la Loire, n’hésitez plus et venez nous rejoindre ! L’assemblée générale est bientôt, nous vous accueillerons avec plaisir 🙂 .

 

 

 

Publier, écrire, communiquer, rencontrer : mes objectifs 2018

La semaine dernière, je vous ai parlé de mes envies en général pour cette nouvelle année. Aujourd’hui, j’évoque plus particulièrement mes objectifs en matière d’écriture. C’est parti !

Cette année, j’ai rangé mes objectifs autour de 4 verbes : publier, écrire, communiquer et rencontrer.

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Objectif #1 : Publier

L’année 2017 a été une année blanche en matière de publication (à part la réédition du Vent des Lumières chez City Editions, quand même !). J’aimerais donc offrir du neuf à mes lecteurs pour cette année. Mais comme je n’ai pas quatre mains, je vous offrirai aussi du recyclé 😉 .

Publier mon 5è roman

Le sang des Lumières Roman historique Révolution Française Eléonore Histoire
Je ne sais pas vous, mais moi j’adore ce visuel 🙂 (c’est une peinture de Turner).

Pour 2018, j’aimerais publier mon 5ème roman, Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. Je pense qu’il est attendu par pas mal de lecteurs qui ont lu Le vent des Lumières (c’est en tout cas ce qu’ils me disent !). Je me dois donc de satisfaire cette légitime attente 😉 .

J’envisage la publication en auto-édition via Librinova pour l’été 2018 mais cela suppose que je ne perde pas de temps sur la réécriture/relecture que j’entame actuellement. Je recherche aussi des bêta-lecteurs, mais attention, j’ai besoin d’avoir cette fois des gens un peu « pointus » en écriture/scénario, voire en Histoire, car j’ai surtout besoin de relectures sur le fond.

Refaire le format papier de mes autres romans

L’année dernière, avec la réécriture de Petite Mouette, j’ai voulu tester la plateforme BoD (Books on Demand) pour le format papier (auparavant j’étais sur Amazon/Createspace).

Deux raisons à ce choix :

  • la volonté de faire imprimer mes livres en Europe (BoD est basé en Allemagne et les imprimeries en Pologne, il me semble) : avec CreateSpace, les livres que vous achetez directement sont imprimés en Europe aussi, mais lorsque j’achète mes exemplaires auteurs, ils viennent des Etats-Unis (et sont donc soumis aux droits de douanes). Et puis par principe, je n’ai pas envie de dépendre d’Amazon pour l’ensemble de mes supports (l’essentiel de mes ventes numériques se font déjà via leur site).
  • la possibilité, en passant par BoD, de permettre aux lecteurs de commander un exemplaire de mes livres papier en librairie, ce qui est impossible avec CreateSpace. Ne nous emballons pas, vous ne trouverez pas de piles de livres dans votre librairie préférée (sauf pour Le Vent des Lumières), mais en revanche vous pouvez commander directement auprès de votre libraire (si par exemple vous ne souhaitez pas acheter sur Internet).

J’ai été très satisfaite par la qualité des impressions de Petite Mouette, en revanche je n’ai pas testé la commande en librairie, si quelqu’un a essayé je veux bien un retour ! Je prévois donc de passer Les Ombres de Brocéliande sur cette plateforme dans le courant du 1er semestre, puis Oraison pour une île d’ici la fin de l’année.

Relire et publier 2 ebooks pour un ami

7 jours en danger MBS

Je vous en avais parlé dans ce billet, un de mes amis historien écrit aussi (beaucoup !), en plus d’être un fervent soutien dans l’écriture de mes romans historiques. J’ai particulièrement accroché à sa saga centrée sur une jeune femme (historienne) : Fiona Toussaint, embarquée malgré elle dans une série d’aventures rocambolesques. ça commence avec Sept jours en danger et le premier cycle continue avec J’avais un rendez-vous puis Savoir et te connaître.

Les livres de Mbs n’existaient qu’au format papier (faute de temps et d’appétence de l’auteur pour le format ebook), je lui ai donc proposé de m’occuper de relire et publier les aventures de Fiona en ebook. Avant, je vais donc faire une relecture et procéder à la publication sur Amazon KDP. Pour lire le premier opus, rendez-vous ici, je vous le recommande chaudement ! N’hésitez pas à laisser des commentaires sur la page du livre (vous y trouverez aussi les premiers chapitres, attention, si vous commencez… vous n’en sortirez pas !).

Objectif #2 : Écrire

Écrire reste quand même la base du métier de romancière (haha, sans blague ?), c’est donc naturellement que je le place dans mes objectifs. L’écriture cette année devrait plutôt s’appeler « réécriture » car ce sera l’essentiel de ma production.

Réécriture du Sang des Lumières

Qui dit publication dit forcément relecture et donc réécriture. J’ai déjà fait la première relecture pour identifier les points à revoir, les scènes à étoffer voire à réécrire complètement parce qu’elles ne collent pas avec le reste… Travail prévu en mars et avril 2018.

Réécriture d’Oraison pour une île

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Cale de l’Arcouest à marée montante, côté continent. Photo Fred Henze.

Mon 3ème roman souffre du même défaut que Petite Mouette, à savoir son format court. Ce n’est pas un défaut en soi, mais, au fil des retours des lecteurs qui vont presque tous dans le même sens, je me suis rendu compte qu’il manquait des clés de compréhension des personnages : à force d’avoir trituré, réécrit, ratiboisé le roman initial (qui faisait plus du triple !), j’ai perdu ce qui permettait de comprendre les réactions de Caroline, mais aussi de mieux cerner Joshua.

J’ai longtemps rechigné à reprendre ce roman, car il a un statut particulier pour moi. Mais après l’expérience de la réécriture de Petite Mouette qui a été plutôt positive, j’ai envie de tenter ce défi avec Oraison pour une île. J’ai prévu de m’y pencher une fois que Le Sang des Lumières sera sorti (donc 2ème semestre).

Écrire tout court ?

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Avec ces deux projets (plus tous les autres !), je ne sais pas si j’aurais la possibilité de me lancer sur un nouveau projet d’écriture. J’ai deux idées plus ou moins mûres de romans sous le coude, mais pas encore au point de commencer à écrire… En revanche, je vais sans doute commencer à les travailler (plan, personnages, etc.) pour envisager de faire un premier jet lors du Nanowrimo en novembre.

Sinon, j’ai envie d’essayer d’écrire quelques nouvelles pour participer à des appels à textes : j’aimerais bien envoyer quelque chose à l’IndéPanda (recueil de textes diffusé gratuitement) et participer au 2ème recueil de nouvelles de l’association AIGO (auteurs indépendants du grand ouest) dont je fais partie.

Objectif #3 : Communiquer

Cette année, j’ai envie d’améliorer ma présence sur ma page Facebook, histoire de générer un peu d’activité dans mon humble communauté de lecteurs. Pour l’instant, vous êtes presque 350, c’est énorme pour moi !

FB Espacedudehors

Je vais essayer d’animer ma page auteur en postant régulièrement autour de l’écriture et de mes romans. Ma règle : 1 message par jour / 1 thème différent par jour de la semaine :

  • 1 photo ou vidéo = 1 extrait d’un de mes romans
  • l’info intello du jour (parce que j’aime bien quand mes lecteurs apprennent des choses grâce à moi 😀 !)
  • conseil de lecture (en général pour le jeudi auto-édition) : focus sur un livre auto-édité que j’ai bien aimé
  • le chiffre ou le commentaire du jour
  • une photo pour s’évader (en rapport avec l’un de mes livres, évidemment)
  • la citation du jour
  • et le vendredi, le lien vers le billet de blog 🙂

Je compte sur vous pour partager mes messages, c’est vous qui faites vivre ma page !

Objectif #4 : Rencontrer

C’est la partie que j’ai un peu délaissée jusqu’à présent, mais je compte m’y mettre sérieusement en 2018 : rencontrer mes lecteurs et même aller au-devant d’eux (là, il va falloir que je me fasse violence !). L’idée, c’est de participer à des salons, des dédicaces et proposer des interventions en médiathèque, à l’école, etc.

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Dédicace à Cultura Chantepie (35)

Mon plan d’action pour y arriver :

  • Préparer un argumentaire type kit média pour envoyer aux salons, médiathèques et librairies.
  • Proposer des interventions en médiathèque et dans des établissements scolaires.
  • Faire au moins 3 salons du livre. J’en ai au moins 1 de prévu, avec AIGO en novembre à la médiathèque de Goven. J’aimerais bien faire aller sur des salons qui sont en rapport avec des lieux de mes romans : Paris, Bordeaux, Lorient,  la presqu’île guérandaise, Bréhat, le pays de Brocéliande…

Objectif bonus : me ménager une journée pour l’écriture

Je ne vis pas encore de ma plume, mais j’ai décidé, cette année, d’aménager ma semaine de travail pour garder une journée (le vendredi) que je pourrais consacrer à mes projets d’écriture : pour écrire et travailler sur mes romans, bien entendu, mais aussi sur les projets annexes et notamment les interventions extérieures.

Pour l’instant, je teste grâce à mes RTT et mes congés, mais si cela s’avère payant, j’envisagerais peut-être à terme un temps partiel (si mes bénéfices en tant qu’auteur me le permettent).

Si vous avez envie de travailler avec moi, n’hésitez pas à me contacter par mail à lilylalibelle[@]orange[.]fr (en enlevant les crochets).

Pour ceux qui écrivent, n’hésitez pas à relayer vos articles de blog au sujet de vos objectifs 2018 dans les commentaires !