Voulez-vous être bêta-lecteur ?

Depuis que j’ai fini le premier jet de mon prochain roman, je vous parle souvent de bêta-lecture et de bêta-lecteur. Certains d’entre vous se demandent peut-être ce que ce vocable recouvre vraiment… Voici quelques explications, qui vous donneront peut-être envie (ou pas !!) de tenter l’aventure.

C’est quoi, un bêta-lecteur ?

Ce n’est pas un lecteur qui est bête – bon, je sais, elle était facile ! Le terme de « bêta » est utilisé ici comme on le fait dans le domaine informatique : avant de lancer un nouveau logiciel, un site, une application… on la teste en grandeur réelle, en « presque vrai ». Des utilisateurs cobayes utilisent donc le produit comme ils le feraient en réalité. Leur rôle est de remonter les bugs, les choses qui ne fonctionnent pas, ou mal, ce qu’ils ont aimé ou pas, etc… Cela permet aux développeurs informatiques de corriger les erreurs, de rectifier le tir s’ils se rendent compte qu’ils ont raté leur cible, d’améliorer ce qui ne donne pas entière satisfaction.

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En écriture, le bêta-lecteur est donc un lecteur qui lit une version « test » d’un roman : soit le roman n’est pas achevé, soit il est terminé mais il conserve des passages à retravailler. Dans tous les cas, ce n’est pas sa version définitive, c’est plutôt une version de travail.

Quel est le rôle du bêta-lecteur ?

Le même que dans le domaine informatique : lire pour remonter à l’auteur ce qui ne fonctionne pas (et aussi ce qui fonctionne !). Le bêta-lecteur va donc lire comme un lecteur normal, mais en ayant toujours un oeil critique. Attention, critique ne veut pas dire qu’il va assassiner l’auteur à toutes les lignes. Au contraire, il va essayer de prendre du recul sur ce qu’il lit (voir plus loin les qualités d’un bêta-lecteur) pour être le plus objectif possible (la vraie objectivité étant un leurre, mais ça, c’est un autre débat 🙂 ).

Concrètement, la forme de la bêta-lecture dépend de chacun : certains bêta-lecteurs vont lire tout d’une traite et donner un avis général, d’autres vont lire très méticuleusement et souligner chaque incohérence, chaque faute, chaque maladresse. Les deux sont utiles et nécessaires : il est important de savoir si le roman dans son ensemble fonctionne bien (et sinon, où cela pèche), mais aussi de pouvoir corriger tous les petits défauts qui peuvent plomber une bonne histoire.

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Le rôle des bêta-lecteurs est très important, notamment en auto-édition, car l’auteur est tout seul avec son texte. En édition traditionnelle un peu moins car il est normalement entouré d’une équipe de travail éditorial, mais ça ne l’empêche pas d’avoir envie de soumettre son premier jet à des lecteurs qu’il connait bien.

Les qualités du bon bêta-lecteur

A mon sens, il y en a trois principales et les deux premières sont indissociables.

  • la bienveillance et la sincérité : Les deux vont ensemble. Comme je le disais plus haut, votre rôle en tant que bêta-lecteur n’est pas d’assassiner l’auteur. Vous êtes là pour signaler ce qui ne fonctionne pas, relever les incohérences, les erreurs, etc. Mais bienveillance ne veut pas dire monde des Bisounours : restez sincère ! Si vous dites que vous avez adoré alors que vous vous êtes ennuyé comme un rat mort, cela ne vas pas aider l’auteur. C’est au contraire très intéressant pour lui de savoir que vous vous êtes ennuyé (vous pouvez peut-être dire à partir de quel moment, pour quelle raison…) : ainsi il pourra corriger le tir.
  • l’humilité : vous êtes un bêta-lecteur, vous n’êtes pas auteur à la place de l’auteur ! Vos remarques doivent être constructives, justifiées, argumentées, non seulement pour que l’auteur sache ce que vous pensez, mais aussi pour lui permettre de décider si oui ou non il corrige. S’il laisse le texte tel quel, ce sera en toute connaissance de cause… mais dans tous les cas, ne lui en veuillez pas de n’avoir pas forcément pris en compte vos corrections.

D’autres qualités sont intéressantes, mais pas forcément obligatoires :

  • être bon lecteur : si vous avez l’habitude de lire beaucoup de livres, notamment dans le domaine du roman dont vous faites la bêta-lecture, c’est encore mieux. Cela dit, j’aime aussi avoir des avis de gens qui ne lisent pas beaucoup, pour savoir si le roman les a intéressés (ou pas.
  • avoir de l’expérience en bêta-lecture / en écriture : c’est un plus pour aider l’auteur à prendre du recul sur ce qu’il a écrit. Pour faire une image, c’est un peu comme quand vous devez donner votre avis sur un gâteau : ce n’est pas la même chose si vous êtes un simple amateur de pâtisserie et si vous êtes pâtissier. Dans le premier cas, votre avis va porter sur le goût, l’aspect, l’odeur… tandis qu’en tant que pâtissier vous aurez sans doute des remarques plus techniques, voire des conseils.

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Envie de tenter l’expérience ?

Dans quelques semaines, je vais lancer la première bêta-lecture de mon roman historique Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore et je souhaite m’entourer d’une petite équipe de bêta-lecteurs.

Ce que je cherche

  • J’ai déjà deux personnes qui se sont proposées, auteurs aussi et qui pourront donc m’apporter un oeil « technique » (mais si vous voulez les rejoindre, pas de souci !).
  • J’aimerais aussi trouver une ou deux personnes qui n’écrivent pas et qui pourront m’apporter un oeil de simple lecteur.
  • S’il y a des personnes aguerries sur la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, vocabulaire…), je suis preneuse également (je pense qu’il y a peu de fautes de ce genre, mais plusieurs paires d’yeux valent mieux qu’une !).
  • Cerise sur le gâteau, s’il y a parmi vous des historiens ou des passionnés d’Histoire, votre oeil m’intéresse énormément aussi pour une validation plus historique du contenu.

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Qu’est-ce qu’on gagne ?

Rien du tout ! 🙂 Le principe de la bêta-lecture est le bénévolat. Quel est l’intérêt pour vous, me direz-vous ? C’est certes la possibilité de découvrir un roman avant tout le monde, mais c’est surtout l’occasion de participer à l’élaboration du roman, d’en être partie prenante. D’ailleurs, je mets toujours un point d’honneur à remercier mes bêta-lecteurs à la fin de mes romans ! 🙂

Alors, ça vous tente ? Je vous invite à me laisser un commentaire sous ce billet, avec votre mail pour que je puisse vous recontacter. Des questions, des suggestions ? Ne soyez pas timides, la seule question bête est celle que l’on n’ose pas poser.

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Ecrire le mot FIN… ce n’est qu’un début !

Le 14 décembre, j’ai posé le mot « FIN » sur le manuscrit de mon cinquième roman, Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. Après le Nanowrimo, il ne me restait que quelques chapitres à écrire et je m’étais donnée comme objectif de les écrire avant la fin de l’année. Voilà qui est fait…

FIN !

C’est toujours difficile d’écrire la fin d’un roman, parce qu’on n’a pas envie de quitter ses personnages, parce qu’on est fatigué, et pour plein d’autres raisons. Cette fois, ça l’était d’autant plus que cette suite est à l’image de son titre, plus noire, plus violente, plus dure... et que ce n’est pas forcément ce qui est le plus facile à écrire pour moi.

La version brute du roman pèse quelques 155 000 mots (plus de 900 000 signes), il est donc pour l’instant plus long que le premier opus des aventures d’Eléonore. Mais il subira sans doute une cure d’amaigrissement pendant l’étape de réécriture.

Car la fin du premier jet n’est pas du tout la fin du processus d’écriture… Cela n’en est même que le début ! Maintenant vient le moment de la relecture et de la réécriture. A partir de cette matière que j’ai posée sur ces pages, dégager la structure, réorganiser, préciser, réécrire, tailler aussi… C’est un peu comme le sculpteur qui dégrossit les grandes lignes de sa pièce au début, puis, petit à petit, il peaufine.

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Au fil des romans, je me suis rendu compte que je préfère en fait cette étape de réécriture à celle de l’écriture du premier jet. J’aime travailler à partir de quelque chose (dans mon travail aussi, en fait : une page blanche m’inspire peu, en revanche une première proposition fait jaillir les idées).

Mais avant, un peu de repos, pour moi comme pour mon manuscrit. C’est comme une pâte à pain qui doit reposer pour lever, prendre l’air, se bonifier. Le manuscrit va dormir jusqu’à l’année prochaine et moi je vais pouvoir profiter de mes vacances et de mes proches. Prendre du recul sur ce que j’ai écrit, aussi, après m’être immergée pendant quelques mois dans les péripéties de mes héros.

Si vous avez raté un cadeau, sachez que Les Ombres de Brocéliande sera en promo de rattrapage de Noël du 25 décembre au 7 janvier !

Je vous souhaite un très beau Noël et on se retrouve la semaine prochaine pour le dernier billet de l’année.

 

 

Mon bilan du #NaNoWriMo2017

Le mois de novembre s’est terminé sur la fin du NaNoWriMo, ce challenge international d’écriture de roman pendant lequel il faut écrire 50.000 mots en un mois. Mon objectif, en dehors de l’officiel qui était de faire les 50.000 mots (donc), était de terminer le premier jet de la suite des aventures d’Eléonore, baptisé Le Sang des Lumières. Petit bilan de mon troisième Nano.

50.000 mots : fait !

J’ai terminé le challenge le 30 novembre (alors que les deux dernières fois j’avais terminé deux ou trois jours avant), avec 52.077 mots au compteur. Donc objectif rempli et même dépassé : en fait je me suis rendu compte que je n’avais pas compté deux chapitres les premiers jours, ce qui explique le « bond » de la fin.

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La difficulté venait du fait que je suis partie d’un manuscrit déjà commencé (puisque j’écrivais la fin du Sang des Lumières), il est donc plus difficile de compter le nombre de mots (car j’ai fait des ajouts dans les chapitres déjà écrits…).

 

Ecrire tous les jours : ok !

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J’ai réussi à écrire tous les jours, même si ce n’était que 50 mots (pour deux ou trois jours où j’étais en weekend ou en réunion !). Pour ça, Scribbook est vraiment pratique puisque j’ai pu me connecter à mon manuscrit depuis mon téléphone (même si l’écriture sur téléphone n’est vraiment pas pratique, par contre ! 😀 ). ça permet au moins de pouvoir ajouter une idée, une phrase qui tourne dans ta tête depuis une heure et que tu as peur de perdre…

Cependant, si j’ai été régulière, ma courbe personnelle est en dessous de la moyenne quotidienne : normalement il faut écrire 1667 mots par jour et, si j’ai eu des pics à 2000 ou 3000 mots par jour, ma moyenne était plutôt aux alentours de 1400-1500 mots (le bond à la fin m’a permis d’augmenter ma moyenne à 1753 mots).

Terminer le roman : pas (tout à) fait !

Si j’ai terminé le Nano avec le compte de mots requis, je n’ai pas encore posé le mot FIN à mon premier jet. Fin novembre, il me restait encore trois chapitres à écrire (aujourd’hui, il n’en reste plus que deux !). Donc le manuscrit n’est pas terminé, mais on va dire que c’est une question de jours (je me suis de toutes façons fixée comme objectif pour décembre d’écrire cette fin).

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Le beau diplôme gagné à l’issue du Nano !

Satisfactions et difficultés

Je suis contente d’avoir réussi à écrire cette troisième partie de mon roman car je l’appréhendais beaucoup : je pense que cela explique aussi pourquoi j’ai eu tant de mal à l’écrire, ce qui a été ma principale difficulté. Pour la première fois, j’ai vraiment « ramé » pour sortir mes mots et filer mon histoire.

J’ai deux explications  :

  • le manque de préparation à la fois du scénario (ce qui se passe) et de la documentation (le contexte historique) : je savais ce qui allait arriver à mes personnages, je savais où j’allais, j’avais de la doc, mais c’était encore trop flou dans les détails, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de jours où je suis restée sèche faute d’idées, mais aussi par manque d’informations historiques que je n’ai pas eu le temps de chercher en amont (et comme je ne conçois pas d’inventer l’Histoire, j’ai du mal à écrire si je ne suis pas sûre de mes infos).
  • la période elle-même (le Directoire, entre 1795 et 1799) ne m’attirait pas d’avance, par méconnaissance sans doute et manque de préparation, et donc j’ai eu du mal à m’y projeter comme pour la première et deuxième partie du roman. Il me manquait le « souffle ».

J’ai failli laisser tomber et puis je me suis fait violence, en me disant qu’une fois que j’aurais au moins écrit le déroulement de ce qui arrive à Eléonore et Olivier, je pourrais revenir dessus pour corriger, étoffer ou supprimer si ça n’a aucun intérêt. ça m’a permis d’au moins préciser les détails du scénario et ça va m’aider, justement, à approfondir les points d’Histoire qui me manquaient. Je suis donc contente de ne pas avoir procrastiné en me disant qu’il fallait me documenter avant de continuer à écrire (c’est en général une très bonne excuse pour ne rien écrire du tout !).

Et maintenant (que vais-je faire) ?

(la chanson pourrie dans la tête pour la fin de la journée, c’est cadeau ! :p )

Une fois que j’aurais écrit les deux chapitres qui restent, je vais laisser reposer le manuscrit pendant quelques semaines (sans doute tout le mois de janvier). Mais je ne vais pas rester à rien faire parce que je vais en profiter pour approfondir ma documentation sur les points que j’ai identifiés pendant l’écriture. ça va sans doute aussi me permettre de mûrir le scénario (en prenant des notes de documentation, souvent le cerveau mouline et mijote à mon insu !).

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J’entamerais une première réécriture en février-mars, puis une première alpha-lecture pour voir si ça tient la route… Pour l’instant, mon objectif est de sortir pour l’été 2018, mais je ne veux pas me précipiter non plus.

Et vous, vous avez fait le Nano ? Comment ça s’est passé ? Si la suite de l’écriture vous intéresse, n’oubliez pas de vous abonner au blog 🙂 .

 

 

NaNoWriMo2017 : un point à mi-parcours

Comme vous le savez, en novembre c’est le NaNoWriMo, le mois international de l’écriture de roman. C’est la troisième année que je participe à ce challenge qui consiste à écrire un roman de 50.000 mots en un mois. Petit point à mi-parcours.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Nanos se suivent et ne se ressemblent pas ! Cette année, je trouve que c’est plus laborieux que les années précédentes. Je ne suis pas trop en retard puisque j’en suis à 46% du challenge après 14 jours d’écriture. Cela dit, je suis quand même en dessous de la moyenne (j’aurais normalement du dépasser les 25.000 mots à cette date). Mais, d’un autre côté, je suis assez régulière puisque j’écris tous les jours.

Je pense qu’il s’agit à la fois d’un peu de fatigue accumulée, d’un week-end bien chargé où je n’ai presque pas pu écrire, mais également d’un (petit) manque de préparation et de documentation… Je pars un peu tous azimuts et un peu à l’aveugle sur certaines choses, ce qui n’est pas forcément confortable.

Je pense aussi que ce deuxième volume des aventures d’Eléonore est plus sombre, plus « violent » (on ne traverse pas la Révolution sans bobos !) et c’est aussi pour moi plus difficile à écrire car ce n’est pas forcément le domaine dans lequel je suis le plus à l’aise (la mort, la violence, la guerre, etc…). Il faut donc que je prenne sur moi pour rendre les choses réalistes, sans pour autant dénaturer mes personnages et leur faire faire des choses incompatibles avec leur caractère. Mais le challenge est intéressant, aussi, car il me fait sortir de ma zone de confort.

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Voilà pour les petites nouvelles : n’oubliez pas que pendant ce temps, mes romans continuent d’être disponibles, pensez aux cadeaux de Noël 😉 (si vous avez envie d’offrir un roman dédicacé, n’hésitez pas à m’envoyer un mail à lilylalibelle(arobase)orange(point)fr ! Je vous rappelle notamment que la nouvelle version papier de Petite mouette est désormais disponible.

Et vous, où en êtes-vous de votre Nano ? Est-ce que vous avez des difficultés ?

Comment et pourquoi je planifie mon roman

Le mois d’octobre, quand on est auteur et qu’on participe au NaNoWriMo (ce challenge international où l’objectif est d’écrire un roman de 50.000 mots pendant le mois de novembre) est souvent consacré à la préparation dudit challenge. Cette année, pour la troisième fois, je m’y suis inscrite. Mon objectif : avancer le premier jet du Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. J’avais en effet profité du Nano 2016 pour écrire la première partie de ce roman.

Avec la petite expérience que j’ai commencé à acquérir en écriture de roman (j’entame quand même mon cinquième !), j’ai peu à peu cerné comment je travaillais et surtout comment j’étais efficace. Désolée de vous décevoir, chers lecteurs qui croyez au mythe de l’auteur saisi par une inspiration soudaine suscitée par son esprit génial… ce n’est pas du tout comme ça que j’écris (comme beaucoup d’écrivains, en fait).

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Apollon et les muses, huile sur toile, Charles Meynier (1768-1832).

Pour paraphraser Martin Winckler dans le Mooc Draftquest (saison 5 à visionner ici) : l’écriture, c’est 5% d’inspiration et 95% de transpiration (donc de travail !). Au début, quand j’écrivais, je faisais comme beaucoup d’auteurs en herbe : je prenais mon crayon (oui, l’ordinateur n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui, quand j’étais jeune 😉 ) et j’écrivais. Au fil de la plume. De manière linéaire, sans trop savoir où j’allais, comment mon histoire allait finir et où elle allait m’emmener.

Le fait est que tous les romans que j’ai commencé sur ce mode… n’ont jamais été terminés. Quand je les ai repris, des dizaines d’années plus tard, je me suis rendu compte que je n’avais pas suffisamment réfléchi et surtout construis mes histoires : les personnages, la structure, les péripéties, le dénouement. ça partait dans tous les sens et advienne que pourra (il n’advenait donc pas grand chose ou pas comme il fallait).

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Aujourd’hui, lorsque je me lance dans l’écriture d’un roman, comme c’est le cas avec Le Sang des Lumières, je ne pars pas bille en tête et clavier en main (maintenant j’ai un ordinateur ! 😀 ). Je commence d’abord par faire un plan.

J’ai découvert il y a quelques années la méthode flocon (grâce notamment au blog Espaces comprises, malheureusement un peu en sommeil depuis quelques temps) qui consiste à élaborer son histoire par séquences fractales (comme un flocon, donc), du plus général au plus précis. Vous trouverez un pas-à-pas assez bien fait sur le blog Mécanismes d’Histoires et je m’en suis inspirée pour créer ma propre méthode (que je n’applique pas non plus à la lettre) : mon premier plan est très sommaire, ce n’est parfois qu’une phrase pour résumer chaque partie. En général, j’ai déjà mes personnages principaux et le lieu de l’histoire. Je planifie donc la première partie, toujours de manière assez vague, avec les grandes étapes et les rebondissements. C’est à ce moment-là que je me mets à écrire, scène par scène. Souvent, l’écriture génère des épisodes que je n’avais pas forcément prévus (c’est là que les personnages m’échappent, parfois) : si ça me convient comme déroulement, je révise alors mon plan.

Pour Le Sang des Lumières, j’ai fait la même chose mais en pensant déjà à l’avance les deuxième et troisième parties : comme c’est un roman historique, il fallait en effet que je reste cohérente avec l’Histoire, quand même ! Mais, par exemple, ma troisième partie est pour l’instant un gruyère avec des trous, même si je sais ce qu’il va se passer grosso modo, je ne sais pas encore comment (dans le détail, s’entend). Et je le découvrirais sans doute quand j’aurais terminé ma deuxième partie et que je commencerais à rédiger la troisième.

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Exemple de plan de scènes, avec le début du Sang des Lumières.

Chose que je n’avais jamais encore fait jusqu’àlors, j’ai aussi discuté de mon plan avec mon alpha-lectrice : je lui ai raconté ce qu’il allait se passer dans le roman, les différents épisodes, les rebondissements,… pour savoir ce qu’elle en pensait et si ça tenait la route. Ce qui a été rigolo, c’est que, souvent, en verbalisant moi-même le scénario, je me rendais compte toute seule de ce qui n’allait pas ! Le fait de mettre au clair ce qu’on veut raconter, avant même de l’écrire, est bénéfique pour ne pas partir dans la mauvaise direction.

Voilà, vous savez presque tout sur ma manière d’aborder un nouveau roman… Une prochaine fois, je vous parlerais de ma méthode pour fixer des objectifs chiffrés d’écriture. Si ça vous intéresse… alors dites-le moi en commentaires !