« Petite Mouette » en promo :)

Alors que mon premier roman est en train de se faire beau pour être sur les rayons des librairies dans quelques semaines, mon petit 3ème a été choisi par Amazon pour faire partie de la sélection de l’été : du 19 juin au 16 juillet, Petite Mouette sera à moitié prix, soit 1,49€ au lieu de 2,99€ (en numérique).

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C’est l’occasion de découvrir cette jolie histoire qui se passe dans la non moins jolie région de Piriac-sur-Mer (en lice pour être le « Village préféré des Français » !). Une histoire d’amour impossible, mais pas que : ce roman parle aussi des liens mère-fille, de l’adolescence, de la différence (ou pas !) entre amour et amitié… et bien sûr de la mer.

Le 19 juin, cela fera un an tout juste que le livre sera sorti. Il a déjà séduit plus de 1700 lecteurs, principalement sur ebook. Par contre, il n’a pas beaucoup de commentaires 🙂 (alors si vous avez aimé, n’hésitez pas à en mettre un… sans raconter la fin, hein 😉 ).

Je vous dis tout sur ce roman sur la page qui lui est dédiée, mais ça vous dit un petit extrait ?

La première quinzaine d’août, Amandine passa en réalité plus de temps à Quimiac qu’à La Turballe. Elle connaissait par cœur les horaires de bus à force de prendre la ligne qui desservait le petit village dans les rues duquel elle aimait déambuler. Paul la ramenait chez elle le soir, par principe plus que par envie, car souvent la soirée se prolongeait très tard, entre promenades sur la plage et discussions animées à la belle étoile. Mais des tonnes de scrupules l’empêchaient de la garder chez lui, même si – et c’était peut-être ce qui le gênait le plus – Amandine semblait ne rien y voir d’inconvenant.
Contrairement à ce qu’elle avait promis, Suzanne ne revint pas le premier week-end d’août, ni le suivant mais trouva quand même deux jours pour venir avant la mi-août. Amandine ne s’étonnait plus des faux-bonds de sa mère et elle se rendait même compte que cela l’indifférait, en fait. Pourtant, elle fut contente de la présence de Suzanne ces quelques jours et elle en profita même pour lui faire découvrir quelques coins qu’elle commençait à connaître.
Une fois sa mère partie, Amandine se retrouvait seule la journée, mais sa solitude n’avait plus ce goût de définitif qui la rendait si amère autrefois. Elle se promenait beaucoup, faisant souvent la route à vélo lorsque le temps le permettait, les sens aux aguets. Elle aimait particulièrement longer le chemin des douaniers entre Quimiac et Piriac-sur-Mer et elle découvrait d’autres ports, d’autres plages, des criques à l’abri du vent. Souvent, elle s’arrêtait, fascinée par cette tranquillité qui semblait caractériser les paysages marins.
En arrivant en vue de Piriac, elle s’asseyait souvent sur le banc d’un ancien refuge de douanier, une toute petite maisonnette de pierre bâtie sur la falaise, les bras autour de ses genoux. Seuls, les goélands, fort nombreux, troublaient le silence. Au loin, engoncées dans les rochers, des maisons faisaient face à la mer basse.
Une odeur d’algues et d’iode se mélangeait à celle, plus fugace, des pins. Quelques estivants se promenaient le long du rivage et regardaient les quelques bateaux qui semblaient attendre la marée, leurs quilles décolorées plantées dans le sable et les galets. Elle inspirait profondément en regardant les oiseaux lutter contre le vent, en regardant le monde.
Sans penser à rien. Surtout, ne penser à rien.

(Chapitre 7).

Et si vous vous demandez à quoi ressemble la petite maison de douaniers face à la mer, là voilà !

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Alors, conquis ? Si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le site où vous l’avez acheté… Bonne lecture !

L’île de Bréhat… à travers Oraison pour une île

A l’instar de ma visite de Paris au temps de mon roman Le vent des Lumières, je vous propose une petite découverte en images et en mots de l’île de Bréhat, théâtre de mon second roman Oraison pour une île.

Situation

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L’île de Bréhat est située dans les Côtes d’Armor, en Bretagne, au large de Paimpol. On y accède par bateau uniquement (il y a de nombreuses navettes toute la journée), vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l’office de tourisme.

La journée suffit pour faire le tour de l’île et découvrir les sites importants, mais je vous conseille d’y rester au moins une nuit. En effet, après le départ de la dernière navette (et donc des nombreux touristes !), l’ambiance est très différente, plus apaisée. Sur l’île, il y a un camping, des chambres d’hôtes, des gîtes… donc n’hésitez pas. La meilleure période pour visiter est avril-mai, lorsque tout est en fleur (on surnomme Bréhat l’île aux fleurs !) et, si vous pouvez, éviter les week-end pour préférer la semaine.

Je vous fait rêver un peu avant de commencer ? 😉

L’arrivée sur l’île

On embarque à la pointe de l’Arcouest, à Ploubaznalec et on débarque à Port-Clos, après dix minutes environ de traversée (il est possible aussi de faire le tour de l’île avec une navette spécifique, qui dure 45 mn et débarque à Port-Clos à la fin).

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Cale de l’Arcouest à marée montante, côté continent. Photo Fred Henze.

La particularité, c’est qu’on embarque à des endroits différents en fonction de la marée : à marée haute, à mi-marée ou à marée basse. En fonction de l’horaire de la navette et de celle des marées, vous aurez donc plus ou moins de chemin à faire pour prendre le bateau ou en descendre…

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La cale de marée basse, côté Bréhat (photo François Madic).

Caroline reçut les prémices de l’île avec un coup au cœur lorsque le taxi aborda le dernier virage avant le parking de l’embarcadère de la pointe de l’Arcouest. La revoir lui donnait le vertige, des frissons dans le dos et elle étouffa une exclamation dans le creux de sa main, émue aux larmes.
Elle resta un moment sur le parking, puis se dirigea vers l’embarcadère, au bout duquel une vedette attendait. Elle trouva un banc et s’assit. Au loin, là-bas devant elle, Port-Clos semblait l’attendre. Elle avait encore la possibilité de changer d’avis. De faire demi-tour.
Avait-elle fait le bon choix ?
(Chapitre 14)

Chez Cordelia

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Le portail rouge (photo perso).

Je ne mets pas la photo de la maison car il s’agit d’une propriété privée. Elle est assez bien cachée mais on peut en voir des morceaux depuis le chemin. Si vous lisez bien ma description dans le livre, vous devriez pouvoir la retrouver 😉

La première fois, je suis tombée par hasard devant ce portail rouge un peu décrépi (il a été repeint depuis) et le côté mystérieux de ce dernier m’a tout de suite séduite. J’ai eu envie d’y faire vivre la vieille dame de mon roman. Dans le jardin, se trouvaient des statues, perdues au milieu de la pelouse, regardant vers la mer… ça m’a inspirée.

Elle grimpa lentement le sentier étroit de chaque côté duquel on devinait de grandes propriétés refermées sur elles-mêmes derrière les murs et les haies touffues.
Un portail de bois grenat, encadré par deux immenses pins, surgit au détour du chemin.
— C’est là…
Le son ténu de sa propre voix arrêta la jeune femme plusieurs dizaines de mètres avant le portail. Elle mettait les pieds ici pour la première fois de sa vie, mais elle devinait qu’elle était au bon endroit. Elle sonna, sans oser pousser le portail de bois disjoint.
(Chapitre 1)

La chapelle Keranroux

C’est le repaire de Joshua, situé au milieu de l’île, sur la partie nord, juste après le pont Vauban qui relie les deux parties. C’est une petite chapelle qui comporte un chevet à pans coupés du XIXème siècle. La petite maison attenante appartenait au poète Edmond Haraucourt qui la légua, à sa mort, à l’Université de Paris. C’est un de ses vers qui ouvre le roman.

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Le soleil joue dans les vitraux de Keranroux (photo perso).

 

Par la fenêtre de la cuisine, grande ouverte, les accords tumultueux de La Mer de Debussy répandaient la violence des vagues sur les pavés de la chapelle de Keranroux derrière lui. Joshua appréciait d’ouvrir la porte de bois un peu décrépie, le matin, pour libérer les odeurs d’encens, de cierge brûlé et les murmures oubliés des prières laissées là en suspens. Il prenait ainsi son café sur le seuil de schiste poli par l’usure du passage en écoutant de la musique.
(Chapitre 7)

La chapelle Saint-Michel

Ile-de-Bréhat-Chapelle-Saint-MichelC’est l’autre chapelle célèbre de Bréhat : curieusement perchée en haut d’un monticule, elle domine la partie sud de l’île et l’étang du Birlot, le moulin à marée. C’est une chapelle minuscule, d’un blanc immaculé et un toit orange, avec une croix de granit qui ponctue le ciel d’un bleu pur. C’est l’un de mes endroits préférés de l’île.

La chapelle Saint-Michel, minuscule, se dressait sur un monticule étroit à trente-trois mètres au-dessus du niveau de la mer, comme un défi à Dieu et aux éléments. Le soleil commençait à se griffer de noir derrière les arbres en dessinant de grandes ombres sur le chemin qui s’accidentait, parsemé de gros blocs rocheux parmi lesquels grimpait un escalier.
Caroline entra dans la chapelle par l’unique porte et se retrouva au milieu de la toute petite nef. La lumière silencieuse sentait la cire fondue et l’humidité et rehaussait le bois poussiéreux du retable ceint d’une barrière, à sa droite. Sur sa gauche, assis sur l’un des deux bancs patinés, les regards perdus dans la voûte basse qui ressemblait à une coque de bateau renversée, quelqu’un priait, coupé du monde.
C’était Joshua.
(Chapitre 11)

La croix Maudez

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La croix Maudez (photo perso).

On considère que c’est le calvaire le plus ancien de l’île, la légende dit qu’il fut fondé par Saint-Maudez lui-même, un moine du Vème siècle. Lorsqu’il débarqua sur Bréhat, il fut rejeté par toute la population et dut coucher dehors. Peu de temps après, l’île fut accablée par de nombreux malheurs : les insulaires pensèrent qu’ils étaient punis par Dieu pour avoir mal accueilli le moine. Ils allèrent alors le trouver pour demander pardon et bâtirent un calvaire en face de son ermitage.

— La croix de Maudez, déclara Joshua en posant sa main sur le granit. Le plus ancien calvaire de Bréhat, il date du cinquième siècle.
Caroline laissa traîner ses doigts sur la pierre grumeleuse et froide, sans pouvoir détacher ses yeux de la main de Joshua. Elle songea qu’elle aimait aussi les mains du jeune homme, courtes, carrées, charnues. Des mains de marin, avec quelque chose de fruste, de rude, de solide qui tranchait avec la délicatesse et la sensualité avec laquelle il caressait la pierre. Leur lenteur calculée, presque idolâtre émouvait Caroline.
(Chapitre 11)

Le phare du Paon

A tout seigneur, tout honneur : celui de boucler cette visite virtuelle. Le phare du Paon est situé tout au nord de Bréhat et regarde vers le large. C’est un édifice plutôt trapu, qui n’a rien d’exceptionnel, en fait. Son environnement, perdu au milieu de nulle part, en fait cependant un endroit hors du commun. On se sent vraiment seul au monde (bon, quand il n’y a pas de touristes, disons !).

Le phare est construit sur une sorte de plateforme en granit rose posée sur les rochers battus par la mer. Devant, on trouve le Gouffre, une anfractuosité de la roche dont les formes étranges rappellent la légende du Paon : contrairement à ce qu’on pense, le mot Paon n’évoque pas l’oiseau mais vient du mot penn qui veut dire tête en breton. On raconte que Gwill et Isselgert, les deux fils de Mériadec, comte de Goëlo, voulaient jeter à la mer le corps de leur père qu’ils avaient assassiné pour se venger de lui (leur père les avait enfermé après qu’ils eurent pillé l’abbaye de Beauport). La colère de Dieu les changea en rocher et un gouffre sans fond se forma autour d’eux.

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Le phare du Paon sur sa plateforme de granit rose (photo Philippe Dufour).
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Le Gouffre… et ses drôles de personnages pétrifiés dans la pierre. (photo perso)

Quelle que fut la direction que l’on prît, à Bréhat on finissait toujours tôt ou tard au phare du Paon qui, d’endroit le plus solitaire, en devenait le plus fréquenté. Joshua évita le promontoire et s’aventura sur les rochers qui s’élançaient vers ce qu’on appelait « le Gouffre ».
À marée haute, les vagues, somptueuses, se soulevaient vers le large, grossissant, grossissant au fur et à mesure qu’elles approchaient. Qu’un rocher trois fois plus haut qu’elles se trouvât sur leur chemin, peu importe : elles se désintégraient contre la paroi en une formidable explosion de gouttes mais, loin de perdre de leur vigueur, les vagues, sournoises, contournaient l’obstacle en une fraction de seconde et engloutissaient la base du rocher en bouillonnant dans un murmure d’avalanche. L’eau de mer se vautrait alors dans chaque anfractuosité de la roche avec des bruits de déglutition gargantuesque.
(Chapitre 8)

J’espère que ce petit tour à Bréhat vous aura donné envie d’y poser votre sac pour une heure, une journée… ou une vie, pourquoi pas ? Sinon, vous pouvez toujours ouvrir mon roman, il paraît qu’on y voyage sans bouger de son fauteuil… 😉 (c’est ici si vous voulez l’acheter : 2,99€ le billet aller/retour, pas cher, non ?). Et puis, dites-moi ce que vous en avez pensé !

 

« Oraison pour une île » a 1 an !

On sort un peu de Brocéliande pour revenir à Bréhat… Voici un an, mon deuxième roman Oraison pour une île était auto-publié, toujours grâce à Librinova, après avoir remporté ex-eaquo le 1er prix du concours Draftquest/Librinova en 2015.

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Un lancement perturbé…

J’avais fixé le jour du lancement un vendredi 13, parce que je ne suis pas superstitieuse, que j’aime bien les vendredis et j’aime bien le chiffre 13… Mais, l’année dernière, si la journée du vendredi 13 novembre avait bien commencé, avec des ventes honnêtes pour un deuxième roman, la suite des événements avec les tragiques attentats de Paris m’a coupé toute envie de faire de la publicité pour mon livre les jours suivants…

Conséquence, Oraison pour une île n’a pas eu beaucoup de visibilité sur les réseaux en novembre et début décembre, pour des raisons bien compréhensibles et je ne regrette pas de l’avoir fait « discrète ».

Cela dit, en décembre, le livre a bénéficié d’une belle mise en avant dans la liste des « coups de coeur » de Noël du site de la liseuse Nolim/Carrefour.

En mai 2016, c’était le jour de la vente flash Amazon à 0,99€ et si je n’ai pas crevé les plafonds comme avec Le vent des Lumières, j’ai néanmoins fait 280 ventes en une journée et le roman s’est classé à la 6ème place du top 100.

Un an après

J’en suis aujourd’hui à plus de 800 exemplaires numériques vendus (+ quelques dizaines en papier). Les retours des lecteurs sont en majorité positifs, même si certains sont visiblement passés à côté de l’histoire. C’est plus qu’honnête comme résultat, mais clairement en dessous des scores que j’ai atteint avec Le vent des Lumières et Petite mouette qui ont dépassé les 1000 ventes en moins de six mois…

A vrai dire, ce résultat ne m’étonne pas vraiment, car je sais que ce livre est un roman atypique. C’est sûrement mon roman préféré, celui que j’appelle mon « roman-doudou », mais je comprends qu’il puisse dérouter. Je pense qu’il est comme son héros Joshua, à double tranchant, sans nuances : on aime ou on n’aime pas. Bon, ça va, la plupart des lecteurs aiment ! 😉

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Je pense que le titre, aussi, n’est pas indifférent à cette relative contre-performance : un roman qui parle d’oraison, ça n’est pas forcément très vendeur : ça fait religieux, voire macabre (même si littéralement parlant une oraison n’est pas forcément funèbre) ! J’ai pensé un moment lui donner un autre titre, qui serait : De l’autre côté. Qu’en pensez-vous ? Je pense aussi que je vais modifier le résumé et la présentation, de manière à « tempérer »  le mot « oraison ».

En tout cas, je ne renonce pas à donner à ce livre une belle vie dans vos mains de lecteurs, car c’est sans doute le roman qui me ressemble le plus, celui où j’ai mis beaucoup de mes doutes, de mes peurs, de mes joies, de mes aspirations, de mes questions… J’ai mis des années à l’écrire, dans la douleur parfois, comme un exutoire mais je suis heureuse de vous l’avoir offert, de le laisser s’envoler et vivre sa vie.

Si vous avez envie de vous laisser tenter, c’est ici… Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ? Envoyez-moi votre avis ou commentez directement sur votre site d’achat !

 

 

Le vent des Lumières : 1 an déjà !

Le 25 août 2015, je « balançais » enfin le manuscrit du Vent des Lumières sur la plateforme Librinova, après quelques (!) années d’efforts faits d’écriture, de ratures, de doutes, de joies… Bref tout un voyage.

Pour célébrer cette année de succès, je vous offre une nouvelle vidéo de présentation du roman :

En m’inscrivant au Mooc Draftquest en 2014, je m’étais donné comme objectif d’enfin terminer ce manuscrit du Vent des Lumières que je traînais depuis… plus de 20 ans. Oui, j’ai jeté les premières lignes des aventures d’Eléonore lorsque j’étais au lycée. J’ai continué un peu plus sérieusement lors de mes études (notamment lors de mon année de fac d’histoire où j’ai squatté la BU surtout pour faire des recherches sur le XVIIIème siècle…). Puis j’ai laissé de côté le manuscrit alors qu’il était écrit aux trois-quarts, la vie professionnelle et familiale prenant le dessus. Donc, 2014, je me somme moi-même de finir cette histoire, puisque tous ceux qui en avait lu le début avaient été enchantés…

Mi-2014, je termine le Mooc sans avoir terminé Le vent des Lumières (mais j’ai bien avancé quand même). Comme on peut envoyer un manuscrit inachevé au concours final du Mooc, je tente. Et, tadam, Eléonore remporte son premier prix ! Je gagne la publication numérique du roman par Librinova (une plateforme d’auto-édition). Il reste un écueil, et de taille : maintenant, il FAUT que je termine ce satané roman !

La finalisation me prendra encore une bonne année, en comptant le premier jet des derniers chapitres, les réécritures, la relecture d’ensemble… Et le 25 août 2015, c’est fait : Le vent des Lumières est lancé, toutes voiles dehors, comme l’Hermione en son temps 🙂

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Un an plus tard, où en est Eléonore ?

Je dois avouer que je suis la première surprise du succès que rencontre ce roman. D’abord parce que c’est un pavé (540 pages !), ensuite parce que c’est de l’Histoire et que tout le monde n’aime pas ça et enfin parce que… c’est moi qui l’ai écrit (oui, je manque toujours de confiance en moi 😉 mais je me soigne !).

Cependant, les chiffres sont là :

  • 2052 exemplaires numériques vendus (toutes plateformes confondues) et 42 brochés
  • 27 commentaires sur Amazon dont 13 de 5 étoiles et quelques autres sur les autres plateformes
  • 112 étoiles sur Amazon
  • 3 chroniques de blogueurs
  • 1 premier prix (concours #osezlapublication Draftquest Librinova saison 2)

Les commentaires aussi sont là et, mis à part quelques aigris minoritaires, ils sont plutôt très bons (ici pour les lire). Il y a de nombreuses choses qui me font plaisir mais j’en retiendrai trois :

  • Celle qui me rend immensément fière de moi, c’est que la plupart des lecteurs me disent qu’ils ont appris quelque chose en suivant Eléonore à travers ces dix années précédant la Révolution. Comme c’était mon but premier, je suis ravie.
  • La deuxième chose qui me satisfait énormément, c’est que le roman parvient à embarquer les lecteurs même si on n’aime pas beaucoup l’Histoire. J’ai eu beaucoup de retours selon lesquels « une fois qu’on a commencé, on ne peut pas s’empêcher de vouloir savoir la fin ».
  • La dernière chose, c’est que le personnage d’Eléonore est pour beaucoup de lecteurs un vrai portrait de femme, attachante, parfois énervante mais souvent émouvante. On aime bien Beaumarchais, aussi, la plupart du temps ;)… Et, chose inattendue pour moi, le personnage d’Olivier ne laisse pas indifférent !

Après un démarrage timide (mais c’est mon premier roman), le livre connaît un vrai coup de boost grâce à la l’offre éclair d’Amazon le 23 octobre : 574 exemplaires numériques sont achetés en une seule journée, le roman se classe en tête des ventes Kindle durant quelques jours : la gloire (éphémère certes mais ça fait toujours plaisir).

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Les ventes continuent de grimper et en novembre 2015, j’intègre le programme En route vers le papier de Librinova. Depuis, mon manuscrit est en lecture chez certains éditeurs pour une publication traditionnelle (car l’inconvénient de l’auto-publication, c’est qu’on ne peut pas trouver mes livres dans une librairie traditionnelle).

En tout cas, Le vent des Lumières a un succès qui ne cesse de m’étonner (et j’imagine que ce n’est pas fini). Face à la demande générale, j’ai décidé de donner une suite aux aventures d’Eléonore (certains lecteurs m’ont en effet fait part de leur frustration en lisant le dernier chapitre !). J’ai commencé les lectures préparatoires et je réfléchis à la trame, ce second opus devrait voir le jour fin 2017…

Si vous ne vous êtes pas encore laissé tenter, c’est ici pour acheter.

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L’Hermione, une frégate au Vent des Lumières

Dimanche dernier, pour mon plus grand bonheur, j’ai enfin pu découvrir en vrai la réplique grandeur nature de l’Hermione, la « frégate de la Liberté », construite à l’identique par une association de passionnés depuis près de vingt ans. C’était un grand moment pour moi, car pour la première fois, je me rendais compte des proportions d’un tel bateau et de ce qu’aurait pu être la vie de mon Eléonore à bord. Car l’Hermione est un peu la cousine de l’Audacieuse, le bateau que le chevalier de Chaulanges fait construire dans la 2ème partie du Vent des Lumières

Lorsque j’ai découvert le projet de l’Hermione, j’étais en vacances dans les Charentes-Maritimes et nous étions allés visiter Rochefort. C’était en 2008, le projet avait un peu plus de dix ans (il a démarré en 1997). A cette époque, la reconstruction de l’Hermione était un peu plus qu’un doux rêve mais encore loin d’être une réalité. Dans l’enceinte de la Corderie Royale, un hangar abritait la coque en construction (c’était impressionnant !).

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Le chantier de l’Hermione, 2008.

J’étais déjà à ce moment en pleine écriture du Vent des Lumières, mon roman historique, et déjà Eléonore entreprenait de construire une frégate… Forcément, ça m’a interpellée. D’autant que j’ai toujours adoré les voiliers et les vieux gréements. Alors, voir une frégate, en vrai, comme au XVIIIème siècle ? Mais je signe tout de suite !

D’autant que le défi fou de ces passionnés était un challenge à plusieurs titres : historique évidemment, patrimonial, mais aussi artisanal. Il s’agissait de reconstruire à l’identique et en utilisant le plus possible les techniques anciennes ce bateau de 45 mètres de long avec ses 2 200 m² de voiles qui a emmené, en 1780, le marquis de La Fayette annoncer aux Insurgents américains le soutien de la France dans leur lutte pour l’indépendance. Si ça vous intéresse, vous pouvez découvrir ici les différentes étapes de ce long chantier et toute l’histoire de ce superbe bateau.

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La maquette de l’Hermione, exposée à la Corderie royale de Rocherfort, en 2008.

En 2008, j’avais déjà pris des photos pour essayer de m’imaginer la vie à bord (comment pouvaient tenir plus de deux cents bonhommes sur ce navire pendant plusieurs semaines ?) mais je m’étais promis de voir la frégate terminée et, si possible, de la visiter, pour visualiser les choses… et m’imaginer dans la peau de mon héroïne.

Après avoir bavé devant les photos et les vidéos de la frégate tout au long de 2014 et 2015 lorsque l’Hermione a enfin pris la mer pour refaire le voyage de La Fayette vers les Amériques, j’ai enfin pu monter à bord, lors de son escale à Saint-Malo dimanche dernier. Beaucoup d’émotion, j’en ai pris plein les yeux, mon cerveau a enregistré à toute vitesse et mon téléphone a pris beaucoup de photos !

Je n’ai qu’un seul regret : ne pas l’avoir vue en mer, toutes voiles déployées (mais c’est mon prochain objectif !). J’admire aussi les membres de l’équipage et le capitaine Yann Cariou (que l’on voit sur une des photos) de vivre cette aventure « de l’intérieur »…Qu’est-ce que j’aurais voulu en être !

Un petit extrait du Vent des Lumières avec Eléonore en action, non pas sur la frégate, mais sur la flûte du duc de Flogeac :

« Le Petiot » n’eut guère le temps de découvrir réellement l’Amérique. Ses investigations se limitèrent au port car le bateau fut délesté de ses marchandises et rechargé aussitôt de tabac, de sucre et d’indigo. Cette fois, Éléonore prit part activement à la manœuvre de départ, montant aux mâts avec ses compagnons pour larguer les voiles. Flogeac la suivait des yeux du haut de la dunette et la voyait faire la course dans les vergues, pieds nus et hilare, avec les autres gabiers. Il ne parvenait pas à se faire à l’idée que c’était une femme.
D’un seul coup, il eut peur. Éléonore se balançait sur la vergue du mât pour accrocher le grand volant, aidée par quatre autres matelots. En bas, le reste hissait la voile. Un seul faux mouvement, et elle pouvait tomber sur le pont. Il l’imagina, disloquée, au pied du mât, et secoua la tête nerveusement.
Il ne voulait pas perdre de marins, mais pourquoi s’inquiétait— il soudain des risques qu’elle encourrait ? Parce que c’était une femme ?

Non, non. Ne nous laissons pas prendre au piège.
Mais son regard revenait sans cesse à la silhouette juchée sur le hauban du grand mât. Il fallait avouer qu’elle se débrouillait plutôt bien pour une fille. (Le vent des Lumières, chapitre 8).

Pour finir, des images de l’Hermione en mer et de son équipage. Frissonnez… et rêvez 🙂 !