Comment s’organiser pour écrire un roman : mes 4 secrets

J’ai eu le plaisir d’écrire pour Librinova, ma plateforme d’auto-édition, un article-invité sur la manière dont je m’organisais pour écrire mes romans. Eh oui, parce que contrairement à ce que certains croient, je ne suis pas autrice à temps plein !

Comment trouver du temps pour écrire ? Comment réussir à tenir ses délais ? Comment ne pas se laisser submerger par le quotidien, le travail, la procrastination ? Je vous dis tout dans cet article et je vous révèle mes 4 secrets

Rendez-vous ici pour le lire !

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Mes 3 conseils pour commencer à écrire un roman

A force de lire des blogs comme le mien et parce que vous aimez peut-être écrire, vous vous êtes dits : pourquoi pas écrire un roman moi aussi ? Histoire de ne pas risquer d’abandonner après trois pages, je vous donne trois conseils pour bien démarrer.

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1. Avoir une idée d’histoire

Cela paraît évident, mais il faut a minima savoir de quoi vous allez parler. Cette idée peut-être très vague ou au contraire précise et elle peut concerner soit un ou des personnages, soit un lieu particulier que vous avez envie d’évoquer, soit un fait divers qui vous inspire, soit un thème…

En fonction de votre idée de départ, vous allez développer une histoire autour de cette idée. Car, ainsi que le rappelle David Meuleumans dans le Mooc Draftquest Ecrire une oeuvre de fiction :

« Alfred Hitchcock disait que les trois ingrédients pour un bon film sont :

  1. une bonne histoire,
  2. une bonne histoire,
  3. une bonne histoire. 

Le roman, c’est pareil.

Les personnages, les lieux, les péripéties, tout cela va seulement servir cette histoire. Parfois, les personnages seront tellement typés que l’histoire va découler de leur caractère ou de leur histoire personnelle (c’est le cas d’Eléonore dans Le Vent des Lumières, par exemple), parfois c’est le lieu qui va susciter l’histoire (comme dans Bréhat dans Oraison pour une île ou Brocéliande dans Les Ombres de Brocéliande). Enfin, ça peut être un fait divers ou une thématique qui vous donne envie d’écrire ce roman (comme pour Petite Mouette).

Mais, à chaque fois, vous allez utiliser, mettre en place une histoire pour écrire sur ce thème, ces personnages ou ce lieu. Sinon, ce n’est pas un roman, c’est un essai, une biographie ou un documentaire. Mais pas un roman.

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2. Se documenter

Dans certains cas (roman historique, policier…), se documenter coule aussi de source. Cependant, même si vous décidez d’écrire un roman qui se passe de nos jours, ne négligez pas la documentation : cela donnera de la couleur à vos descriptions et surtout de la crédibilité à vos personnages et à votre histoire.

Certains auteurs se documentent bien en amont de l’écriture, mais le risque est de procrastiner méchamment en voulant trop en faire et retarder d’autant le moment d’écrire. D’autres se documentent au fil de l’écriture, mais cela peut avoir le même effet néfaste en vous coupant dans votre élan pour faire des recherches.

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Je conseille une demi-mesure (j’aime bien les demi-mesures !) : se documenter suffisamment en amont pour savoir de quoi vous allez parler sans faire des contresens monstrueux et commencer à écrire. En général, quand j’écris et que j’ai un trou dans la documentation, je mets un signe dans mon brouillon (genre « faire des recherches sur machin bidule », « vérifier telle date »), je continue à écrire et j’y reviens après (c’est typiquement ce que je suis en train de faire actuellement avec Le Sang des Lumières). Seule exception : si l’élément qui me manque est capital pour avancer dans mon histoire. Dans ce cas, je fais une pause dans l’écriture et je recherche le renseignement manquant.

3. Faire un plan… ou pas

La encore il y a plusieurs écoles : ceux qui écrivent tout au fil de la plume (dans le Mooc Draftquest on les appelle des Jardiniers, comme ceux qui plantent plein de graines et qui désherbent une fois que ça a levé) et ceux qui n’écrivent pas une ligne avant d’avoir prévu toute l’action au paragraphe près (un coucou à mon confrère Stéphane Arnier qui est le meilleur représentant des Architectes, comme ceux qui dessinent la maison sous toutes ses coutures, du sol au plafond, avant de lancer les travaux).

Aucun choix n’est meilleur que l’autre. Cela dépend avant tout de votre tempérament, de votre capacité à organiser vos idées, de votre manière d’écrire.

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Personnellement, je vais vous étonner : je fais dans la demi-mesure (sans blague ! 🙂 ). Je suis plutôt archinière (architecte à tendance jardinière) : je construis un semblant de plan, assez vague au début et que je précise au fur et à mesure que j’écris. Quelquefois ce que j’ai écris ne correspond pas du tout à ce que j’ai planifié… Si ça me convient, je repense mon plan en conséquence, sinon, je réécris (mais souvent, c’est le plan que j’adapte). Certains seront plutôt jarditectes (jardinier à tendance architecte) : ils écrivent d’abord au fil de la plume et, au fur et à mesure, planifient les actions à venir en fonction de ce qui arrive. Savoir si l’on est architecte ou jardinier ou un peu des deux suppose de bien se connaître.

Si vous hésitez, sachez qu’un plan peut être utile si :

  • vous débutez : planifier permet souvent de se rassurer en posant un canevas des actions ;
  • vous écrivez un roman historique ou un roman dans lequel la chronologie est importante (un polar par exemple) : cela vous évitera d’avoir un personnage qui devient grand-père à 20 ans (sauf si cela fait partie de l’univers de votre roman !) ;
  • vous êtes un maniaque du détail.

N’oubliez pas que personne ne vous empêche de modifier le plan au fur et à mesure de votre écriture si le besoin s’en fait sentir.

Pour aller plus loin…

Si vous avez besoin de creuser le sujet, je ne peux que vous conseiller la lecture des blogs de mes confrères auteurs et autrices :

J’espère que ce billet vous a plu, même s’il est plutôt destiné à ceux qui écrivent : dites-moi en commentaire si cela vous intéresse d’avoir autres billets de ce type, plus orientés « technique d’écriture ».

Mon équipe de bêta-lecteurs est prête !

A la suite de mon billet de la semaine dernière, vous avez été nombreux-ses à vous manifester pour bêta-lire mon 5ème roman Le Sang des Lumières ! Comme il n’est pas nécessaire d’être 50 pour faire une bonne bêta-lecture, j’ai décidé de clore les inscriptions pour cette fois-ci…

Je pense qu’avoir précisé mes attentes par profil de bêta-lecteur vous a permis de vous positionner sans crainte d’être « à côté » ou de ne pas être « à la hauteur ». En tout cas, je suis ravie d’avoir suscité un tel enthousiasme.

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Mon équipe de bêta-lecture pour Le Sang des Lumières regroupe donc 12 personnes, avec différents profils :

  • les « techniciennes de l’écriture » (j’aime bien cette expression, tiens !) : Zia, Eleanor, Coralie et Pascale, plus Leslie en option « correctrice » ;
  • les lectrices : Fanfan, Lisa, Patricia et Hélène qui appartient un peu aussi aux deux autres catégories ;
  • les historien-ne-s : Stephanka, Thierry et Juliette.

Je les remercie déjà de s’être lancés dans cette aventure et j’espère qu’ils seront tous fiers autant que moi de vous offrir une belle suite pour les aventures d’Eléonore…

La bêta-lecture devrait commencer fin février. D’ici là, j’ai encore quelques (!) chapitres à finir de relire et corriger (car ce n’est pas parce que j’ai une super équipe que je ne dois rien faire ! 🙂 ).

 

Voulez-vous être bêta-lecteur ?

Depuis que j’ai fini le premier jet de mon prochain roman, je vous parle souvent de bêta-lecture et de bêta-lecteur. Certains d’entre vous se demandent peut-être ce que ce vocable recouvre vraiment… Voici quelques explications, qui vous donneront peut-être envie (ou pas !!) de tenter l’aventure.

C’est quoi, un bêta-lecteur ?

Ce n’est pas un lecteur qui est bête – bon, je sais, elle était facile ! Le terme de « bêta » est utilisé ici comme on le fait dans le domaine informatique : avant de lancer un nouveau logiciel, un site, une application… on la teste en grandeur réelle, en « presque vrai ». Des utilisateurs cobayes utilisent donc le produit comme ils le feraient en réalité. Leur rôle est de remonter les bugs, les choses qui ne fonctionnent pas, ou mal, ce qu’ils ont aimé ou pas, etc… Cela permet aux développeurs informatiques de corriger les erreurs, de rectifier le tir s’ils se rendent compte qu’ils ont raté leur cible, d’améliorer ce qui ne donne pas entière satisfaction.

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En écriture, le bêta-lecteur est donc un lecteur qui lit une version « test » d’un roman : soit le roman n’est pas achevé, soit il est terminé mais il conserve des passages à retravailler. Dans tous les cas, ce n’est pas sa version définitive, c’est plutôt une version de travail.

Quel est le rôle du bêta-lecteur ?

Le même que dans le domaine informatique : lire pour remonter à l’auteur ce qui ne fonctionne pas (et aussi ce qui fonctionne !). Le bêta-lecteur va donc lire comme un lecteur normal, mais en ayant toujours un oeil critique. Attention, critique ne veut pas dire qu’il va assassiner l’auteur à toutes les lignes. Au contraire, il va essayer de prendre du recul sur ce qu’il lit (voir plus loin les qualités d’un bêta-lecteur) pour être le plus objectif possible (la vraie objectivité étant un leurre, mais ça, c’est un autre débat 🙂 ).

Concrètement, la forme de la bêta-lecture dépend de chacun : certains bêta-lecteurs vont lire tout d’une traite et donner un avis général, d’autres vont lire très méticuleusement et souligner chaque incohérence, chaque faute, chaque maladresse. Les deux sont utiles et nécessaires : il est important de savoir si le roman dans son ensemble fonctionne bien (et sinon, où cela pèche), mais aussi de pouvoir corriger tous les petits défauts qui peuvent plomber une bonne histoire.

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Le rôle des bêta-lecteurs est très important, notamment en auto-édition, car l’auteur est tout seul avec son texte. En édition traditionnelle un peu moins car il est normalement entouré d’une équipe de travail éditorial, mais ça ne l’empêche pas d’avoir envie de soumettre son premier jet à des lecteurs qu’il connait bien.

Les qualités du bon bêta-lecteur

A mon sens, il y en a trois principales et les deux premières sont indissociables.

  • la bienveillance et la sincérité : Les deux vont ensemble. Comme je le disais plus haut, votre rôle en tant que bêta-lecteur n’est pas d’assassiner l’auteur. Vous êtes là pour signaler ce qui ne fonctionne pas, relever les incohérences, les erreurs, etc. Mais bienveillance ne veut pas dire monde des Bisounours : restez sincère ! Si vous dites que vous avez adoré alors que vous vous êtes ennuyé comme un rat mort, cela ne vas pas aider l’auteur. C’est au contraire très intéressant pour lui de savoir que vous vous êtes ennuyé (vous pouvez peut-être dire à partir de quel moment, pour quelle raison…) : ainsi il pourra corriger le tir.
  • l’humilité : vous êtes un bêta-lecteur, vous n’êtes pas auteur à la place de l’auteur ! Vos remarques doivent être constructives, justifiées, argumentées, non seulement pour que l’auteur sache ce que vous pensez, mais aussi pour lui permettre de décider si oui ou non il corrige. S’il laisse le texte tel quel, ce sera en toute connaissance de cause… mais dans tous les cas, ne lui en veuillez pas de n’avoir pas forcément pris en compte vos corrections.

D’autres qualités sont intéressantes, mais pas forcément obligatoires :

  • être bon lecteur : si vous avez l’habitude de lire beaucoup de livres, notamment dans le domaine du roman dont vous faites la bêta-lecture, c’est encore mieux. Cela dit, j’aime aussi avoir des avis de gens qui ne lisent pas beaucoup, pour savoir si le roman les a intéressés (ou pas.
  • avoir de l’expérience en bêta-lecture / en écriture : c’est un plus pour aider l’auteur à prendre du recul sur ce qu’il a écrit. Pour faire une image, c’est un peu comme quand vous devez donner votre avis sur un gâteau : ce n’est pas la même chose si vous êtes un simple amateur de pâtisserie et si vous êtes pâtissier. Dans le premier cas, votre avis va porter sur le goût, l’aspect, l’odeur… tandis qu’en tant que pâtissier vous aurez sans doute des remarques plus techniques, voire des conseils.

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Envie de tenter l’expérience ?

Dans quelques semaines, je vais lancer la première bêta-lecture de mon roman historique Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore et je souhaite m’entourer d’une petite équipe de bêta-lecteurs.

Ce que je cherche

  • J’ai déjà deux personnes qui se sont proposées, auteurs aussi et qui pourront donc m’apporter un oeil « technique » (mais si vous voulez les rejoindre, pas de souci !).
  • J’aimerais aussi trouver une ou deux personnes qui n’écrivent pas et qui pourront m’apporter un oeil de simple lecteur.
  • S’il y a des personnes aguerries sur la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, vocabulaire…), je suis preneuse également (je pense qu’il y a peu de fautes de ce genre, mais plusieurs paires d’yeux valent mieux qu’une !).
  • Cerise sur le gâteau, s’il y a parmi vous des historiens ou des passionnés d’Histoire, votre oeil m’intéresse énormément aussi pour une validation plus historique du contenu.

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Qu’est-ce qu’on gagne ?

Rien du tout ! 🙂 Le principe de la bêta-lecture est le bénévolat. Quel est l’intérêt pour vous, me direz-vous ? C’est certes la possibilité de découvrir un roman avant tout le monde, mais c’est surtout l’occasion de participer à l’élaboration du roman, d’en être partie prenante. D’ailleurs, je mets toujours un point d’honneur à remercier mes bêta-lecteurs à la fin de mes romans ! 🙂

Alors, ça vous tente ? Je vous invite à me laisser un commentaire sous ce billet, avec votre mail pour que je puisse vous recontacter. Des questions, des suggestions ? Ne soyez pas timides, la seule question bête est celle que l’on n’ose pas poser.

Zoom sur l’association AIGO

AIGO, c’est l’association des auteurs indépendants du grand Ouest, que j’ai rejoint depuis quelques mois. Comme son nom l’indique, elle regroupe des auteurs et autrices publiant majoritairement en auto-édition et basé dans le grand ouest (cette dernière considération géographique étant relativement large !).

Pourquoi une association ?

Les auteurs indés qui me lisent ne me contrediront pas : lorsqu’on s’auto-édite, on fait souvent tout (ou presque) tout seul. Personnellement je vis la solitude très bien, mais il y a quand même certaines choses pour lesquelles il est intéressant de se regrouper. C’est le cas par exemple pour participer à des salons du livre importants, faire de la promotion à grande échelle… C’est aussi une manière de partager des astuces, d’échanger sur notre activité, de se soutenir.

AIGO

C’est le but de l’association AIGO : se regrouper pour avoir plus de poids et s’entraider. Ainsi, l’an dernier l’association a organisé le premier salon des auteurs indépendants en avril, suivi d’un second, en novembre. Je n’ai pas pu y être présente, mais il y a eu de très bons retours, à tel point que la médiathèque de Goven est partante pour renouveler l’opération : ce sera en novembre 2018.

Qui est à l’origine du projet ?

La structure a été mise en place par Shealynn Royan, autrice prolifique que je vous invite à découvrir sur son blog . Non seulement, elle écrit des romans, mais elle a aussi mis au point une collection de « carnets de l’écrivain » super bien faits. J’ai acheté le « Carnet Ecriture – préparation et suivi de projet » pour ma fille à Noël et elle ne le quitte plus depuis qu’elle a mis le nez dedans ! Je me suis aussi offert « l’Agenda amélioré pour auteurs », très bien pensé aussi (même si je ne l’utilise en fait pas, car il fait doublon avec mon bujo… je vais peut-être le recycler en journal de blog !).

L’idée de Shealynn a vite séduit un petit groupe d’auteurs indés et illustrateurs : Philippe Etienne, Myriam Caillonneau, Gwen Le Tallec, Jérémie Babin,… et l’association est née en avril 2017. Aujourd’hui, l’association regroupe de nombreux auteurs et partenaires blogueurs ou structures littéraires (des médiathèques, des librairies…). Vous pouvez les retrouver ici.

Pourquoi adhérer ?

65c474_ee3f5bff1dd445a38486cb3518d50a4cmv2L’association AIGO accueille des auteurs-trices d’oeuvres de l’esprit et donc les illustrateurs y sont les bienvenus. L’association est dotée d’un site et d’un groupe privé Facebook dans lequel nous échangeons.

On est aussi en lien étroit avec des blogueurs littéraires à qui l’on peut proposer des « services de presse » (c’est le fait d’offrir un exemplaire de roman en échange d’une chronique).

Si vous êtes auteur indépendant et que vous résidez sur la Bretagne, la Normandie ou les Pays de la Loire, n’hésitez plus et venez nous rejoindre ! L’assemblée générale est bientôt, nous vous accueillerons avec plaisir 🙂 .