Une nouvelle Petite mouette s’envole…

Comme vous le savez peut-être (je vous en parle depuis le début de l’année, à peu près !), j’ai réécris mon troisième roman Petite mouette pour l’étoffer et lui donner de l’épaisseur (au propre comme au figuré !). D’ici quelques jours, la nouvelle version e-book sera en ligne sur vos plateformes de vente préférées (Amazon, Kobo, iBooks…) et aussi en broché très bientôt (le temps d’adapter la couverture au nouveau format papier.

Petite Mouette Nouvelle version Lynda Guillemaud broché ebook

Qu’est-ce qui change ?

Le nombre de pages

On passe de 146 pages à 347. Donc plus de lecture, plus de plaisir (j’espère !). La mouette 2.0 affiche un peu plus de 60 000 mots au compteur (contre 32 000 avant).

Le nombre de chapitres

50 chapitres au lieu de 10. Il y a donc beaucoup de chapitres supplémentaires mais les 10 initiaux ont aussi été étoffés, parfois coupés en plusieurs scènes.

Des personnages plus présents

La mère d’Amandine, Suzanne, devient un personnage à part entière. Vous allez partager ses sentiments, ses pensées, ses doutes aussi. Julien, le petit copain d’Amandine, n’est plus seulement un prénom jeté au hasard d’une conversation avec Paul, il prend une vraie place dans l’histoire. Marianne, la patronne du Café du Port, tient un rôle plus important aussi.

Une narration différente

Là, c’est un peu de la technique et peut-être que vous ne verrez pas la subtilité, mais pour aborder la réécriture de ce roman, j’ai adopté une démarche narrative radicalement différente. Dans la première version, l’histoire était racontée essentiellement du point de vue d’Amandine et parfois de Paul (c’est à dire que toi, lecteur, tu vivais l’histoire à travers les yeux de ces deux personnages). Le narrateur était plutôt omniscient, mais finalement pas très bien défini.

Pour cette nouvelle version, chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage principal : Amandine, Paul mais aussi Suzanne. Vous allez donc vivre la même histoire, mais racontée à travers les pensées de chacun de ces trois personnages. Cela permet de donner plus de profondeur car, du côté de l’écriture elle-même, ça m’a obligée à entrer vraiment dans la tête de chaque personnage (surtout Suzanne qui était un peu laissée de côté dans la première version).

Le prix de la version en broché

Il passera de 10€ à 12€, juste pour couvrir les frais supplémentaires du fait du nombre de pages plus important.

Ce qui ne change pas

L’histoire

C’est la même histoire, avec le même début et la même fin, les mêmes personnages, les mêmes interrogations… Mais aussi des réflexions supplémentaires occasionnées par des scènes qui ont été ajoutées ou étoffées.

Les lieux

Vous irez toujours vous balader en presqu’île guérandaise. J’ai étoffé aussi certaines descriptions et de nouveaux lieux sont évoqués (la pointe de Merquel, le chemin des douaniers entre Piriac et Quimiac…).

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Le refuge des douaniers sur le chemin côtier entre Piriac et Quimiac.

Le prix de l’ebook

Toujours 2,99€. Celles et ceux qui ont acheté la première version et qui n’ont pas désactivé l’option sur leur liseuse auront automatiquement la mise à jour dès qu’elle sera en ligne, vous n’avez donc pas besoin de racheter la nouvelle version. Par contre, vous avez le droit de mettre des commentaires une fois que vous aurez lu la nouvelle version ! 😉

J’espère que cette deuxième mouture vous plaira. Elle a en tout cas beaucoup plu à mon agent littéraire de Librinova et elle va permettre de prospecter les éditeurs pour lui trouver une maison… Si vous n’avez pas craqué pour la première version, peut-être allez vous craquer pour la deuxième ? C’est ici pour acheter.

 

 

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Comment et pourquoi je planifie mon roman

Le mois d’octobre, quand on est auteur et qu’on participe au NaNoWriMo (ce challenge international où l’objectif est d’écrire un roman de 50.000 mots pendant le mois de novembre) est souvent consacré à la préparation dudit challenge. Cette année, pour la troisième fois, je m’y suis inscrite. Mon objectif : avancer le premier jet du Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore. J’avais en effet profité du Nano 2016 pour écrire la première partie de ce roman.

Avec la petite expérience que j’ai commencé à acquérir en écriture de roman (j’entame quand même mon cinquième !), j’ai peu à peu cerné comment je travaillais et surtout comment j’étais efficace. Désolée de vous décevoir, chers lecteurs qui croyez au mythe de l’auteur saisi par une inspiration soudaine suscitée par son esprit génial… ce n’est pas du tout comme ça que j’écris (comme beaucoup d’écrivains, en fait).

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Apollon et les muses, huile sur toile, Charles Meynier (1768-1832).

Pour paraphraser Martin Winckler dans le Mooc Draftquest (saison 5 à visionner ici) : l’écriture, c’est 5% d’inspiration et 95% de transpiration (donc de travail !). Au début, quand j’écrivais, je faisais comme beaucoup d’auteurs en herbe : je prenais mon crayon (oui, l’ordinateur n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui, quand j’étais jeune 😉 ) et j’écrivais. Au fil de la plume. De manière linéaire, sans trop savoir où j’allais, comment mon histoire allait finir et où elle allait m’emmener.

Le fait est que tous les romans que j’ai commencé sur ce mode… n’ont jamais été terminés. Quand je les ai repris, des dizaines d’années plus tard, je me suis rendu compte que je n’avais pas suffisamment réfléchi et surtout construis mes histoires : les personnages, la structure, les péripéties, le dénouement. ça partait dans tous les sens et advienne que pourra (il n’advenait donc pas grand chose ou pas comme il fallait).

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Aujourd’hui, lorsque je me lance dans l’écriture d’un roman, comme c’est le cas avec Le Sang des Lumières, je ne pars pas bille en tête et clavier en main (maintenant j’ai un ordinateur ! 😀 ). Je commence d’abord par faire un plan.

J’ai découvert il y a quelques années la méthode flocon (grâce notamment au blog Espaces comprises, malheureusement un peu en sommeil depuis quelques temps) qui consiste à élaborer son histoire par séquences fractales (comme un flocon, donc), du plus général au plus précis. Vous trouverez un pas-à-pas assez bien fait sur le blog Mécanismes d’Histoires et je m’en suis inspirée pour créer ma propre méthode (que je n’applique pas non plus à la lettre) : mon premier plan est très sommaire, ce n’est parfois qu’une phrase pour résumer chaque partie. En général, j’ai déjà mes personnages principaux et le lieu de l’histoire. Je planifie donc la première partie, toujours de manière assez vague, avec les grandes étapes et les rebondissements. C’est à ce moment-là que je me mets à écrire, scène par scène. Souvent, l’écriture génère des épisodes que je n’avais pas forcément prévus (c’est là que les personnages m’échappent, parfois) : si ça me convient comme déroulement, je révise alors mon plan.

Pour Le Sang des Lumières, j’ai fait la même chose mais en pensant déjà à l’avance les deuxième et troisième parties : comme c’est un roman historique, il fallait en effet que je reste cohérente avec l’Histoire, quand même ! Mais, par exemple, ma troisième partie est pour l’instant un gruyère avec des trous, même si je sais ce qu’il va se passer grosso modo, je ne sais pas encore comment (dans le détail, s’entend). Et je le découvrirais sans doute quand j’aurais terminé ma deuxième partie et que je commencerais à rédiger la troisième.

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Exemple de plan de scènes, avec le début du Sang des Lumières.

Chose que je n’avais jamais encore fait jusqu’àlors, j’ai aussi discuté de mon plan avec mon alpha-lectrice : je lui ai raconté ce qu’il allait se passer dans le roman, les différents épisodes, les rebondissements,… pour savoir ce qu’elle en pensait et si ça tenait la route. Ce qui a été rigolo, c’est que, souvent, en verbalisant moi-même le scénario, je me rendais compte toute seule de ce qui n’allait pas ! Le fait de mettre au clair ce qu’on veut raconter, avant même de l’écrire, est bénéfique pour ne pas partir dans la mauvaise direction.

Voilà, vous savez presque tout sur ma manière d’aborder un nouveau roman… Une prochaine fois, je vous parlerais de ma méthode pour fixer des objectifs chiffrés d’écriture. Si ça vous intéresse… alors dites-le moi en commentaires !

 

Retour sur ma première séance de dédicace

Hier mercredi, je faisais ma première séance de dédicaces en librairie… J’avais déjà dédicacé mais en salon. Cette fois, j’étais toute seule, au milieu du rayon livre du Cultura de Chantepie. Je vous raconte ?

L’exercice est un peu différent de la dédicace en salon, car en librairie (et a fortiori à Cultura où l’on trouve des livres mais aussi plein d’autres produits culturels), les gens ne viennent pas forcément pour trouver des livres dédicacés

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Je remercie encore une fois Flora et l’équipe du rayon Livres (Mariette et Alain, notamment) de leur accueil chaleureux. Flora m’avait préparé une table avec un stock du Vent des Lumières, des petits gâteaux et même un café ! J’étais très bien positionnée dans l’allée principale du rayon et surtout juste en face du comptoir où les gens pouvaient venir demander des renseignements ou des livres qu’ils recherchaient… Quelques personnes ont ainsi tué le temps en jetant un oeil sur la quatrième de couverture 😀

A ce sujet, j’ai pu vérifier que ma quatrième de couv (le résumé, en gros) est plutôt réussi, car elle a emporté l’adhésion de tous ceux qui l’ont lue : soit ils ont acheté le livre directement (avec une dédicace, donc) soit ils ont pris le flyer pour garder le titre car ils n’avaient pas prévu d’achat pour tout de suite.

Ma grande plume d’écrivain (qui écrit vraiment !) a aussi fait son petit effet : je pense que pour les salons ce serait rigolo d’aller au bout de la logique et de me costumer en femme du 18ème siècle 🙂

Lynda GuillemaudJ’ai donc signé quatre livres (1 homme et 3 femmes) et cinq personnes ont pris le flyer : ça peut paraître peu mais pour moi c’est la première fois que j’en signe autant en si peu de temps ! J’ai signé la première dédicace à peine une demi-heure après m’être installée…

J’ai eu aussi la visite de mon fan-club (au rang desquels ma maman, ma tante, mes copines,…). ça fait bizarre d’être une star ! 😀 D’ailleurs, ça fait bizarre aussi de voir son nom et sa photo sur l’affiche placardée sur la porte vitrée de la boutique.

Il y a eu toujours un petit flux de personnes, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyée du tout. J’ai dit douze mille fois « bonjour » et comme je ne suis pas du genre à fourguer mon livre d’office à tous les passants, j’ai plutôt opté pour l’approche stratégique : lorsque je sentais que les gens ralentissaient devant ma table, voire jetaient un oeil l’air de rien sur le livre, je leur tendais mon roman, quatrième de couverture en premier en leur proposant de lire le résumé. J’ai même souvent ajouté que ça ne les engageait à rien et que je ne leur en voudrais pas s’ils ne l’achetaient pas 😀 … Mais le fait est que le résumé a fait son office et en a convaincu quelques-uns.

Dans les temps morts, je m’amusais à observer les gens (c’est plein d’enseignements, une librairie !) : ceux qui savent exactement ce qu’ils veulent, ceux qui musardent en quête d’inspiration, ceux qui sont pressés, ceux qui lisent douze résumés pour finalement ne rien prendre, ceux qui choisissent dix livres sans tergiverser, ceux qui font quatre fois le tour des étagères en hésitant à chaque rayon, ceux qui viennent avec leur liste et vont directement voir le libraire sans même essayer de chercher ce qu’ils veulent…

J’ai aussi eu le temps de réfléchir à mon plan pour Le sang des Lumières… et de jeter les bases d’une nouvelle à laquelle je pense depuis un certain temps : personnages, structure, déroulement… tout est calé, il ne me reste plus qu’à l’écrire !

En tout cas, c’était une superbe expérience et j’ai hâte de pouvoir la renouveler : rendez-vous est déjà pris avec Flora pour programmer une nouvelle dédicace début 2018. Pour la prochaine dédicace, ce sera en salon, à Châteaubriant les 21 et 22 octobre (mes abonnés à l’infolettre en sauront plus dès dimanche… si vous n’êtes pas inscrit, il est encore temps de le faire, en cliquant sur le bouton dans le menu de droite).

 

 

[Rentrée] Mes projets d’écriture 17-18

Le billet publié la semaine dernière sur mon organisation et le BuJo a battu le record de vues du blog : 820 vues à lui tout seul ! Je vois que le sujet vous intéresse beaucoup, je vais essayer de vous proposer un peu plus de billets « organisation », alors 🙂

Cette semaine, je continue sur la lancée des billets de rentrée, ceux où on prépare ses petites affaires pour la nouvelle année et où on planifie ses activités. J’ai conservé l’habitude depuis l’école de fonctionner par année scolaire, devenues dans mon travail des « saisons culturelles » : je m’organise donc de septembre à août (et non de janvier à décembre si j’étais sur une année civile). ça tombe bien, car cette année, je commence mon nouveau Bullet journal juste avec le début de septembre. En janvier, avec la nouvelle année (civile cette fois), je fais un point d’étape et je réajuste mes objectifs si nécessaire.

Alors, qu’ai-je prévu côté écriture en 2017-2018 ? Je suis restée modeste (réaliste, surtout !) car il n’y a rien de pire que surestimer ce qu’on est en mesure de faire dans le temps imparti.

Côté romans

Terminer la réécriture de Petite Mouette

C’est une question de jours ! Ensuite je l’enverrais à Andrea qui va la relire et on verra si je peaufine la version pour prospecter les éditeurs avec. ça va m’occuper quand même jusqu’à mi-septembre, je pense.

Le sang des Lumières (Eléonore tome 2)

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J’ai laissé un peu de côté l’écriture du roman pendant que je réécrivais Petite mouette. Je me suis rendu compte à l’usage que j’ai du mal à écrire sur deux projets en même temps. En revanche, tout en corrigeant Petite mouette, mon cerveau continue de cogiter sur les aventures d’Eléonore… Je n’ai donc pas perdu le fil !

Concrètement, je pense consacrer la fin septembre et le mois d’octobre à finir d’écrire la deuxième partie du roman. Le plan est écrit et plus ou moins fixé, j’en ai écris une bonne partie mais des changements en début de partie, pour des raisons de cohérence scénaristique, m’obligent à réécrire certains chapitres…

Parallèlement, en octobre, je vais préparer le plan détaillé de la troisième partie, celle qui me pose le plus de soucis car dans la période historique concernée, il ne se passe pas grand chose. L’idée est d’arriver à avoir un plan suffisamment étoffé pour fin octobre, afin d’être prête pour le NaNoWriMo.

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J’ai en effet décidé de consacrer mon Nano 2017 à l’écriture du premier jet de la troisième partie du Sang des Lumières : l’année dernière j’avais profité de ce challenge pour écrire la première partie et ça m’avait plutôt bien réussi. Je pense que j’ai besoin de ce type de « carotte » pour booster ma motivation.

Ensuite, je vais laisser poser en décembre en proposant une première lecture à des « alpha-lecteurs » pour savoir si l’histoire fonctionne, sur le fond surtout (pour la forme on verra plus tard). Si cela vous intéresse, faites-moi signe, mais là je vais avoir besoin de personnes qui ont une certaine expérience en écriture et/ou en scénario. Un-e historien-ne serait le-la bienvenu-e aussi !

En 2018, ça sera l’heure de la nécessaire réécriture (février), des corrections de forme (mars) et de la bêta-lecture (avril) avant les dernières corrections. Si tout va bien, le roman pourrait sortir pour l’été 2018

Le sang des Lumières Roman historique Révolution Française Eléonore Histoire

Un autre roman ?

J’aime bien avoir quelques idées d’avance quand j’écris (ça me motive aussi à terminer ce que j’ai commencé !). Savoir que j’ai des projets en attente me permet de me projeter dans l’après. Pour ne rien vous cacher, j’ai deux idées de romans posées quelque part dans mon ordinateur : une romance contemporaine et… un roman historique (sans blague !). En fait, non, j’ai trois idées de romans, puisqu’il n’est pas exclu qu’il y ait un troisième tome des aventures d’Eléonore 😀 …

Pour l’instant ce ne sont que de vagues idées mais qu’elles existent me permet de les faire grandir en les laissant mûrir d’elles-mêmes : parfois, en passant, j’y pense, je rajoute des points à voir, des péripéties, des personnages, des lieux…

Les autres textes

J’ai écris cet été une petite nouvelle sur le thème des légendes pour le recueil qui va être publié par l’Association des auteurs indépendants du grand ouest dont je suis adhérente. J’écris peu de nouvelles mais cette expérience m’a plu, aussi je n’exclus pas d’en écrire d’autres et peut-être de les proposer à l’Indépenda (le magazine des auteurs indépendants). Et sinon, elles seront publiées sur le site !

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Côté blog et édition

Sur le plan de l’édition, tout va dépendre des prospections des éditeurs : mon beau planning va peut-être être bouleversé par la proposition d’un éditeur pour Les ombres de Brocéliande ou Petite mouette… Il y aura alors du temps à dégager pour du travail éditorial sur les romans. Mais je vous avoue que c’est tout le mal que je me souhaite !

Sur le blog, il n’y aura pas de révolution sur l’Espace du dehors (sauf envie incontrôlable de dernière minute pour tout changer ! 😉 ). J’envisage peut-être de migrer sur un wordpress.com avec un hébergement dédié et un nom de domaine à moi toute seule, mais comme je n’arrive pas à me décider entre lyndaguillemaud.fr et lespacedudehors.fr, j’attends… Vous pourriez peut-être m’aider, d’ailleurs : vous préférez quelle adresse, vous ? Dites-le moi en commentaire !

Réécrire « Petite mouette » : pourquoi et comment…

Comme je vous le suggère depuis quelques temps, je suis en train de réécrire mon troisième roman Petite Mouette, parallèlement à l’écriture de la suite du Vent des Lumières. Pourquoi une réécriture, alors que le roman fonctionne plutôt bien depuis sa sortie ? Je vous dis tout dans ce billet peut-être un peu technique si vous êtes simple lecteur, mais vous serez dans le secret de la Création ! 🙂

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J’ai publié Petite Mouette sur Librinova le 19 juin 2016 et ça a été tout de suite un beau succès : en quelques mois seulement, il a dépassé les 1000 exemplaires numériques. J’en suis aujourd’hui à 1800. Les retours sont plutôt bons, le roman fonctionne, il a peu de commentaires sur Amazon mais d’un côté, je comprends les lecteurs : pas facile de faire un commentaire sans spoiler l’histoire (et je remercie les commentateurs d’avoir joué le jeu jusque là !).

Pourquoi réécrire ?

Pour plusieurs raisons, qui rejoignent un peu toutes la même volonté : améliorer. Lorsque le roman a intégré le programme « En route vers le papier » de Librinova, j’ai eu une longue discussion avec mon agent littéraire, Andrea, au sujet du livre. Car il avait un gros défaut, dont j’étais consciente : il était court (à peine 200 000 signes alors que la moyenne d’un roman est 350 000). Certes il existe des romans courts qui fonctionnent très bien et la longueur n’est pas un argument pour ou contre en soi. Si le roman est suffisamment dense, il peut s’exonérer de longueurs inutiles.

Sauf que pour Petite Mouette, ce n’était pas le cas (il faut être réaliste et lucide) : la fin était trop rapide, pas assez creusée, pas assez fouillée. C’était déséquilibré par rapport au début qui était, lui, beaucoup plus lent. Certains personnages n’étaient pas assez consistants. En réalité, ça ne faisait que confirmer un sentiment de « pas fini » dont j’étais consciente sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui clochait.

On avait deux options : soit Andrea prospectait les éditeurs avec le roman tel quel, au risque que sa longueur lui fasse préjudice d’emblée (certains éditeurs n’acceptent même pas de lire un roman de moins de 350 000 signes), soit je le retravaillais pour présenter aux éditeurs une version modifiée, plus longue et aussi plus étoffée.

Il ne s’agissait donc pas de rallonger pour rallonger (ça n’a aucun intérêt) mais de rajouter de la matière là où ça en manquait. Approfondir certains personnages secondaires. Ajouter des scènes là où j’étais clairement dans le « dire » et pas dans le « montrer » (si la nuance ne vous dit rien, je vous conseille cet article). Fouiller les personnages principaux, surtout sur la fin.

Comment j’ai procédé

Au départ, bien que motivée, je ne savais pas trop par quel bout prendre la chose. En effet, rien n’est plus difficile que de revenir sur un texte déjà écrit. C’est déjà compliqué quand on en est au stade des corrections et de la relecture, ça l’est encore plus lorsque le texte a été publié et apprécié par les lecteurs. Il faut refaire ce qui pèche sans défaire ce qui est bon. Andrea m’a donné un bon coup de main (et je l’en remercie ❤ ) en me donnant des pistes d’améliorations, de son point de vue : elle m’a fait une liste de ce qui fonctionnait ou pas, ce qui lui avait manqué, là où j’avais de la matière pour approfondir… Je me suis aussi basée sur les retours de lectures et les chroniques : parfois, les faiblesses du roman sont pointées.

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Je m’y suis mise au début de l’année 2017, j’ai commencé par me fixer un objectif chiffré : 350 000 signes, soit environ 60 000 mots. Puis j’ai repris chaque chapitre un par un et je les ai découpés en scènes. Mes chapitres étaient assez longs et couvraient parfois plusieurs scènes. J’ai réécrit le plan détaillé de chaque scène telle qu’elle existait, en ajoutant ça et là les idées d’amélioration (développer telle réaction, tel personnage, etc).

Puis j’ai laissé mariner quelques semaines, surtout parce que je n’avais pas le déclic pour me lancer dans la rédaction. Un jour, en lisant un article sur les points de vue et les narrateurs, j’ai eu l’illumination : et si je réécrivais mes scènes en changeant de point de vue ? Il y a déjà plusieurs points de vue dans le roman, mais ils sont mélangés dans la narration (le narrateur est dans la tête de tous les personnages en même temps), le point de vue dominant étant celui d’Amandine.

J’ai décidé de garder un narrateur omniscient, mais en focalisant, pour chaque scène, sur un seul personnage : quelquefois je raconte du point de vue de Paul, quelquefois de celui d’Amandine, quelquefois de celui de Suzanne (ce procédé m’a permis, d’ailleurs, de creuser le personnage de la mère d’Amandine). Ce qui a été magique, c’est qu’une fois que j’avais décidé ça, ça s’est débloqué presque tout seul, notamment pour la fin. Par contre, ça m’a forcée à réécrire certaines scènes de A à Z pour coller au point de vue choisi.

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La balise du port de Piriac-sur-Mer.

Actuellement, il me reste 11 000 mots à écrire pour atteindre mon objectif, mais j’ai laissé de côté certaines scènes du début pour pouvoir réécrire la fin de manière plus cohérente. Je pense aussi ajouter des descriptions d’endroits de la presqu’île que j’ai juste survolé jusqu’à présent et qui seront peut-être le théâtre d’une ou deux scènes supplémentaires.

Une fois que j’aurai fini, j’enverrai le tout à Andrea pour savoir ce qu’elle en pense. Si ça convient, elle pourra présenter cette nouvelle version à des éditeurs… J’espère en tout cas que Petite Mouette rejoindra un jour Le vent des Lumières sur les rayons des librairies !

Voilà pour ce petit tour dans les coulisses de l’écriture, j’espère que ça vous a intéressé… Sinon dites-le moi en commentaires ! 🙂