Retour sur le salon du livre de Mesquer-Kercabellec

Dimanche dernier, j’étais au Salon du livre de Mesquer Kercabellec, en Loire-Atlantique. Un salon très bien organisé, que j’ai découvert, avec des bénévoles aux petits soins pour les exposants. La marraine de cette année était Madeleine Chapsal.

C’était intéressant pour moi d’aller présenter mes livres là où se déroule une partie de l’action de Petite Mouette, mais bizarrement ce n’est pas celui-là que j’ai vendu ! Le « butin » fut modeste (2 ventes-dédicaces) mais ce fut une belle journée de rencontres et de soleil.

Salon livre Kercabellec 2017 Lynda Guillemaud

J’avais choisi d’être à l’extérieur (la salle de l’Artymès étant très jolie mais un peu sombre…) et malgré le froid de canard le matin, je me suis félicitée de ce choix car le soleil a été généreux l’après-midi, incitant les gens à flâner dans les allées. Autour de moi, pas mal d’auto-édités mais aussi des petits éditeurs.

Lynda Guillemaud Kercabellec-Mesquer Salon du livre 06 08 2017

J’avais décidé de mettre le prix de mes livres bien en évidence, avec une petite phrase d’accroche que je me suis amusée à calligraphier le matin… ça a plutôt bien fonctionné, beaucoup de gens ont lu le résumé des livres. Sans acheter, certes, mais quand ils lisaient, je leur donnais un marque-page. Je ne suis pas du genre à « alpaguer » les gens pour leur vendre mes livres, je sais que c’est peut-être plus efficace, mais ce n’est pas mon tempérament et surtout, en tant que lectrice, je déteste ça 🙂 . Si un livre m’attire, je m’arrête, je lis et je demande des renseignements…

J’ai ainsi vendu un Vent des Lumières (version auto-éditée) à une charmante dame prénommée Maryline qui a été attirée par la couverture et par le résumé du livre : « J’ai envie de savoir ce qu’elle va devenir, cette jeune fille qui se déguise en garçon ! ». Elle m’a confiée être une grande fan des romans d’Anne Golon (les « Angélique ») alors je lui ai dit qu’elle était au bon endroit !

Ma deuxième vente fut pour les Ombres de Brocéliande et à ma grande surprise, c’est moi qui a été photographiée… en train de dédicacer ! Un grand merci au photographe, Michel Iordanov, qui m’a gentiment offert les photos. Je vous conseille d’aller visiter son site.

Lynda Guillemaud- Festival du livre- Mesquer 08-2017 -1
Photo Michel Iordanov.

J’étais assez contente de ma plume à dédicace (une vraie plume de goéland, ramassée sur la plage la veille, à laquelle j’ai administré une mine de stylo bic #macgyver :p ). Elle a fait son petit effet, je dois l’avouer. Je trouvais ça plutôt raccord avec mon roman historique… d’ailleurs, je me demande si je ne vais pas pousser le bouchon jusqu’à me trouver une robe d’esprit XVIIIème 🙂

J’ai également vu une dame très charmante qui était super contente de me voir « en vrai » car elle a déjà acheté et lu tous mes livres (une vraie fan, ouaw !). Elle était même déçue de n’avoir pas amené ses exemplaires pour me les faire dédicacer… et que je n’ai pas encore écrit de nouveau livre ! 😀 On a passé un bon moment à discuter et je vous avoue que ça m’a fait très plaisir…

Bref, ce fut une belle journée de salon et nul doute que j’y reviendrais de nouveau l’année prochaine avec plaisir (si je ne suis pas en vacances à cette époque-là). En attendant, je vous donne rendez-vous le mercredi 27 septembre au Cultura de Rennes Chantepie pour une séance de dédicaces (ma première en librairie !) et au salon « La plume et le trait » les 21 et 22 octobre à Châteaubriant (halle de Béré).

 

 

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Retour sur ma première séance de dédicaces

Dimanche 12 juin, j’étais à Vannes, invitée par l’équipe du 9ème Salon du livre en Bretagne, installé dans les magnifiques jardins des remparts. C’était la première fois que je participais à un salon en tant qu’auteur et aussi la première fois que je me prêtais au difficile exercice de la dédicace… Tout ça à une semaine tout pile de la sortie de mon nouveau bébé. Que d’émotions !

Grâce à l’excellente check-list de l’auteur qui part en salon de la non moins excellente Nathalie Bagadey, j’avais consciencieusement préparé tout mon petit barda de l’auteur en dédicace : mes livres (évidemment !), crayons (mais aussi du scotch, des ciseaux, des bouts de cartons… j’ai oublié les post-its :p ), marque-pages d’Oraison pour une île pour distribuer aux passants, les flyers de Librinova pour leur faire un peu de pub, des petits flyers pour annoncer la sortie de Petite Mouette… Sans oublier les magnifiques « marque ta page »-bijoux de ma graphiste en chef. Tout ça faisait ma foi un bien joli stand prêt à accueillir la foule des grands jours.

20160612_101746_Rue Francis Decker

9h45. J’arrive sous un temps très breton (crachin donc…) mais le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il y a donc de l’espoir. Hasard qui n’existe pas : je me gare juste à côté de mon acolyte du jour James Osmont, auteur auto-édité également chez Librinova. C’est son premier salon à lui aussi, nous sommes donc deux débutants qui découvrent le monde merveilleux des auteurs 🙂

Premier #kiffdudébutant : décliner son nom au stand « accueil des auteurs » et recevoir son petit sac avec le badge « auteur », les tickets pour boire un café, le plan et le programme et même le journal du jour. Nous traversons les jardins des remparts pour gagner l’espace de la Grande librairie déjà bien rempli.

« Au fond à droite »… nous cherchons quelques minutes, sans trouver l’espace réservé aux « auto-édités » (car le salon de Vannes a l’excellente idée d’accueillir les indépendants). Puis soudain, je vois mon nom inscrit sur l’écriteau en plastique : deuxième #kiffdudébutant ! On s’installe sur le petit espace qui nous est dévolu, je sors mes livres et mes marque-pages, James installe les siens, nous faisons connaissance avec nos voisins respectifs : un sympathique auteur de roman historico-mythologique pour moi et une effervescente autrice jeunesse qui va nous amuser une bonne partie de la journée pour James…

10h15. Les premiers visiteurs arrivent, je vais chercher un café avant que la foule ne soit là. En passant, je jette un oeil sur les étals, je repère le stand où doit signer Jean Failler (j’ai pour mission de rapporter une dédicace pour ma mamounette !). En revenant à ma place, je constate que nous sommes en face de l’impressionnant stand de la librairie Cheminant (sans doute la plus grosse librairie de Vannes ?) et que, juste en face de nous, des piles non moins impressionnantes de livres se dressent. Je lève les yeux et découvre, sur le même panonceau que le mien, le nom de Michel Drucker.

41ae5-vadml-_sx313_bo1204203200_La concurrence n’effraie pas James, il a déjà son fan-club grâce au groupe Facebook des Mordus de thrillers dont il fait partie : son livre Régis (que je vous conseille, c’est très bien écrit même si ce n’est pas ma tasse de thé !) a la particularité d’avoir une couverture magnifique qui ne laisse pas indifférente. On est intrigué, apeuré, on aime ou on n’aime pas mais en tout cas on ne peut pas passer à côté sans se poser des questions… Et ça va marcher : rares vont être les visiteurs qui vont juste passer sans au moins lever un sourcil interrogatif face à ce drôle de bonhomme.

Au début on s’est dit que la proximité de Michel Drucker allait nous amener du monde : en fait c’est pernicieux, car les gens sont accaparés par la star… et nous tournent souvent le dos ! Mais on fait contre mauvaise fortune bon coeur, James fait de l’humour, notre voisine fait dans le photographiage intempestif de chiens : les visiteurs s’arrêtent, feuillettent, achètent. Je fais ma première dédicace sur Le vent des Lumières : le livre est pour la bibliothèque de Noyal-Muzillac (bigre, je vais intégrer le fonds d’une bibliothèque ! 3ème #kiffdudébutant). Pendant ce temps, James en a déjà vendu au moins dix et fait 3 photos avec ses fans-mordus. J’envisage presque de me mettre au thriller pour mon prochain roman (non, je plaisante !).

12h30. La foule s’amenuise graduellement. Mon voisin, habitué des lieux, nous annonce que c’est le bon moment pour aller déjeuner (en fait tous les auteurs sont partis, ceci explique cela !). C’est d’ailleurs ce que fait également Michel Drucker, en face de nous, mais celui-ci a la délicate attention de venir nous serrer la main en s’excusant de n’avoir pas pu le faire en arrivant (j’ai trouvé cela très sympa). Au déjeuner, James et moi on a un peu l’impression d’entrer dans le « sérail » : on se met à table où on peut (la place est comptée !) et donc nous nous retrouvons à déjeuner en face de Jean-Louis Etienne (qui se montre fort intéressé par la démarche de l’auto-édition), à quelques assiettes de Loïk Le Floc’h Prigent, de Philippe Alexandre et de Mireille Calmel. A chaque tête qui passe dans la salle, on se regarde en se demandant intérieurement « mais comment il s’appelle celui-là, déjà ? »… 4ème #kiffdudébutant

14h. Retour sur le stand après un café. La foule revient (la pluie aussi). La file d’attente a déjà pris possession du stand de Drucker… Je fais ma deuxième vente, Oraison pour une île cette fois, à une sympathique dame qui aime la mer. Je lui parle alors de Petite Mouette qui sort dans une semaine, elle est intéressée également… et même pour avoir une dédicace (alors même qu’elle n’a pas encore lu le premier !). Je découvre alors qu’elle est de Rennes (le monde est petit !), je lui propose de la retrouver là-bas lorsque j’aurais des exemplaires papier de Petite Mouette, pour lui en dédicacer un.

Un peu plus tard, je vends mon troisième livre, encore Le vent des Lumières, à une dame qui aime les romans historiques « mais pas trop prise de tête ». Je lui dit qu’elle devrait y trouver son compte, puisque de l’avis de  beaucoup de lecteurs, c’est justement la première qualité de ce roman.

Je vends aussi mes premiers marque-pages bijoux et je me rends compte que beaucoup de gens n’osaient pas les prendre de peur d’être obligés de prendre un livre avec… Je rajoute alors sur mon petit cartel qu’il n’est pas obligatoire d’acheter un livre pour acquérir un marque-page bijoux ! Et avec James, on s’étonne aussi du fait que les visiteurs n’osent pas prendre les marque-pages papiers (que l’on offre, ceux-là !).

20160612_16182216h. Je profite d’une relative accalmie pour aller au stand de Jean Failler faire dédicacer la dernière enquête de Mary Lester pour ma maman. L’homme est charmant, se prête au jeu de la photo avec professionnalisme (mais après plus de 50 bouquins, il doit avoir l’habitude !). Et là, avisant mon badge, il me demande si je suis moi aussi en dédicace… 5ème #kiffdudébutant… 🙂

Vers 17h, c’est l’heure pour les auteurs parisiens de s’en aller (le train pour Paris-Montparnasse est à 17h30 et la navette les attend…). Le message du speaker, répété quelques dizaines de fois en quelques minutes, se termine inéluctablement par un « merci d’exister » adressé aux auteurs qui nous fait sourire (l’expression est jolie mais un peu décalée, à nos yeux !). Ne restent que les locaux de l’étape (ce qui fait encore un bon paquet).

17h30. Les cartons commencent à se remplir tandis que les stands se vident… Je fais une dernière fois le tour des stands pour acheter et faire dédicacer des livres pour mes filles. Dernière discussion avec nos voisins auto-édités, l’expérience était plutôt sympa, enrichissante, j’ai appris à « parler de mes livres » (ce qui n’est pas un exercice facile) et même si je n’ai pas beaucoup vendu, je suis contente. Et que de #kiffdudébutant (spéciale dédicace à James) !

18h30. Retour vers chez moi, avec plein de souvenirs et d’images en tête… et surtout l’envie de recommencer ! Mais avant, une autre grande aventure m’attend : le lancement de mon 3ème roman Petite mouette. Je vous donne rendez-vous dimanche 19 juin sur le blog, dans la newsletter et sur Facebook et Twitter : il y aura des surprises !

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Retour sur mon (Livre)Paris 2016

Librinova 1

Ce weekend, j’étais donc à Paris pour le salon du livre 2016 (rebaptisé Livre Paris) pour la première fois de ma vie (et pas la dernière, c’est tout ce que je souhaite !). J’en ai aussi profité pour (re)visiter des lieux emblématiques avec ma copine graphiste « désigneuse de couvertures en folie » (elle comprendra !)… Retour sur trois jours intenses.

Vendredi 18 mars : balade au vent des Lumières (mais pas seulement !)

8h05. Le TGV quitte ma Bretagne natale, direction la capitale, sous un soleil de mars lumineux à défaut d’être chaud… Deux heures et quelques minutes plus tard, le soleil est toujours là et nous débarquons dans l’effervescence de la gare Montparnasse, que je commence à connaître, même si je viens pas si souvent que ça à Paris.

Premier acte du provincial qui arrive à Paris : se ravitailler en tickets de métro. Mais c’est juste pour ne pas oublier par la suite, car nous avons décidé de profiter du beau temps pour déambuler à pieds vers les Catacombes. Nous sortons donc sur l’esplanade de la gare, là où trône l’immense tour Montparnasse et traversons le cimetière éponyme. Plus loin, la loooongue file d’attente pour visiter les entrailles de Paris nous dissuade : nous devons être à Issy-les-Moulineaux récupérer l’appartement à 13h et il est déjà 11h30. Tant pis pour les Catacombes, ce sera pour une autre fois !

Jardins observatoire Paris
Le jardin de l’Observatoire, avec le palais du Luxembourg, au fond.

Nous remontons donc vers les jardins de l’Observatoire puis du Luxembourg, au fond desquels on devine le palais qui abrite le Sénat. Il y a du monde mais c’est relativement calme : des touristes, des joggers, des promeneurs, des mamans avec leurs bambins trop petits pour aller à l’école, des étudiants… Je retrouve la fontaine de Médicis qui m’avait tant émue lors de ma première visite ici, il y a… 13 ans ! C’était en février et j’avais affronté, en haut des marches du parc du Luxembourg, ma première neige depuis des années

Fontaine médicis Paris
La fontaine Médicis, dans les jardins du Luxembourg.

En sortant des jardins, voilà le théâtre de l’Odéon : j’explique à mon amie, lectrice de la première heure du Vent des Lumières, que c’est là qu’est donnée la première représentation publique du Mariage de Figaro, le 27 avril 1784. Je photographie mentalement la configuration de la place : je pensais, compte tenu de la description trouvée dans les archives, que le théâtre était plus loin du palais du Luxembourg, alors qu’en réalité il est juste de l’autre côté de la rue.

Chapelle Vierge St Sulpice Paris

Plus loin, c’est Saint-Sulpice et la magnifique église que j’aime tant (encore un souvenir prégnant de 2003…). La chapelle de la Vierge, au fond de la nef, est toujours aussi émouvante et toujours aussi remplie de ferveur. En sortant, l’immense fontaine est toujours là, mais je ne retrouve pas la librairie qui m’a inspiré celle de M. Duclos, dans Le vent des Lumières (chapitre 1)…

Après nous être délestées de nos sacs à dos dans notre appartement, nous voilà reparties pour le centre de Paris. Nous laissons le majestueux Panthéon pour lui préférer l’île de la Cité : direction la crypte archéologique de Notre-Dame qui nous raconte l’histoire de Paris depuis Lutèce jusqu’à l’époque moderne, avec l’impressionnante reconstitution acoustique des bruits de Paris pendant l’Antiquité. On se croirait vraiment sur le bord de la Seine au temps des romains !

Presqu’en face de la cathédrale, voilà la Sainte-Chapelle, que j’ai déjà visitée mais dont je ne me lasse pas. En entrant dans la chapelle basse… et je vois bien à la tête de mon amie qu’elle est déçue. Même si le décor est très coloré, avec des couleurs très vives, l’ensemble reste bas de plafond et plutôt sombre. Mais je la rassure bien vite : nous sommes au niveau inférieur, celui qui, au temps jadis, était ouvert au commun des mortels. Le niveau supérieur était réservé au roi, ses proches et aux chanoines.

Ste Chapelle Paris

Je ménage mon effet en montant l’escalier en vis qui mène à la chapelle haute… Attention, on ferme les yeux avant d’entrer, puis on pousse la dernière porte et là… ouah. Même si je n’ai pas l’effet de surprise, j’en reste bouche bée quand même. Les vitraux des quinze verrières nous toisent du haut de leurs vingt mètres, semblant flotter dans l’air… C’est toujours aussi magique. La symbolique architecturale de cet édifice me transporte toujours autant.

Hotel amelot de bisseuil Paris
La porte cochère de l’hôtel Amelot de Bisseuil (le repaire de Beaumarchais), enfin rénovée !

C’est l’heure de redescendre un peu sur terre… mais on reste dans l’Histoire. Direction le Marais. Au 47 rue Vieille-du-Tempe, une belle surprise : « on » a enfin rénové la porte cochère de l’hôtel Amelot de Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande, l’antre de mon Beaumarchais !

Nous traversons le quartier juif (en croisant notamment un groupe de jeunes en costume traditionnel qui écoute de la musique en pleine rue – on s’attend presque à les voir danser comme dans Rabbi Jacob !) en prenant les petites rues pittoresques et rejoignons l’avenue Saint-Paul.

Nous voilà devant chez Eléonore : l’hôtel de Béthune-Sully. Je suis émue car je ne l’ai pas encore vu « en vrai » (j’ai décidé d’y faire vivre Eléonore seulement l’année dernière !). Je fais donc des repérages après coup, en essayant de comprendre l’agencement du bâtiment. Chose étrange, en ayant choisi « sur plan » cet hôtel, je me rends compte qu’il correspond bien à mon héroïne, avec ses deux cours séparées (une pavée et l’autre en jardins, avec des buissons pleins d’oiseaux) et son Orangerie où je la vois bien installer son pseudo-frère (d’autant plus que ce dernier bâtiment ouvre directement sur la place Royale – pardon, la place des Vosges – ce qui pourrait être bien pratique quand on veut entrer ou sortir discrètement !).

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Nous traversons lesdites cours et sortons (justement) via la place des Vosges (et je fais même demi-tour juste pour le plaisir de refaire le trajet encore une fois !). Nous rejoignons la Bastille en passant par la rue Sainte-Antoine. Au détour d’un carrefour, il est là : plaisir de poser au pied de la statue de Beaumarchais (dommage qu’il soit si haut, je lui aurais volontiers fait une bise !).

Statue de Beaumarchais Paris

Place de la Bastille, entre l’immense colonne de Juillet et l’opéra, je montre fièrement à mon amie l’hôtel de Beaumarchais… ou plutôt son emplacement, puisqu’il n’existe plus aujourd’hui. Pour finir la journée, nous grignotons en compagnie d’un groupe d’auteurs qui participent à la nuit créative organisée dans le cadre d’Id2mars.

Samedi 19 mars : mon premier salon du livre

Nous rejoignons le parc expo de la porte de Versailles à pieds (il y a 30 mn de marche depuis l’appartement) : dès l’ouverture, il y a déjà beaucoup de monde. A l’entrée, j’exhibe fièrement mon badge « auteur invité » (mais le vigile n’en a cure, évidemment !) puis direction l’accueil où je récupère le plan (indispensable) et le sac estampillé LivreParis… C’est parti ! Je me dirige directement vers le stand de Librinova, qui se trouve juste en face de celui de Monbestseller.com et d’autres acteurs de l’auto-édition.

Premier coup au coeur en voyant la grande affiche du stand où mon nom est dans une étoile, avec la couverture du Vent des Lumières : quelle émotion !

Ophélie nous accueille avec un grand sourire et nous présente toute l’équipe : Laure, Charlotte, Rebecca, Kévin (j’en oublie, désolée !). Quel plaisir de pouvoir enfin mettre un visage sur un nom ! Nous avons tous beaucoup échangé par mail ou via Facebook sans jamais nous rencontrer. Les auteurs de Librinova arrivent aussi : Azel Bury, Marylise Trécourt, Virginie Coëdelo, Violaine Biaux, Carène Ponte… impossible de citer tout le monde, mais nous sommes tous heureux de nous rencontrer enfin.

C’est l’heure de la cérémonie des Etoiles, pendant laquelle Librinova va mettre à l’honneur ses auteurs : « livre d’argent » pour ceux qui ont vendu plus de 500 exemplaires, « livre d’or » pour ceux que Librinova représente auprès d’éditeurs et « livre de diamant » pour ceux qui ont déjà signé un contrat d’éditeur. J’ai la joie de recevoir un prix « Livre d’Or »… la classe !

Après le déjeuner, visite du salon… Je tourne dans les différents stands, aperçois Amélie Nothomb et Fabrice Luchini en signature, Jack Lang qui fait sa tournée presque incognito, au contraire d’Alain Juppé et de Manuel Valls qui sont accompagnés d’une armée de journalistes et de gardes du corps…

Au stand de la Corée du Sud, j’achète une BD sur la K-pop pour ma grande (15 ans), que je fais dédicacer par la dessinatrice Christelle Pécout.

dessin pécout

Puis je me mets à la recherche d’un livre pour ma petite (11 ans). Consultation d’icelle par téléphone pour savoir ce qu’elle aimerait. Réponse : « le livre dédicacé d’Andy, Princesse 2.0« . Je trouve le bouquin en question, j’apprends qu’Andy est une youtubeuse qui vient de publier (donc) son livre qui raconte, en gros, comment épouser un prince charmant au 21ème siècle.  Elle dédicace sur le stand de l’éditeur. Sauf que… la file est looooongue à tel point qu’elle fait le tour de plusieurs stands limitrophes ! Je m’arme de patience et m’inscrit dans la file, je papote avec mes voisines, des mamans comme moi dont les filles ont acheté le livre… C’est assez rigolo, d’ailleurs, de toutes les voir plongées religieusement dans la lecture de l’opus (bien rose comme il se doit !).

le-livre-sort-le-24-mars-prochain

Je lis quelques pages, ce n’est certes pas de la grande littérature mais c’est assez drôle,bien illustré et mis en page, je devine pourquoi ce livre « parle » autant à ces centaines d’ados… Et puis, comme je le dis à l’une des mamans, l’essentiel c’est qu’elles lisent ! J’aperçois la demoiselle en train de dédicacer (chapeautée par deux gardes du corps pour elle toute seule !), elle joue le jeu et prend la pose avec ses fans, elle est plutôt jolie. En même temps, j’écoute d’une oreille distraite la conférence qui se tient sur le stand de l’Institut Français, juste à côté. Quelques minutes avant 17h (ça fait 2h que je fais la queue…), consternation parmi les groupies : Andy s’en va dans un quart d’heure, elle ne pourra pas dédicacer tout le monde. Larmes, cris, pleurs, on se croirait à un concert des Beatles ou des One Direction ! Heureusement pour moi, je fais partie des derniers avant le départ de la star, l’équipe prend mon livre et me le renverra dédicacé sous une quinzaine de jours. Tout ça pour ça ! Mais bon, j’ai droit à la reconnaissance éternelle de ma cadette, ça n’a pas de prix.

2016-03-19 20.33.44Encore un petit tour dans le salon pour saluer David Meulemans au stand des Editions Aux Forges de Vulcain et Stéphane Arnier, mon co-lauréat du concours Librinova 2015. Nous discutons du Mooc Draftquest, de l’édition, de choses et d’autres.

La soirée est entamée, nous sommes exténuées et nos pieds demandent grâce : nous rentrons à l’appartement après une pizza et inutile de préciser que le marchand de sable n’a pas eu besoin de passer !

Dimanche 20 mars : encore un peu de culture ?

Dimanche matin, nous sommes raisonnables : on se contentera d’aller au musée d’Orsay, en passant par l’Opéra Garnier et la place Vendôme (déserte puisqu’on est dimanche).

Un grignotage plus tard à la gare Montparnasse, c’est l’heure de regagner la Bretagne, la tête pleine de belles images, de rires et de beaux souvenirs. Vivement la prochaine fois !