Mes outils d’écriture

L’imagerie traditionnelle représente l’écrivain armé d’une plume d’oie, penché sur son parchemin, la main sur le menton, assailli par l’inspiration… Bon, ça c’est le cliché. Aujourd’hui, l’arsenal des outils d’écriture à la disposition des écrivains est beaucoup plus développé. Je vous partage les miens ?

La base

Des carnets et des cahiers

Mes projets d’écriture commencent toujours sur papier. J’ai besoin de griffonner, raturer, poser des mots. J’ai surtout besoin du contact avec le papier. Il y a longtemps (je parle comme une vieille !), j’écrivais mes premiers jets sur des cahiers d’écolier (grand format). Aujourd’hui, j’utilise plutôt des carnets plus petits.

Le support papier me sert avant tout à la préparation du manuscrit : je prends des notes, je griffonne des idées de descriptions, de dialogues, j’y fais mes fiches personnages, mes synopsis, mon plan… C’est mon aide-mémoire.

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Si vous avez besoin d’un carnet didactique, ma consoeur Shealynn Royan a réalisé de superbes carnets de suivi de projet d’écriture, avec plein de pages préparées pour les fiches persos, le plan, le suivi des sessions d’écriture, etc. Il est magnifique et pas cher (10€). Elle sort bientôt aussi un carnet vierge pour l’écriture du manuscrit lui-même si vous souhaitez le faire à la main.

Sinon, il existe tout un tas de carnets et cahiers dans les papeteries et dans les boutiques de loisirs créatifs, mais si le support vous indiffère un banal cahier d’écolier suffira. Je vous déconseille les feuilles volantes car c’est plus difficile de s’y retrouver. Pour ma part, je recycle beaucoup : pour Le Sang des Lumières, par exemple, j’ai recyclé un agenda publicitaire « 1 page 1 jour » d’un distributeur d’huiles de vidanges 🙂 .

#Des stylos (plume, feutres, papier)

writing-1209121_960_720Pour écrire, c’est plus pratique. Je suis une adepte du stylo-plume, j’en ai plusieurs, mais malheureusement je ne les utilise pas énormément (puisque je ne rédige plus mes manuscrits à la main). L’image d’une plume effleurant le papier me donne tout de suite envie d’écrire (c’est pour ça qu’elle me sert de bannière pour ce blog !).

Pour mes notes, j’utilise en fait le crayon qui me tombe sous la main : crayon à papier (ou plutôt porte-mines 0,7 ou 1 mm), feutres (des stabilos point 0,5), des stylos à encre gel genre Pilot V5… Seul stylo que j’évite : les frixions et autres stylos à encre effaçable (parce que les encres ne tiennent pas bien dans le temps).

#Mon ordinateur portable

Oui, quand même, je ne fais pas tout à la main, même si dans mes premières années d’écriture, c’était le cas. J’ai même eu des machines à écrire…

J’ai longtemps travaillé sur un ordinateur fixe, posé dans mon bureau, mais ça avait l’inconvénient de me contraindre à travailler dans une seule pièce. Je piquais souvent le portable de mon chéri lorsque je voulais travailler ailleurs.

Finalement, l’an dernier, j’ai sauté le pas et me suis acheté un ordinateur portable pour moi toute seule… et j’en suis ravie. Désormais, je peux écrire n’importe où : dans mon bureau, dans le salon au coin du feu, dehors sur la terrasse, et même en vacances.

Les outils numériques

L’écrivain 2.0 a une multitude de logiciels à sa disposition pour travailler, voilà mes essentiels (la liste n’est pas exhaustive, il existe des tas d’autres outils, ici il s’agit des miens).

#Pour l’écriture

Scribbook

Développé bénévolement par Jonathan Kalfa, lui-même auteur, son gros avantage est d’être une application web, donc accessible en ligne, depuis un navigateur Internet. On peut donc écrire de partout, même sans avoir son propre ordinateur. Il y a aussi un mode offline. L’architecture s’apparente à celle de Scrivener (LE logiciel de référence pour l’écriture, j’en parle après) mais en plus simple et moins « usine à gaz ». Il propose aussi un historique des statistiques, contrairement à Scrivener.

J’utilise Scribbook pour écrire mon premier jet, faire mes corrections et mes restructurations (il y a un mode « carte » depuis la version bêta qui est vraiment pratique). Mon manuscrit est donc dans Scribbook jusqu’à la phase ultime de relecture.

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Le canevas « Nanowrimo » de Scribbook

Scribbook est en version bêta et donc gratuit pour le moment, mais son développeur envisage de passer à une version payante avec un abonnement premium. Si vous voulez essayer, c’est là.

Scrivener

C’est un logiciel, contrairement à Scribbook. On l’installe donc sur son ordinateur et si l’on veut travailler sur son manuscrit, il faut avoir un ordi avec Scrivener d’installé dessus (ou trimballer son ordi). Sur le fond, c’est un outil très complet, voire peut-être trop pour des écrivains novices ou débutants. Il est parfaitement indiqué si l’on écrit de manière non linéaire (scène par scène), comme Scribbook d’ailleurs.

Son point fort, à mon avis, c’est la possibilité de travailler sur deux fichiers en même temps dans la même fenêtre (pratique pour déplacer des phrases par exemple). Scrivener est payant (environ 40€, mais si vous réussissez le Nanowrimo, vous avez un code pour avoir une belle réduction de 40 à 50% je crois).

#Pour le formatage et le maquettage : LibreOffice Writer

LibreOffice Writer est un traitement de texte (comme Word), mais gratuit et open source. Il est certes un peu moins joli que Word, mais il est tout aussi efficace (le seul bémol est sur la fonction publipostage, mais pour les manuscrits on s’en fiche).

Avec Writer, je donne à mon manuscrit sa forme finale, notamment pour la version papier que je réalise moi-même : typographie, style de chapitres, pagination, formatage, pages de faux texte, etc.

J’utilise l’extension Grammalecte qui est un correcteur orthographique et grammatical (pas aussi puissant qu’un logiciel comme Antidote, mais suffisant pour moi qui ne suis pas trop nulle en français 😀 ). Elle est aussi très utile pour le formatage notamment typographique (si les tirets cadratins et les espace insécables sont du chinois pour vous, elle va vous aider). Vous pouvez la télécharger ici gratuitement.

#Pour les suivis : LibreOffice Calc

Calc est un tableur (comme Excel). A première vue, étrange de se servir d’un outil de calcul pour écrire des romans ? Pas tant que ça, le tableur est très utile. Il me sert pour plusieurs choses.

Les tableaux de scènes

J’ai découvert cette utilisation sur le blog Mécanismes d’Histoires.  Le tableau de scène est très utile pour planifier les scènes, les chapitres, les parties etc… Il permet aussi de faire un suivi du nombre de mots écrits par rapport à votre objectif, de réagencer le plan. Il est particulièrement indiqué si vous écrivez votre manuscrit directement dans un traitement de texte (ou à la main).

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Exemple de plan de scènes commencé pour le Sang des Lumières.

J’utilise moins ce tableau depuis que je suis sur Scribbook puisque c’est l’application qui me sert de tableau de scènes (Scrivener marche comme ça aussi).

Le compteur de mots

Comme son nom l’indique, il sert à comptabiliser le nombre de mots qu’on écrit par jour. Utile quand on aime avoir un suivi de sa « productivité » (parfois on se rend compte qu’en fait on a écrit beaucoup plus qu’on ne le pense).

J’ai longtemps cherché un format qui me corresponde, ni trop compliqué ni trop « stressant ». J’ai bien aimé le « Compteur Maléfique » proposé ici par une grenouille du forum CoCyclics, mais en fait il me mettait trop la pression (rires).

Finalement, j’ai adapté à ma routine personnelle un super fichier créé par Joanne Wolf de Scribujo (que vous pouvez retrouver ici). Mon compteur de mots ressemble à ça :

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Ce tableau est utile pour voir son rythme d’écriture, mais il ne rend pas compte des sessions lorsqu’on est en phase de relecture/corrections (où parfois on enlève plus de mots qu’on en écrit !) : c’est le cas du premier semestre 2017 où j’étais en réécriture de Petite Mouette. On voit par contre que j’ai beaucoup écrit en novembre, mois du Nanowrimo !

Le suivi de mes ventes d’ebooks et formats papier

Là on est vraiment dans l’utilisation annexe à l’écriture, mais pouvoir suivre chaque semaine (ou mois) où on en est de ses ventes, c’est pratique aussi. L’idée m’en est venue en consultant le site de Nathalie Bagadey (mais je ne me souviens plus dans quel article c’était…).

J’ai créé un fichier tableur qui me permet de comptabiliser le nombre d’ebooks vendus par titre et par mois et les revenus générés. Je peux ainsi faire des statistiques et savoir où j’en suis.

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Le tableau de suivi de mes ventes. Les montants sont floutés (même si tout est déclaré en bonne et due forme !) car je ne souhaite pas « balancer » des chiffres bruts sans explications… Si ça vous intéresse, je ferais un article sur ces revenus 🙂

Si ce type de fichier vous intéresse pour suivre vos ventes, je peux en proposer une version à personnaliser en téléchargement, dites-moi si ça vous plairait !

Calc me sert aussi pour réaliser le suivi de plein d’autres choses : j’y mets mon planning éditorial pour le blog, celui pour Facebook, etc.

#Les réseaux sociaux

Ils font partie intégrante des outils à l’usage des écrivains 2.0 pour assurer leur promotion. J’utilise principalement Facebook, sur lequel j’ai une page « auteur » différente de mon profil personnel. Les posts sont relayés sur Twitter, mais je n’ai pas encore développé de stratégie particulière pour ce réseau.

Je suis aussi sur Instagram et Pinterest, mais plutôt à titre personnel, encore une fois (même si je relaie beaucoup de choses relevant de l’écriture, évidemment !).

#Pour les visuels : Canva

C’est une application en ligne là aussi très intuitive et super réussie, gratuite et avec une version premium. Je m’en sers pour réaliser tous mes visuels pour le blog, Facebook, etc… Je fais mes premiers essais de couverture, aussi (ensuite je passe la main à ma graphiste de choc !). Cela dit pour des ebooks, Canva fait très bien le boulot.

Les accessoires

J’avais envie de conclure ce billet par une note plus légère, avec les accessoires : ce qui est bien pratique ou confortable, mais dont on peut parfaitement se passer pour écrire.

#Une table de lit

61cw4kmyfml-_sl1024_ça ne sert pas qu’à l’hôpital ou pour manger au lit, c’est également très pratique pour écrire (je vous déconseille de poser votre ordinateur directement sur la couette, c’est le meilleur moyen de le faire cramer !).

La mienne est multi-orientable et réglable en hauteur, je peux aussi m’en servir pour écrire debout devant un bureau.

 

#Un coussin pour les genoux

Version light de la table, il me permet d’écrire dans le canapé sans me cramer les genoux et sans que l’ordinateur ne chauffe (encore une fois). J’ai acheté un modèle basique (son seul inconvénient : il est en polaire dessous, ça tient chaud l’hiver mais l’été ça doit être insupportable). sobuy-r-fbt28-sil-support-ergonomique-pour-tablet1

#Un bureau

Le meuble, bien sûr, qui peut être installé n’importe où pourvu que vous puissiez y laisser votre travail en court. J’ai la chance d’avoir une pièce complète pour moi toute seule (visite là !).

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#Les presque indispensables

  • Un feu de cheminée / Une terrasse / (n’importe où d’inspirant) : parce que l’endroit où l’on se pose pour écrire est très important… Certains aiment écrire dans des lieux publics, pour ma part je préfère le calme pour travailler sur mes manuscrits. Cela dit, j’aime les lieux publics pour prendre des notes, relire, griffonner des idées… regarder les gens 🙂
  • Un chat / des animaux : ça m’apaise de voir les miens dormir sur le rebord de la fenêtre. Parfois ils viennent squatter mes genoux, voire mon bureau ou même carrément mon clavier (là c’est plus compliqué d’écrire !). J’aime bien aussi observer les oiseaux sauvages qui viennent picorer les graines que je leur mets : il y a des dizaines de moineaux, des mésanges, des rouges-gorges et des pinsons. Des merles aussi, mais qui ne mangent pas (ils nichent dans la vieille cheminée de la maison). Tout ça se bagarre allègrement autour de la mangeoire, sous l’oeil blasé de mes chats-trop-nourris… 🙂
  • Un café / thé / boisson fraîche : pour tenir le coup pendant les longues sessions d’écriture (et même les courtes. Je n’ai pas besoin de choses à grignoter, en revanche, je ne suis pas une grignoteuse.

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Avec tout ça, vous voila parés pour l’écriture. Et vous, quels sont vous outils pour écrire ? Dites-moi tout en commentaire !

 

 

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Comment s’organiser pour écrire un roman : mes 4 secrets

J’ai eu le plaisir d’écrire pour Librinova, ma plateforme d’auto-édition, un article-invité sur la manière dont je m’organisais pour écrire mes romans. Eh oui, parce que contrairement à ce que certains croient, je ne suis pas autrice à temps plein !

Comment trouver du temps pour écrire ? Comment réussir à tenir ses délais ? Comment ne pas se laisser submerger par le quotidien, le travail, la procrastination ? Je vous dis tout dans cet article et je vous révèle mes 4 secrets

Rendez-vous ici pour le lire !

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Mes 3 conseils pour commencer à écrire un roman

A force de lire des blogs comme le mien et parce que vous aimez peut-être écrire, vous vous êtes dits : pourquoi pas écrire un roman moi aussi ? Histoire de ne pas risquer d’abandonner après trois pages, je vous donne trois conseils pour bien démarrer.

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1. Avoir une idée d’histoire

Cela paraît évident, mais il faut a minima savoir de quoi vous allez parler. Cette idée peut-être très vague ou au contraire précise et elle peut concerner soit un ou des personnages, soit un lieu particulier que vous avez envie d’évoquer, soit un fait divers qui vous inspire, soit un thème…

En fonction de votre idée de départ, vous allez développer une histoire autour de cette idée. Car, ainsi que le rappelle David Meuleumans dans le Mooc Draftquest Ecrire une oeuvre de fiction :

« Alfred Hitchcock disait que les trois ingrédients pour un bon film sont :

  1. une bonne histoire,
  2. une bonne histoire,
  3. une bonne histoire. 

Le roman, c’est pareil.

Les personnages, les lieux, les péripéties, tout cela va seulement servir cette histoire. Parfois, les personnages seront tellement typés que l’histoire va découler de leur caractère ou de leur histoire personnelle (c’est le cas d’Eléonore dans Le Vent des Lumières, par exemple), parfois c’est le lieu qui va susciter l’histoire (comme dans Bréhat dans Oraison pour une île ou Brocéliande dans Les Ombres de Brocéliande). Enfin, ça peut être un fait divers ou une thématique qui vous donne envie d’écrire ce roman (comme pour Petite Mouette).

Mais, à chaque fois, vous allez utiliser, mettre en place une histoire pour écrire sur ce thème, ces personnages ou ce lieu. Sinon, ce n’est pas un roman, c’est un essai, une biographie ou un documentaire. Mais pas un roman.

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2. Se documenter

Dans certains cas (roman historique, policier…), se documenter coule aussi de source. Cependant, même si vous décidez d’écrire un roman qui se passe de nos jours, ne négligez pas la documentation : cela donnera de la couleur à vos descriptions et surtout de la crédibilité à vos personnages et à votre histoire.

Certains auteurs se documentent bien en amont de l’écriture, mais le risque est de procrastiner méchamment en voulant trop en faire et retarder d’autant le moment d’écrire. D’autres se documentent au fil de l’écriture, mais cela peut avoir le même effet néfaste en vous coupant dans votre élan pour faire des recherches.

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Je conseille une demi-mesure (j’aime bien les demi-mesures !) : se documenter suffisamment en amont pour savoir de quoi vous allez parler sans faire des contresens monstrueux et commencer à écrire. En général, quand j’écris et que j’ai un trou dans la documentation, je mets un signe dans mon brouillon (genre « faire des recherches sur machin bidule », « vérifier telle date »), je continue à écrire et j’y reviens après (c’est typiquement ce que je suis en train de faire actuellement avec Le Sang des Lumières). Seule exception : si l’élément qui me manque est capital pour avancer dans mon histoire. Dans ce cas, je fais une pause dans l’écriture et je recherche le renseignement manquant.

3. Faire un plan… ou pas

La encore il y a plusieurs écoles : ceux qui écrivent tout au fil de la plume (dans le Mooc Draftquest on les appelle des Jardiniers, comme ceux qui plantent plein de graines et qui désherbent une fois que ça a levé) et ceux qui n’écrivent pas une ligne avant d’avoir prévu toute l’action au paragraphe près (un coucou à mon confrère Stéphane Arnier qui est le meilleur représentant des Architectes, comme ceux qui dessinent la maison sous toutes ses coutures, du sol au plafond, avant de lancer les travaux).

Aucun choix n’est meilleur que l’autre. Cela dépend avant tout de votre tempérament, de votre capacité à organiser vos idées, de votre manière d’écrire.

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Personnellement, je vais vous étonner : je fais dans la demi-mesure (sans blague ! 🙂 ). Je suis plutôt archinière (architecte à tendance jardinière) : je construis un semblant de plan, assez vague au début et que je précise au fur et à mesure que j’écris. Quelquefois ce que j’ai écris ne correspond pas du tout à ce que j’ai planifié… Si ça me convient, je repense mon plan en conséquence, sinon, je réécris (mais souvent, c’est le plan que j’adapte). Certains seront plutôt jarditectes (jardinier à tendance architecte) : ils écrivent d’abord au fil de la plume et, au fur et à mesure, planifient les actions à venir en fonction de ce qui arrive. Savoir si l’on est architecte ou jardinier ou un peu des deux suppose de bien se connaître.

Si vous hésitez, sachez qu’un plan peut être utile si :

  • vous débutez : planifier permet souvent de se rassurer en posant un canevas des actions ;
  • vous écrivez un roman historique ou un roman dans lequel la chronologie est importante (un polar par exemple) : cela vous évitera d’avoir un personnage qui devient grand-père à 20 ans (sauf si cela fait partie de l’univers de votre roman !) ;
  • vous êtes un maniaque du détail.

N’oubliez pas que personne ne vous empêche de modifier le plan au fur et à mesure de votre écriture si le besoin s’en fait sentir.

Pour aller plus loin…

Si vous avez besoin de creuser le sujet, je ne peux que vous conseiller la lecture des blogs de mes confrères auteurs et autrices :

J’espère que ce billet vous a plu, même s’il est plutôt destiné à ceux qui écrivent : dites-moi en commentaire si cela vous intéresse d’avoir autres billets de ce type, plus orientés « technique d’écriture ».

Mon équipe de bêta-lecteurs est prête !

A la suite de mon billet de la semaine dernière, vous avez été nombreux-ses à vous manifester pour bêta-lire mon 5ème roman Le Sang des Lumières ! Comme il n’est pas nécessaire d’être 50 pour faire une bonne bêta-lecture, j’ai décidé de clore les inscriptions pour cette fois-ci…

Je pense qu’avoir précisé mes attentes par profil de bêta-lecteur vous a permis de vous positionner sans crainte d’être « à côté » ou de ne pas être « à la hauteur ». En tout cas, je suis ravie d’avoir suscité un tel enthousiasme.

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Mon équipe de bêta-lecture pour Le Sang des Lumières regroupe donc 12 personnes, avec différents profils :

  • les « techniciennes de l’écriture » (j’aime bien cette expression, tiens !) : Zia, Eleanor, Coralie et Pascale, plus Leslie en option « correctrice » ;
  • les lectrices : Fanfan, Lisa, Patricia et Hélène qui appartient un peu aussi aux deux autres catégories ;
  • les historien-ne-s : Stephanka, Thierry et Juliette.

Je les remercie déjà de s’être lancés dans cette aventure et j’espère qu’ils seront tous fiers autant que moi de vous offrir une belle suite pour les aventures d’Eléonore…

La bêta-lecture devrait commencer fin février. D’ici là, j’ai encore quelques (!) chapitres à finir de relire et corriger (car ce n’est pas parce que j’ai une super équipe que je ne dois rien faire ! 🙂 ).

 

Voulez-vous être bêta-lecteur ?

Depuis que j’ai fini le premier jet de mon prochain roman, je vous parle souvent de bêta-lecture et de bêta-lecteur. Certains d’entre vous se demandent peut-être ce que ce vocable recouvre vraiment… Voici quelques explications, qui vous donneront peut-être envie (ou pas !!) de tenter l’aventure.

C’est quoi, un bêta-lecteur ?

Ce n’est pas un lecteur qui est bête – bon, je sais, elle était facile ! Le terme de « bêta » est utilisé ici comme on le fait dans le domaine informatique : avant de lancer un nouveau logiciel, un site, une application… on la teste en grandeur réelle, en « presque vrai ». Des utilisateurs cobayes utilisent donc le produit comme ils le feraient en réalité. Leur rôle est de remonter les bugs, les choses qui ne fonctionnent pas, ou mal, ce qu’ils ont aimé ou pas, etc… Cela permet aux développeurs informatiques de corriger les erreurs, de rectifier le tir s’ils se rendent compte qu’ils ont raté leur cible, d’améliorer ce qui ne donne pas entière satisfaction.

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En écriture, le bêta-lecteur est donc un lecteur qui lit une version « test » d’un roman : soit le roman n’est pas achevé, soit il est terminé mais il conserve des passages à retravailler. Dans tous les cas, ce n’est pas sa version définitive, c’est plutôt une version de travail.

Quel est le rôle du bêta-lecteur ?

Le même que dans le domaine informatique : lire pour remonter à l’auteur ce qui ne fonctionne pas (et aussi ce qui fonctionne !). Le bêta-lecteur va donc lire comme un lecteur normal, mais en ayant toujours un oeil critique. Attention, critique ne veut pas dire qu’il va assassiner l’auteur à toutes les lignes. Au contraire, il va essayer de prendre du recul sur ce qu’il lit (voir plus loin les qualités d’un bêta-lecteur) pour être le plus objectif possible (la vraie objectivité étant un leurre, mais ça, c’est un autre débat 🙂 ).

Concrètement, la forme de la bêta-lecture dépend de chacun : certains bêta-lecteurs vont lire tout d’une traite et donner un avis général, d’autres vont lire très méticuleusement et souligner chaque incohérence, chaque faute, chaque maladresse. Les deux sont utiles et nécessaires : il est important de savoir si le roman dans son ensemble fonctionne bien (et sinon, où cela pèche), mais aussi de pouvoir corriger tous les petits défauts qui peuvent plomber une bonne histoire.

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Le rôle des bêta-lecteurs est très important, notamment en auto-édition, car l’auteur est tout seul avec son texte. En édition traditionnelle un peu moins car il est normalement entouré d’une équipe de travail éditorial, mais ça ne l’empêche pas d’avoir envie de soumettre son premier jet à des lecteurs qu’il connait bien.

Les qualités du bon bêta-lecteur

A mon sens, il y en a trois principales et les deux premières sont indissociables.

  • la bienveillance et la sincérité : Les deux vont ensemble. Comme je le disais plus haut, votre rôle en tant que bêta-lecteur n’est pas d’assassiner l’auteur. Vous êtes là pour signaler ce qui ne fonctionne pas, relever les incohérences, les erreurs, etc. Mais bienveillance ne veut pas dire monde des Bisounours : restez sincère ! Si vous dites que vous avez adoré alors que vous vous êtes ennuyé comme un rat mort, cela ne vas pas aider l’auteur. C’est au contraire très intéressant pour lui de savoir que vous vous êtes ennuyé (vous pouvez peut-être dire à partir de quel moment, pour quelle raison…) : ainsi il pourra corriger le tir.
  • l’humilité : vous êtes un bêta-lecteur, vous n’êtes pas auteur à la place de l’auteur ! Vos remarques doivent être constructives, justifiées, argumentées, non seulement pour que l’auteur sache ce que vous pensez, mais aussi pour lui permettre de décider si oui ou non il corrige. S’il laisse le texte tel quel, ce sera en toute connaissance de cause… mais dans tous les cas, ne lui en veuillez pas de n’avoir pas forcément pris en compte vos corrections.

D’autres qualités sont intéressantes, mais pas forcément obligatoires :

  • être bon lecteur : si vous avez l’habitude de lire beaucoup de livres, notamment dans le domaine du roman dont vous faites la bêta-lecture, c’est encore mieux. Cela dit, j’aime aussi avoir des avis de gens qui ne lisent pas beaucoup, pour savoir si le roman les a intéressés (ou pas.
  • avoir de l’expérience en bêta-lecture / en écriture : c’est un plus pour aider l’auteur à prendre du recul sur ce qu’il a écrit. Pour faire une image, c’est un peu comme quand vous devez donner votre avis sur un gâteau : ce n’est pas la même chose si vous êtes un simple amateur de pâtisserie et si vous êtes pâtissier. Dans le premier cas, votre avis va porter sur le goût, l’aspect, l’odeur… tandis qu’en tant que pâtissier vous aurez sans doute des remarques plus techniques, voire des conseils.

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Envie de tenter l’expérience ?

Dans quelques semaines, je vais lancer la première bêta-lecture de mon roman historique Le Sang des Lumières, la suite des aventures d’Eléonore et je souhaite m’entourer d’une petite équipe de bêta-lecteurs.

Ce que je cherche

  • J’ai déjà deux personnes qui se sont proposées, auteurs aussi et qui pourront donc m’apporter un oeil « technique » (mais si vous voulez les rejoindre, pas de souci !).
  • J’aimerais aussi trouver une ou deux personnes qui n’écrivent pas et qui pourront m’apporter un oeil de simple lecteur.
  • S’il y a des personnes aguerries sur la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, vocabulaire…), je suis preneuse également (je pense qu’il y a peu de fautes de ce genre, mais plusieurs paires d’yeux valent mieux qu’une !).
  • Cerise sur le gâteau, s’il y a parmi vous des historiens ou des passionnés d’Histoire, votre oeil m’intéresse énormément aussi pour une validation plus historique du contenu.

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Qu’est-ce qu’on gagne ?

Rien du tout ! 🙂 Le principe de la bêta-lecture est le bénévolat. Quel est l’intérêt pour vous, me direz-vous ? C’est certes la possibilité de découvrir un roman avant tout le monde, mais c’est surtout l’occasion de participer à l’élaboration du roman, d’en être partie prenante. D’ailleurs, je mets toujours un point d’honneur à remercier mes bêta-lecteurs à la fin de mes romans ! 🙂

Alors, ça vous tente ? Je vous invite à me laisser un commentaire sous ce billet, avec votre mail pour que je puisse vous recontacter. Des questions, des suggestions ? Ne soyez pas timides, la seule question bête est celle que l’on n’ose pas poser.